SÉRIE – 40 MERVEILLES DU MONDE

L’Opéra de Sydney, chef-d’œuvre de l’architecture à la grâce d’un coquillage

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Publié le , mis à jour le
Sa silhouette tout en voiles blanches est l’une des plus célèbres du monde, et représente l’Australie contemporaine à elle seule. L’Opéra de Sydney, chef-d’œuvre de l’architecte danois Jørn Utzon, a pourtant connu une construction singulièrement complexe… Dans cette série estivale, Beaux Arts vous emmène tous les jours, du lundi au vendredi, aux quatre coins du monde à la découverte des plus beaux sites, monuments et merveilles de l’humanité à visiter (au moins) une fois dans sa vie.
L’opéra de Sydney au coucher du soleil
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L’opéra de Sydney au coucher du soleil

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© Alamy / Hemis / Photo Michele Falzone

Il a fêté son 50e anniversaire l’année dernière, peu de temps après la rénovation de sa principale salle de concert. Inauguré en 1973 par la reine Elizabeth II en personne, l’Opéra de Sydney est aujourd’hui fréquenté par 11 millions de visiteurs chaque année, et programme dans ses quatre salles et différents espaces plus de 2 000 représentations d’opéras, de théâtre, de concerts de musique contemporaine ou encore de comédies musicales.

Salué en 2007 par l’UNESCO comme « l’un des chefs-d’œuvre incontestables de la créativité humaine, non seulement du XXe siècle mais de l’histoire de l’humanité », l’Opéra est l’œuvre de l’architecte danois Jørn Utzon (1918–2008). Collaborateur durant une courte période du célèbre Alvar Aalto (1898–1976), l’architecte est principalement auteur de logements collectifs et de maisons, les « Utzonian Houses », mais aussi de différents équipements comme l’église de Bagsværd ou le centre de soins Hammershøj au Danemark.

Ce qu’il faut savoir sur l’Opéra de Sydney

Vue sur la baie et le Sydney Harbour Bridge depuis l’Opéra de Sydney
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Vue sur la baie et le Sydney Harbour Bridge depuis l’Opéra de Sydney

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© Alamy / Hemis / Photo Giovanni Gagliardi

Pour répondre au concours d’architecture de l’Opéra de Sydney, Jørn Utzon n’a envoyé que 12 dessins, qui sont arrivés juste avant la clôture de la compétition. L’homme a été choisi parmi 233 propositions par un jury notamment composé de l’architecte américain d’origine finlandaise Eero Saarinen (1910–1961), lequel a, dit-on, largement appuyé sa candidature.

L’architecture de l’Opéra est donc marquée par ses grandes coquilles blanches, souvent comparées aux voiles du port sur lequel donne cet édifice emblématique et tendrement moquées par les Australiens comme une pile d’assiettes en train de sécher. Méticuleux jusqu’au moindre détail, Utzon a voulu réaliser un bâtiment aux finitions impeccables, dont, par exemple, les voûtes en béton armé sont couvertes de plus d’un million de toiles spécialement fabriquées en Suède et conçues pour être naturellement nettoyées par la pluie.

L’Opéra de Sydney conçu par l’architecte Jørn Utzon, de nuit
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L’Opéra de Sydney conçu par l’architecte Jørn Utzon, de nuit

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© Thomas Adams

Résultat de ses ambitions ? Un budget passé de 7 à 102 millions de dollars australiens, des travaux étalés sur 14 ans au lieu des quatre initialement prévus, et des besoins énergétiques similaires à ceux d’une ville de 25 000 habitants. Pire : fâché au milieu des années 1960 avec le nouveau gouvernement australien, l’architecte abandonnera le chantier avant son achèvement et n’assistera même pas à l’inauguration…

À ne pas rater

Il y a différentes façons d’aborder ce monument de l’architecture contemporaine. En se baladant (gratuitement) autour de lui, par exemple, pour arpenter ses parvis, ses terrasses, son gigantesque escalier. En y dînant, sous la verrière sculpturale du restaurant Bennelong, l’un des plus célèbres du pays…

La salle de concert de l’Opéra de Sydney
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La salle de concert de l’Opéra de Sydney

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© Lumascape

Mais aussi, bien sûr, en assistant à une de ses multiples représentations – il y en a pour tous les goûts et tous les âges, des spectacles pour enfants et des comédies musicales étant programmés au même titre que des opéras et des pièces de théâtre. Cet été, se joue, entre autres, le Tosca de Puccini, jusqu’au 16 août.

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