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AUTOMOBILE

Quand les as du design prennent le volant

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Publié le , mis à jour le
À l’heure du Mondial de l’auto et de rééditions délirantes de la 4L ou de la R5, coup d’œil dans le rétroviseur pour estimer le rôle et la main des designers, artistes et architectes dans la création automobile.
Carlo Mollino, Bisiluro
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Carlo Mollino, Bisiluro

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Génial et protéiforme, l’architecte et designer turinois Carlo Mollino était aussi un pilote émérite. La Bisiluro, qu’il a dessinée, participa aux 24 Heures du Mans de 1955.

© Carlo Mollino

Objet industriel par essence, la voiture exige de passer par le dessin avant la moindre mise en production. Du prototype à la série, il y aura toujours un concepteur à son origine, le plus souvent ingénieur, parfois sculpteur comme Flaminio Bertoni, auteur de la Citroën DS. Depuis plus d’un siècle, le paradoxe de l’industrie automobile aura été de rater quasi systématiquement ses collaborations avec les designers et les architectes. Non pas qu’en coulisse les premiers manquassent. Au contraire, ils furent légion, mais seulement voués à la voiture, dehors-dedans, le plus souvent anonymes même si géniaux, engagés par des bureaux de style intégrés aux firmes automobiles.

Raymond Loewy, Studebaker
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Raymond Loewy, Studebaker

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Pape du design industriel, Raymond Loewy dessina dès 1939 les Studebaker. La Champion 1950 empruntait son allure à l’aviation. Loewy dessinera une kyrielle de modèles – Hawk, Commander, Lark, Avanti – pour la firme, jusqu’à la fermeture de celle-ci en 1966.

© Magic Car Pics / Shutterstock

Seule exception notable : Raymond Loewy pour les firmes américaines Hupmobile puis Studebaker avec la Champion, lancée en 1939 et plusieurs fois redessinée avec succès. De facto, les premiers artistes à s’intéresser à la voiture furent les futuristes, qui, dès 1909, hissèrent au pinacle le culte de la modernité, de la machine, de la vitesse, boostant en images l’essor de l’industrie automobile italienne en exaltant les vertus mécaniques et les performances sur circuit des Lancia, Alfa Romeo, Isotta Fraschini, Fiat et autres Itala.

Luigi Russolo, Automobile in corsa
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Luigi Russolo, Automobile in corsa, 1912–1913

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Père de la musique bruitiste, le futuriste italien Luigi Russolo exaltait le mouvement et la vitesse dans ses toiles.

Huile sur toile • 106 × 140 cm • © Photo Peter Willi / Bridgeman Images

Aux rugissantes années 1920 succédera une ère vouée à l’aérodynamisme. En Allemagne, nation surindustrialisée s’il en fut, ce qu’on n’appelle pas encore le design a déjà séduit des géants du calibre de Siemens, Krupp ou AEG. En revanche, l’auto est boudée. En dépit des affiches-collages d’Otto Umbehr, le Bauhaus ne place pas la voiture au centre de ses préoccupations. En revanche, le fondateur de l’école, l’architecte Walter Gropius, œuvrera dans les années 1930 pour la firme Adler, important constructeur de l’entre-deux-guerres, dessinant plusieurs modèles produits et vendus avec succès, dont la Standard 8, best-seller de l’époque.

Le Corbusier, La Voiture minimum
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Le Corbusier, La Voiture minimum, 1936

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La Voiture minimum étudiée en 1936 par Le Corbusier dans le cadre d’un concours initié par la Société des ingénieurs de l’automobile : les prémices de la 2CV ?

© Gabriel Voisin. Coll. Centre Pompidou, Musée national d’art moderne, Paris

Avec la Voiture minimum, Le Corbusier ne roulera pas plus loin que la planche à dessin. Son projet, inscrit dans le cadre d’un concours de design autopiloté par la Société des ingénieurs de l’automobile, collait au cahier des charges : une auto produite en série et pas chère. Grand amateur de voitures, roulant en Voisin – c’est Gabriel Voisin qui avait financé son fameux plan d’urbanisme de 1925 –, Le Corbusier avait imaginé un véhicule compact, mono-corps et monocoque qui n’eut pas l’heur de plaire au jury. Y voir les prémices de la future 2CV ou du Biscooter Voisin produit en Espagne à la fin des années 1950 et ne pas trop se tromper de route.

Norman Bel Geddes, La Chrysler Airflow
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Norman Bel Geddes, La Chrysler Airflow, 1934

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Pur exercice Streamline au retentissement médiatique mondial, la Chrysler Airflow est la première voiture étudiée en soufflerie. Dévoilée en 1934, elle doit son style d’avant-garde au designer (et décorateur de théâtre) Norman Bel Geddes. Curieux véhicule oblong aux allures de monstre marin, vendu à 29 778 exemplaires, ce fut un bide cuisant.

© Granger / Bridgeman Images

Aux États-Unis, tandis que Loewy cassait la baraque avec ses trains, ses frigos et ses autos, son rival, Norman Bel Geddes faisait sacrément bouger les lignes. Peintre, illustrateur, décorateur et designer industriel, architecte, Bel Geddes toucha à l’auto chez Graham-Paige avant d’inventer les lignes aérodynamiques de ce qui deviendra en 1934 la Chrysler Airflow, manifeste du modernisme automobile et néanmoins colossal désastre commercial. Auteur des incroyables salons Motorama (auto et électroménager) lancés à New York en 1949 pour General Motors, architecte des studios télé NBC, designer consultant chez IBM, Bel Geddes fut aussi l’auteur, en 1940, de Magic Motorways, ouvrage exprimant ses idées sur le rôle fondamental des autoroutes dans les paysages modernes.

La plus radicale d’entre toutes : la Dymaxion

Architecte du futur avec son fameux dôme géodésique, Richard Buckminster Fuller laissera en héritage la plus radicale des voitures, la Dymaxion (1933). Conçu et modelé avec l’ami Isamu Noguchi, ce concept car à trois roues ne dépassera pas le stade du show car, mais demeure mythique en son genre. Après guerre, fordisme oblige, la voiture deviendra un produit de série, un multiple qui servira de support aux plasticiens – Sonia Delaunay, Alexander Calder, Arman, Frank Stella, Roy Lichtenstein, Michelangelo Pistoletto…

Flaminio Bertoni, Esquisse de la future DS 19
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Flaminio Bertoni, Esquisse de la future DS 19, 1954

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Datée 1954, signée du sculpteur et designer Flaminio Bertoni, l’esquisse profilée de la future DS 19, qui sera lancée en 1955. Auteur de la carrosserie de la Traction et de la 2CV, Bertoni dessinera aussi l’Ami 6.

© Archives Terre Blanche / Roger-Viollet

La tête dans les étoiles de la conquête spatiale, le design des Trente Glorieuses verra filer quelques oukases automobiles, dont la légendaire Bisiluro de Carlo Mollino – l’architecte et designer turinois était également un pilote émérite. Aperçu aux 24 Heures du Mans en 1955, ce bolide fut reproduit à l’échelle 1 par la firme piémontaise Stola et exposé à la Galleria Civica d’Arte Moderna e Contemporanea de Turin en 2006, dans le cadre d’une rétrospective Mollino.

Sixten Sason, Saab 92
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Sixten Sason, Saab 92, 1947

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Créée en 1947 par le designer suédois Sixten Sason, la cultissime Saab 92 est une aile d’avion sur roues.

© Photo Magic Car Pics / Shutterstock

Pur exercice de design biomorphique, la Citroën DS de Bertoni recevra en 1957 le prix d’honneur de la Triennale de Milan et sera élue par un jury international en 1999 meilleur objet de design mondial du XXe siècle. Fan absolu, Arne Jacobsen en possédait une maquette d’études trônant dans son bureau de Copenhague. Non loin de là, en Suède, déjà remarqué pour son travail sur les motos Husqvarna, le designer Sixten Sason, passé par chez Loewy, dessinera en 1948 le fameux appareil photo Hasselblad. Un an auparavant, il avait imaginé une automobile en forme d’aile d’avion pour le constructeur suédois Saab. Fondée avant guerre afin de produire des avions militaires, la société avait tenté ensuite de se diversifier comme avionneur civil puis constructeur de maisons préfabriquées et enfin d’appareils électroménagers. Mise au point dans le but de concurrencer les DKW ouest-allemandes qui faisaient alors un tabac dans les pays scandinaves, la première voiture Saab imposa sur-le-champ ses solutions mécaniques et un design unique devenu culte. Construite autour du travail d’un designer industriel majeur – Sason collabora avec Saab jusqu’à sa mort, en 1967 –, la marque, aujourd’hui disparue, fut la seule du marché à pouvoir légitimement prétendre être un pur produit de design.

Gio Ponti et Alberto Rosselli, La Linea Diamante
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Gio Ponti et Alberto Rosselli, La Linea Diamante, 1951

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Dessinée en 1951 par Gio Ponti et Alberto Rosselli sur requête du bureau de style Fiat, la Linea Diamante ne connaîtra jamais la route

© Gio Ponti et Alberto Rosselli

Si les carrossiers de la trempe de Pininfarina, Bertone, Frua, Ghia ou Zagato sont considérés de facto comme de grands designers automobiles, les designers industriels et architectes du boom économique italien éviteront la voiture. De la Linea Diamante dessinée en 1951 par Gio Ponti et Alberto Rosselli, il ne reste qu’un dessin, fort élégant même si évoquant une voiture de manège. En 1972, la Kara- Sutra de Mario Bellini n’ira pas plus loin que le MoMA de New York. Projet lancé par Citroën avec Pirelli, développé sur la base d’une DS, ce lupanar roulant en plastique n’était pas motorisé. Son profil annonçait toutefois celui du Renault Espace.

Disparu trop tôt dans un accident de voiture en 1969 à l’âge de 30 ans, Pio Manzù fut un météore du design italien. Juste le temps de dessiner l’iconique lampe Parentesi (avec Achille Castiglioni pour Flos), l’horloge de table Cronotime en forme de durite (Alessi), des objets de bureau pour Kartell, Piaggio, Olivetti… Impliqué dans la recherche des matériaux et les processus industriels de l’automobile au sein de sa propre agence Autonova, fondée en 1964 et développée autour de la marque ouest-allemande NSU, Manzù deviendra bientôt un collaborateur star du Centro Stile Fiat, le bureau d’études du groupe Fiat. On lui doit la Fiat 127, un coupé Autobianchi resté prototypal, ainsi que l’ingénieux City Taxi Fiat 850 à porte coulissante. Quant à ses meubles, sièges et tables, ils sont réédités depuis 2011 par la firme italienne Alias.

Pierre Gonalons, R5 éléctrique
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Pierre Gonalons, R5 éléctrique

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Nouvel exercice de rétrofit célébratif pour Renault, qui fêtait cet été les 50 ans de la R5 sur le mode Diamant. Un petit bijou électrique supra-chic dû au designer Pierre Gonalons.

© Photo Gaëlle Le Boulicault / Renault.

Il faut savoir que si Fiat tenta plusieurs collaborations avec Richard Sapper, Michele De Lucchi et Jean Nouvel (jamais abouties), c’est par la petite porte que le designer Stefano Giovannoni, directeur artistique d’Alessi, imprima sa marque en 2005 sur la Fiat Panda II avec une version ludodesign issue d’une joint-venture entre les deux firmes alors annoncée comme inédite. Voire, car Nissan venait de faire la même chose en confiant le nouveau design intérieur de la Cube à l’agence de Terence Conran. Voilà peu, Paola Navone s’est amusée à relooker une Citroën Ami, baptisée Brum…

Détails de la R5 de Pierre Gonalons
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Détails de la R5 de Pierre Gonalons

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© Photo Gaëlle Le Boulicault / Renault.

En France, l’utopie pop des sixties sera symbolisée par un autre Cube, cage de verre à cinq places sur base Mini Austin, conçu par le designer Quasar Khanh, inventeur du mobilier gonflable. Surnommé « l’aquarium roulant » ou « la véranda à roulettes », l’engin, usiné à 15 exemplaires, servira en 1969 aux besoins de la campagne censée lancer Marlène Jobert aux États-Unis, et sera conduite par Mireille Darc dans Elle boit pas, elle cause pas, elle drague pas mais… elle cause (1970) de Michel Audiard.

À l’opposé du curseur, le designer industriel Philippe Charbonneaux faisait dans le grand public. La R8, c’est lui. La R16 aussi. Passé par chez Delahaye et Chevrolet (où il métabolisa la silhouette de la première Corvette), il dessina des réveils pour Jaz, des stylos pour Bayard, des télés pour Téléavia, des jouets électriques et même la Nénette, la brosse à reluire des carrossiers (toujours en vente). Ses projets étaient beaux comme des camions, dont le mythique Berliet Stradair.

Une Whippet profilée comme un lévrier

La main du designer ou de l’architecte sur la voiture prendra ensuite valeur de geste rarement suivi d’effet. Quid de la Toto de Philippe Starck pour Alessi (1996), de la Ford 021C de Marc Newson présentée à Tokyo en 1999, de la Soft Car dessinée par Frank Gehry pour General Motors (2004), du bidule à trois roues signé Zaha Hadid (Z Car, 2005), de la Nissan Pivo de l’artiste japonais Takashi Murakami (2005) ? Quid du superbe projet par Norman Foster (et Aston Martin) d’un nouveau bus à impériale londonien ? Trop cher, il finira dans le mur… À ce jeu, les constructeurs japonais seront plus déterminés. À la fin des années 1980, Nissan lança la mode des autos néorétro vendues en série limitée. Pour ce faire, fut engagé Naoki Sakai, designer conceptuel bardé de bagages universitaires et industriels (Olympus, Toray), qui dessina la Figaro, la Be-1 et la Pao, sorte de 4L nippone. Trois succès commerciaux d’image et de snobisme consommé. Et trois collectors aujourd’hui cotés plus de 10 000 €.

Takashi Murakami, La Pivo électrique
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Takashi Murakami, La Pivo électrique, 2005

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À l’orée des années 2000, le constructeur japonais Nissan multipliait les audaces stylistiques avec des designer cars devenues des collectors. Imaginée en 2005 par le plasticien Takashi Murakami, la Pivo électrique inaugurera une série de concept cars à cabine pivotante.

© Shutterstock

Né à Berlin, disparu en 2019, Luigi Colani fut l’inventeur du bio-design. Et compte parmi les designers industriels les plus révérés dans le monde. À son crédit, du mobilier, des vêtements, des cuisines, des pianos, des PC, des trains, des télés aux lignes épatantes. Et aussi des voitures délirantes. Certaines portèrent son nom, comme la Colani GT (première voiture de série en kit) ou la Whippet, d’autres badgées Abarth, Simca, VW, Daf, Lancia, BMW, Alfa Romeo. Pour Lada, ce fut la Gorbi ! Rien d’anodin, à l’image du Sea Ranger, monstrueux amphibie conçu pour Thyssen (1979) ou de ses incroyables camions aérodynamiques Colani Truck à cabine pivovante (1978). Son fils, également designer, a repris l’affaire. Même vision, même radicalité.

À gauche : Mathieu Lehanneur, 4L Suite no 4, 2021 / À droite : Quasar Khanh, La Cube, 1967
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À gauche : Mathieu Lehanneur, 4L Suite no 4, 2021 / À droite : Quasar Khanh, La Cube, 1967

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À gauche : Présentée en 2021 à l’occasion des 60 ans de la 4L, la Suite no 4 a été réaménagée par le designer Mathieu Lehanneur en chambre d’hôtel à ciel ouvert.
À droite : Imaginée par le designer Quasar Khanh et conduite ici par sa femme – la styliste Emmanuelle Khanh – à Saint-Tropez en 1967, la Cube a été surnommée « la véranda à roulettes ». Produite à seulement 15 exemplaires, elle servit surtout de vitrine promotionnelle pour le cinéma.

© Photo Jason Yan Francis, Renault / © Photo Jean-Luc Huré.

Chez Renault, on préfère le rétrofit. Après la 4L Suite no 4 réaménagée par Mathieu Lehanneur en chambre d’hôtel à ciel ouvert et présentée en novembre 2021 à l’occasion du 60e anniversaire de la 4L, les célébrations se poursuivent – 50 ans, cette fois, avec la R5 Diamant de Pierre Gonalons, révélée en juin 2022. Un bijou rose, électrique, volant en marbre et phares diamantés comme sur les Dinky Toys de l’enfance. Et le design originel de Michel Boué de reprendre le logo dessiné par Victor Vasarely et appliqué pour la première fois sur la première R5. Bouclée, la boucle…

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Mondial de l’auto

Du 17 au 23 octobre

Porte de Versailles

Paris 15e

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