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Un faux Banksy parasite la première rétrospective officielle du street artiste à Glasgow

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Le faux Banksy illustrant un Rat et son tambour troué « God save the king »
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Le faux Banksy illustrant un Rat et son tambour troué « God save the king », 2023

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Graffiti • © Scottish Sun

Le 18 juin, le célèbre street artiste Banksy a inauguré son exposition « Cut and Run » à la galerie d’Art moderne de Glasgow (Écosse), sa toute première rétrospective officielle, qui se distingue des nombreux événements « pirates » organisés sans son consentement. Jusqu’au 28 août, elle présente notamment une reconstitution de son atelier, les pochoirs utilisés pour certaines de ses œuvres les plus célèbres de 1998 à aujourd’hui, ainsi que la recréation par l’artiste de certaines d’entre elles, dont Kissing Coppers (2004), deux policiers échangeant un baiser.

Mais cette exposition à peine inaugurée, une petite œuvre est apparue sur un mur du centre-ville de Glasgow, près de Buchanan Street, à deux pas du musée. Presque tout le monde, y compris les grands médias nationaux, dont la BBC, l’a prise pour une réalisation de Banksy… alors qu’il s’agissait d’un faux imitant le style du pochoiriste !

Représentant un rat portant une écharpe orange et un chapeau melon orné du drapeau anglais, en train de frapper sur un tambour troué flanqué du slogan « God Save the King », la queue pincée dans un piège à rongeurs sur lequel figurait en guise d’appât un exemplaire du journal The Sun, le graffiti (qui aurait été accompagné d’autres rats, eux aussi des imitations, disséminés dans la ville) a continué à faire le buzz lorsqu’il a finalement été revendiqué par un duo de graffeurs locaux connu dans le milieu : Conzo Throb et Ciaran Glöbel.

Une façon d’interpeller le conseil municipal de la ville de Glasgow

Le faux Banksy recouvert illustrant un Rat et son tambour troué « God save the king »
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Le faux Banksy recouvert illustrant un Rat et son tambour troué « God save the king », 2023

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Graffiti • © Scottish Sun

Vandalisée deux fois – d’abord barbouillée de noir le jour même de sa création, puis biffée d’un coup de bombe bleue dès le lendemain de sa restauration –, l’œuvre a finalement été recouverte de peinture par le conseil municipal de la ville de Glasgow, qui avait annoncé sa décision de le faire après avoir été notifié par Banksy qu’elle n’était pas de sa main. Ses auteurs sont alors sortis de l’ombre pour expliquer leur geste : l’idée était de réaliser une œuvre provocante dans le style du célèbre pochoiriste, et de voir ce qu’il se passerait. « C’était une expérience », résument-ils. Et aussi une façon d’interpeller le conseil municipal de la ville de Glasgow, auquel ils reprochent de faire preuve d’une « scandaleuse hypocrisie » en exposant Banksy tout en étant la ville britannique qui aurait le plus dépensé pour se débarrasser de créations de street artistes !

À gauche : la façade de la Gallery of Modern Art (GOMA) à Glasgow. À droite, vue de l’exposition “Banksy: Cut and Run – 25 years card labour” à la GOMA de Glasgow
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À gauche : la façade de la Gallery of Modern Art (GOMA) à Glasgow. À droite, vue de l’exposition “Banksy: Cut and Run – 25 years card labour” à la GOMA de Glasgow

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© AFP / Andy Buchanan

Certains interrogent en effet la logique des autorités, en se demandant pourquoi l’œuvre ne serait désirable que si elle était de Banksy, et les street artistes locaux en profitent pour demander davantage de liberté et l’attribution de murs « légaux » pour exercer leur art. Mais l’affaire soulève aussi la question peu évidente de la contrefaçon dans le domaine du street art, surtout quand l’auteur imité garde l’anonymat, et que le jeu, la subversion et la citation font partie intégrante du genre.

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Banksy: Cut and Run - 25 years card labour

Du 18 juin 2023 au 28 août 2023

cutandrun.co.uk

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