Le musée Guimet, musée national des arts asiatiques
© A. Gelebart / 20 minutes / Sipa
Bonne nouvelle pour les mordus de manga : après avoir consacré une rétrospective au dessinateur et réalisateur d’animes japonais Leiji Matsumoto (1938–2023), père d’Albator, le musée Guimet, musée national des Arts asiatiques, situé à Paris, vient de révéler qu’il accueillera en 2025 une grande exposition dédiée à cet art populaire nippon. Particulièrement apprécié en France, il y représente aujourd’hui pas moins de la moitié des titres de bande dessinée vendus !
Cette information surprise a été divulguée le 9 mars par le musée Guimet dans un post sur le réseau social X (ex-Twitter) en réaction à une publication de Beaux Arts Magazine consacrée au manga. Cette dernière faisait suite à la mort, annoncée le 8 mars, du mangaka Akira Toriyama, créateur de la célèbre série Dragon Ball, qui a suscité une vive émotion à travers le monde.
Le manga est enfin reconnu par les institutions comme un art digne d’être exposé.
Bien que surtout réputé pour sa riche collection d’estampes japonaises, ses objets d’art chinois et ses sculptures d’Asie du Sud-Est, dont de nombreuses statues bouddhiques et de très belles pièces khmères, le musée Guimet accorde une place de plus en plus importante à la pop culture dans ses expositions et événements, et en particulier au manga, à travers notamment des ateliers et rencontres, dont plusieurs cette année en lien avec l’expo « À la cour du prince Genji » (à voir jusqu’au 25 mars).
Longtemps jugé trop populaire pour intégrer les musées, le manga est enfin reconnu par les institutions comme un art digne d’être exposé et mis en dialogue avec des œuvres anciennes.
Apparu au Japon dans des magazines au début des années 1900, ce style de bande dessinée, décliné depuis les années 1980 en de nombreux dessins animés et jeux vidéo, puise ses racines aussi bien dans la peinture narrative nipponne du VIIIe siècle, déployée sur des rouleaux enluminés (emakimono), que dans les estampes japonaises, qui ont fleuri à partir du XVIIe siècle, ou encore la presse satirique nipponne du XIXe siècle. Le manga moderne, né à la fin des années 1940, est ainsi le fruit d’une fusion entre ces formes ancestrales et l’influence des comics américains.
Hormis son titre, « Manga », le musée Guimet n’a pas encore fourni d’autres informations concernant cette future exposition, désormais très attendue !
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