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À Fontainebleau, le festival de l’histoire de l’art aux couleurs du Mexique et du sport

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Publié le , mis à jour le
Frida Kahlo, Autoportrait dédié au docteur Eloesser (détail)
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Frida Kahlo, Autoportrait dédié au docteur Eloesser (détail), 1940

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Huile sur toile • Coll. Lucas Narrative Art Museum, Los Angeles • Courtesy musée des Beaux-Arts de San Francisco / © Adagp, Paris 2024 / Photo Randy Dodson

L’histoire de l’art prend l’air ! Comme chaque année depuis 2011, elle s’échappe de ses bibliothèques et laboratoires de recherche pour s’emparer du château de Fontainebleau le temps d’un festival coorganisé par l’INHA (l’Institut national d’histoire de l’art) avec le monument. Programmé du vendredi 31 mai au dimanche 2 juin sous un ciel que l’on espère clément, le festival de l’histoire de l’art a choisi pour pays invité le Mexique, et pour thème le sport – évidemment.

Salué par la ministre de la Culture Rachida Dati comme la « première et unique manifestation de ce genre en Europe, (…) véritable caisse de résonance de la discipline auprès d’un public curieux et de plus et plus nombreux », le festival affiche un menu suffisamment varié pour attirer spécialistes et néophytes, amateurs d’art du dimanche comme étudiants à l’œil aiguisé. Avec des expositions, visites guidées, projections, ateliers participatifs…

Un programme aussi divers que bien fourni

Lucy Nieto, Point de Croix 3045 (Punto de cruz 3045)
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Lucy Nieto, Point de Croix 3045 (Punto de cruz 3045), 2007

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Photographie • Coll. particulière • © CC BY-NC 2.0

Vendredi, on pourra par exemple assister à 15h30 à une « visite sportive des jardins » intitulée « L’effort à Fontainebleau », assister à plusieurs démonstrations d’équitation au sein du manège de Sénarmont, en apprendre plus sur « Les mythes fondateurs des Jeux olympiques au château de Fontainebleau », participer à une démonstration de tissage, suivie d’une exposition et d’une vente de textiles, ou encore découvrir deux expositions de photographies signées Théo Saffroy sur le parvis de la gare de Fontainebleau-Avon et sur la place de la République.

Vue l’installation « I Can’t See Regret in Here » de Mario García Torres à la galerie Jan Mot, Bruxelles. De gauche à droite, « I Can’t See Regret in Here » ; « I Can’t Explain Why » de Mario García Torre (2023)
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Vue l’installation « I Can’t See Regret in Here » de Mario García Torres à la galerie Jan Mot, Bruxelles. De gauche à droite, « I Can’t See Regret in Here » ; « I Can’t Explain Why » de Mario García Torre (2023)

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© Courtesy Galerie Jan Mot / Photo Mina Albespy

Samedi, on s’attardera dans les grands appartements du château de Fontainebleau pour découvrir « Déplacements », une exposition d’œuvres récentes de Mario García Torres (né en 1975) dont le commissariat est assuré par le célèbre historien de l’art Éric de Chassey, avant de participer à un atelier de breakdance, d’écouter une conférence autour du « Sumō. La lutte sacrée dans la gravure japonaise » à 16h30, et d’enchaîner sur une performance de l’artiste Antinea Jimena (née en 1985) à 17h.

Un final orchestré par la Villa Médicis

Le Château de Fontainebleau et le Pavillon de l’Étang vu de la berge, 2022
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Le Château de Fontainebleau et le Pavillon de l’Étang vu de la berge, 2022

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© Château de Fontainebleau / Photo Thibault Chapoutot

Dimanche, l’un des rendez-vous les plus marquants de la journée sera organisé par la Villa Médicis, qui a reçu carte blanche pour concevoir l’événement de clôture et a invité ses pensionnaires à concevoir une conférence performée à partir d’œuvres, de récits et de compositions sonores pour « penser aux histoires et aux formes du support et de la soutenabilité, de renversement et de réciprocité ». On pourra également opérer un voyage dans le temps en participant à une initiation au jeu de paume, sport autrefois très populaire, se concentrer à 10h30 sur la conférence « Le stade et la scène : l’Hippodrome national de l’architecte Charles Rohault de Fleury », ou encore réfléchir à 14h autour du thème « Patrimonialiser le sport » lors d’une table ronde.

On l’aura compris au fil de ce programme déjà bien chargé (mais loin d’être exhaustif), le festival de l’histoire de l’art est un rendez-vous aussi amusant qu’instructif, qui convie le corps et l’esprit à réfléchir ensemble. PS : n’oubliez pas que le château est facilement accessible en train (40 minutes de trajet depuis la gare de Lyon) !

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Festival de l'histoire de l'art

Du 31 mai au 2 juin 2024

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Château de Fontainebleau

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