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Balade sur les pas des artistes en pays de Fontainebleau

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Besoin d’air ? Alors que Théodore Rousseau, peintre fondateur de l’École de Barbizon, est actuellement célébré dans une grande exposition au Petit Palais, Beaux Arts vous emmène dans les pas des artistes autour de la forêt de Fontainebleau, qui a vu naître la peinture en plein air…

Au XIXe siècle, les abords de la forêt de Fontainebleau deviennent le théâtre d’une révolution picturale : la peinture « sur le motif » ou en plein air. Alors que la capitale se mue en chantier à ciel ouvert sous l’impulsion du baron Haussmann, une cohorte de peintres en quête de nature, parmi lesquels figurent Théodore Rousseau, Charles-François Daubigny ou encore Jean-François Millet, décident de poser leurs valises (et leurs chevalets) dans les petits villages qui bordent la forêt.

De Barbizon, qui a donné son nom à la célèbre école de peinture fondée par Rousseau, à Thomery, fief de la peintre animalière Rosa Bonheur, en passant par Chailly-en-Bière, où Claude Monet a travaillé sur son célèbre Déjeuner sur l’herbe, offrons-nous une balade au grand air, dans les pas des artistes en pays de Fontainebleau.

Barbizon, fief de la peinture en plein air

La Grande rue à Barbizon
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La Grande rue à Barbizon

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© Bertrand Gardel / hémis

Quand on pense aux villages d’artistes de la forêt de Fontainebleau, Barbizon est l’un des premiers noms qui vient à l’esprit. Situé à la lisière occidentale de la forêt, cet ancien hameau de bucherons a attiré toute une colonie de peintres : Théodore Rousseau, Charles-François Daubigny, Narcisse Díaz de la Peña… Soucieux de représenter le plus fidèlement la nature, ces derniers fondèrent l’école de Barbizon, considérée comme annonciatrice de l’impressionnisme.

Située au cœur du village, l’auberge-épicerie de François Ganne s’est imposée comme le lieu de rendez-vous de ces artistes. Entre ses murs de pierre habillés de vignes, on peut aujourd’hui visiter le musée départemental des peintres de Barbizon qui présente, jusqu’au 16 juin et en écho à la rétrospective actuellement consacrée à Théodore Rousseau au Petit Palais, l’exposition « Se souvenir de Théodore Rousseau ». La balade se poursuit à quelques pas, dans la maison-atelier de ce dernier, reconnu comme le fondateur de l’école de Barbizon. Non loin de là se situe également le musée Millet, niché dans l’ancienne demeure du peintre des Glaneuses. Pour finir, pourquoi ne pas s’attabler à la Folie Barbizon, qui accueille aussi des artistes en résidence, pour un verre ou un dîner ?

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Musée départemental de l'École de Barbizon

À Barbizon, à 70 km de Paris.
À 30 minutes de Paris en train depuis la gare de Lyon.

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Musée départemental de l'École de Barbizon

À Barbizon, à 70 km de Paris.
À 30 minutes de Paris en train depuis la gare de Lyon.

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Maison-atelier Millet

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La Folie Barbizon

À 40 minutes de Paris
À partir de 120 euros la nuit

Bourron-Marlotte, le coups de cœur de Camille Corot

Le château de Bourron
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Le château de Bourron

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© Stéphane Ouzounoff / Photononstop / Photononstop via AFP

Aujourd’hui réunis en un seul et même village, les bourgs de Bourron et de Marlotte ont attiré dès le début du XIXe siècle des peintres paysagers. Dès 1830, Camille Corot succombe au charme de ce cadre bucolique et s’installe à Marlotte en même temps que son ami Théodore Caruelle d’Aligny (peintre aujourd’hui un peu tombé dans l’oubli). De nombreux artistes de l’école de Barbizon leur rendent alors visite : Henri Harpignies, Daubigny, Díaz de la Peña, Charles-Olivier de Penne, Célestin Nanteuil. Ils sont suivis à partir de 1860 par Alfred Sisley, Auguste Renoir, Claude Monet, Paul Cézanne, Camille Pissarro, Frédéric Bazille… Il n’est alors pas rare de croiser cette joyeuse colonie attablée à l’auberge de la mère Antony, où Émile Zola a aussi écrit son célèbre Assommoir (1877). Entièrement revu par le studio Margaux Slowey, le lieu abrite désormais La Papote, un restaurant et des chambres d’hôtes au décor élégant et chaleureux.

Le circuit « Sur les pas des artistes » permet aussi de remonter le temps et de marcher dans les pas de ceux qui, il y a près de 200 ans, avaient déjà foulé les pavés des ruelles pittoresques de Bourron-Marlotte. Ne manquez pas non plus la visite de la mairie-musée, écrin d’une collection de quelque 190 œuvres d’artistes qui ont vécu dans le village, ni celle du château de Bourron qui abrite un restaurant gastronomique, les Prémices, ouvert sur un beau parc paysager de 40 hectares.

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Mairie-musée de Bourron-Marlotte

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Château de Bourron

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La Papote

35b rue Murger, 77780 Bourron-Marlotte
Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site de La Papote.

Chailly-en-Bière, la dernière demeure de Théodore Rousseau

L’hôtel Lion d’or à Chailly-en-Bière
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L’hôtel Lion d’or à Chailly-en-Bière

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© Wolfgang Arnold / Alamy / Hemis

Son auguste voisin, le village de Barbizon, lui fait un peu d’ombre… Pourtant, Chailly-en-Bière mérite aussi qu’on s’y attarde le temps d’une promenade. Ce petit havre de paix a en effet attiré Camille Corot, Jean-François Millet, Frédéric Bazille ou encore Claude Monet, qui y a réalisé de nombreuses esquisses pour son célèbre Déjeuner sur l’herbe. Contraint de suspendre son travail en raison d’une blessure à la jambe, ce dernier restera durant plusieurs jours immobilisé dans sa chambre de l’auberge du Lion d’or, où Bazille peindra L’Ambulance improvisée (1865) montrant l’artiste alité. Un détour par le cimetière de Chailly s’impose aussi : ici reposent Jean-François Millet, Théodore Rousseau ou encore le critique d’art Alfred Sensier. Un véritable pèlerinage.

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Cimetière de Chailly-en-Bière

77930 Chailly-en-Bière
Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site du cimetière de Chailly-en-Bière.

Bois-le-Roi, repaire d’artistes oubliés

Affolante à Bois-le-Roi
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Affolante à Bois-le-Roi

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© Zenon Moreau / Office de Tourisme du Pays de Fontainebleau

Niché entre la Seine et la forêt de Fontainebleau, Bois-le-Roi jouit d’une situation idéale qui lui a valu d’être le lieu de résidence de nombreux artistes, aujourd’hui quelque peu tombés dans l’oubli, tels que Aimé Perret, que l’on a pu comparer à Jean-François Millet, Robert Noir ou encore Alfred Roll. Mais si la commune de Bois-le-Roi est surtout connue aujourd’hui, c’est bien pour ses « Affolantes », un ensemble de villas aussi insolites que monumentales, érigées sur les bords de Seine entre 1830 et 1914. De véritables fantaisies architecturales dotées tantôt de tourelles moyenâgeuses, tantôt de façades à colombages… Un vrai spectacle !

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Les Affolantes des bords de Seine

77590 Chartrettes
Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site de la ville de Bois-le-Roi.

Samois-sur-Seine, le paradis de Paul Signac

Les berges de Samois-sur-Seine
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Les berges de Samois-sur-Seine

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© Chris Bosworth / Alamy / Hemis

Situé, comme Bois-le-Roi, entre le fleuve et la forêt de Fontainebleau, Samois-sur-Seine est connue pour avoir été le refuge de nombreux grands noms de l’art du XIXe siècle qui y ont régulièrement séjourné, à l’image de Berthe Morisot, Odilon Redon, Albert Marquet ou encore Georges Seurat. Inspiré par ce cadre bucolique et les mille et un reflets du fleuve, Paul Signac y a peint plus de 200 aquarelles ! C’est aussi à Samois-sur-Seine que le guitariste Django Reinhardt a rendu son dernier souffle. Il est enterré dans le cimetière de la commune.

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Samois-sur-Seine

Pl. de la République, 77920 Samois-sur-Seine
Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site de la mairie de Samois-sur-Seine.

Thomery, le fief de Rosa Bonheur

La façade du Château-musée Rosa Bonheur vue du parc du château à Thomery
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La façade du Château-musée Rosa Bonheur vue du parc du château à Thomery

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© Château Rosa Bonheur

Si Alfred Sisley est tombé sous le charme de ses bords de Seine, qu’il a peint à maintes reprises, c’est surtout grâce à Rosa Bonheur que Thomery est aujourd’hui célèbre. En 1859, la célèbre peintre animalière fait l’achat, grâce au fruit de son labeur, d’un château situé à l’orée de la forêt de Fontainebleau : une première pour une femme ! Elle confie à Jules Saulnier (architecte à qui l’on doit aussi la chocolaterie Menier de Noisiel) la construction d’un grand atelier doté d’une imposante verrière. Laissé intact après la disparition de l’artiste en 1899, le château de By conserve les précieuses marques du passage de son occupante : œuvres, effets personnels… Si bien que l’on a l’impression que Rosa Bonheur vient tout juste de quitter les lieux ! L’endroit, qui se visite aujourd’hui sur réservation, abrite aussi des chambres d’hôtes et un salon de thé. Un délicieux voyage dans le temps !

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Château de Rosa Bonheur

À Thomery, à 70 kilomètres de Paris.

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