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TEFAF Maastricht 2023, le stand de la galerie Sean Kelly avec un tableau de Kehinde Wiley
Photo Jitske Nap
Foire exceptionnelle réunissant 7 000 ans de création, la Tefaf est le rendez-vous attendu des collectionneurs les plus pointus et des institutions souhaitant compléter leurs collections. Dès l’ouverture en avant-première aux professionnels, s’opère une sorte de chasse aux trésors. Car les exposants réservent leurs plus belles trouvailles à cet événement.
Les places y sont bien gardées, avec peu de nouveaux entrants. Mais depuis 2008, dix jeunes galeries ont la possibilité d’y exposer via la plateforme Showcase. Cette année, on y découvrira l’italienne Reve Art avec une sélection d’art vénitien du XIXe à la première moitié du XXe siècle ; le Britannique Flavio Gianassi, spécialisé en tableaux italiens du XIVe au XVIe siècles ; la galerie varsovienne Olszewski-Ciacek axée sur les mouvements d’avant-garde d’Europe centrale ; ou encore la galerie parisienne Louis & Sack avec trois artistes japonais de la Nouvelle École de Paris des années 1950 à 1975 : Toshimitsu Imai (1928–2002), Hisao Domoto (1928–2013) et Key Sato (1906–1978).
Mais ce n’est pas parce qu’on est incomparable dans son domaine qu’il ne faut pas se renouveler. La Tefaf l’a bien compris en lançant cette année la nouvelle section Focus, laquelle propose aux marchands une mise en lumière sélective sur un artiste ou un mouvement, quelle que soit l’époque.
Juliette Roche, Composition à la clef de sol, Vers 1916
Huile sur carton • 55×43cm • Galerie Pauline Pavec, Paris • Courtesy galerie Pauline Pavec, Paris
Dix galeries ont été sélectionnées, dont la moitié sont françaises. La galerie Mitterrand présentera un ensemble d’œuvres de l’emblématique couple Lalanne, dont la Grande Carpe de François-Xavier Lalanne et le bureau Crocodile de Claude Lalanne. La galerie Ceysson & Bénétière offrira une petite rétrospective du peintre français Roger Bissière. Pauline Pavec nous fera redécouvrir le travail de Juliette Roche, qui reste moins connue que son époux Albert Gleizes bien qu’elle ait participé aux avant-gardes comme le cubisme ou Dada.
Amphore grecque à figures noires à la manière du peintre d’Antiménès, vers 530–520 av. JC
terre cuite • 42,3 cm • Charles Ede Gallery, Londres. • Photo Sarkis Torossian. Courtesy Charles Ede Gallery, Londres.
La galerie Ketabi Bourdet a rassemblé une douzaine de chaises sculpturales du designer italien Paolo Pallucco, issues de sa célèbre série « 100 sedie in una notte ». Le Londonien Robert Bowman a conçu une exposition intitulée « Rodin et les Portes de l’Enfer », avec un ensemble d’œuvres du sculpteur réalisées avant qu’il ne reçoive la commande de créer des portes massives pour le futur musée des Arts décoratifs en 1880, ainsi que des œuvres nées de cette commande, soit créées à l’origine pour elle, soit inspirées par elle.
Notons encore que l’antiquaire anglais Charles Ede et le galeriste américain Sean Kelly partagent un stand dans cette section : le premier fait dialoguer les vases grecs noir et rouge avec les peintures abstraites de l’Écossais Callum Innes réalisées dans les mêmes tonalités, présentées par le second.
Tefaf (The European Fine Art Fair)
Du 9 au 14 mars
Centre des expositions et des congrès de Maastricht • Pays-Bas
Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site du salon.
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