Article réservé aux abonnés

Guide

Balades sonores au musée : en avant la musique !

Par

Publié le , mis à jour le
Trois musées ont choisi la musique comme fil rouge pour mettre en valeur leurs collections. Le Louvre-Lens nous donne à entendre la plus ancienne mélodie du monde quand le musée du quai Branly nous fait voyager dans de lointains paysages sonores et que le Centre Pompidou étudie les échanges entre arts visuels et musique. Ouvrez les yeux et prêtez l’oreille !

1. La musique antique ressuscitée au Louvre-Lens

Qui peut dire aujourd’hui à quoi ressemblaient les sons qui s’échappaient d’un sistre, d’une lyre ou de crotales ? Des notes de musiques envolées, oubliées, irrémédiablement perdues ? Le Louvre-Lens relève le défi de faire revivre la musique des grandes civilisations de l’Antiquité grâce à l’étude des rares instruments de musique et morceaux de partitions qui nous sont parvenus, mais aussi grâce aux textes et aux images. Stèles mésopotamiennes, papyrus et sarcophages égyptiens, vases grecs ou statues romaines représentant des musiciens nourrissent ainsi notre imaginaire. La musique, omniprésente dans les sociétés antiques, permet de s’attirer les faveurs des dieux, de magnifier la puissance du souverain et d’exhorter les soldats au combat. Laissez-vous bercer, pendant votre visite, par le plus ancien chant du monde, l’hymne d’Ugarit, gravé sur des tablettes au XIIIe siècle avant Jésus-Christ et récemment réinterprété !

Nicolas-Adolphe Weber, Le Réveil de Psyché
voir toutes les images

Nicolas-Adolphe Weber, Le Réveil de Psyché, 1867

i

Huile sur toile • Coll. musée des Beaux-Arts, Orléans • Photo François Lauginie

Arrow

Musiques ! Echos de l’Antiquité

Du 13 septembre 2017 au 15 janvier 2018

2. Un tour du monde musical au musée du quai Branly

L’application ludique sur smartphone « Le musée en musique » nous transporte en Océanie, en Afrique, en Amérique et en Asie. Le visiteur part à la recherche de balises à scanner autour de la tour de verre centrale où sont conservés, dans la pénombre, 10 000 instruments de musique, ainsi que dans le dédale du plateau des collections. Activer une de ces balises permet d’écouter les exploits guerriers chantés par les ancêtres de la vallée océanienne du Sepik, ou le « tambour parlant » rythmant la vie d’un village africain. La mise en place de jeux permet au spectateur d’être actif : saurez-vous deviner la région d’origine des sons et les instruments auxquels ils correspondent ? Un « éveil chorégraphié » invite aussi les enfants à danser et à prendre part aux cérémonies rituelles. Un voyage sensoriel à expérimenter en famille.

</em>Un utilisateur de l’application <em>Le musée en musique
voir toutes les images

Un utilisateur de l’application Le musée en musique

i

© musée du quai Branly – Jacques Chirac / Cyril Zannettacci

Arrow

Le musée en musique

Application sur smartphone. Possibilité d’emprunter un smartphone au musée ou téléchargement sur Google Play.

Arrow

Musée du quai Branly - Jacques Chirac

3. Arts visuels et sonores : inspirations croisées au Centre Pompidou

Chaque année, le Centre Pompidou renouvelle l’accrochage de ses collections permanentes, en relisant l’histoire de l’art moderne à la lumière d’une thématique. Cette fois-ci, le parcours « L’œil écoute », en hommage au livre éponyme de Paul Claudel qui se met à « l’écoute » de chefs-d’œuvre picturaux, explore les liens entre la musique et les arts plastiques dans les principaux mouvements du XXe siècle : les bruits futuristes, le « silence d’or » du surréaliste André Breton, les expérimentations aléatoires des dadaïstes ou de John Cage. La musique apparaît comme une source d’inspiration qui libère les artistes et nourrit leurs recherches, à l’instar des peintres Kandinsky et Kupka, qui usent du langage pictural abstrait comme d’une partition. On découvre également les collaborations fructueuses entre compositeurs, peintres et chorégraphes à travers les ballets russes et suédois, qui tendent vers l’œuvre d’art totale. L’exposition se termine par le mouvement Fluxus et l’invention du happening dans les années 1960, qui effacent les frontières traditionnelles entre arts visuels et sonores.

Henry Valensi, Symphonie verte
voir toutes les images

Henry Valensi, Symphonie verte, 1935

i

Huile sur toile • 95 × 131 cm • Coll. MNAM-CCI, centre Pompidou, Paris • © Bertrand Prévost – Centre Pompidou, MNAM-CCI / Dist. RMN-GP / © Adagp 2017, Paris

Arrow

L'œil écoute

Du 4 mai 2017 au 1 avril 2018

Vous aimerez aussi

Carnets d’exposition, hors-série, catalogues, albums, encyclopédies, anthologies, monographies d’artistes, beaux livres...

Visiter la boutique
Visiter la boutique

À lire aussi