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Qui peut dire aujourd’hui à quoi ressemblaient les sons qui s’échappaient d’un sistre, d’une lyre ou de crotales ? Des notes de musiques envolées, oubliées, irrémédiablement perdues ? Le Louvre-Lens relève le défi de faire revivre la musique des grandes civilisations de l’Antiquité grâce à l’étude des rares instruments de musique et morceaux de partitions qui nous sont parvenus, mais aussi grâce aux textes et aux images. Stèles mésopotamiennes, papyrus et sarcophages égyptiens, vases grecs ou statues romaines représentant des musiciens nourrissent ainsi notre imaginaire. La musique, omniprésente dans les sociétés antiques, permet de s’attirer les faveurs des dieux, de magnifier la puissance du souverain et d’exhorter les soldats au combat. Laissez-vous bercer, pendant votre visite, par le plus ancien chant du monde, l’hymne d’Ugarit, gravé sur des tablettes au XIIIe siècle avant Jésus-Christ et récemment réinterprété !
Nicolas-Adolphe Weber, Le Réveil de Psyché, 1867
Huile sur toile • Coll. musée des Beaux-Arts, Orléans • Photo François Lauginie
Musiques ! Echos de l’Antiquité
Du 13 septembre 2017 au 15 janvier 2018
Musée du Louvre-Lens • 99 Rue Paul Bert • 62300 Lens
www.louvrelens.fr
L’application ludique sur smartphone « Le musée en musique » nous transporte en Océanie, en Afrique, en Amérique et en Asie. Le visiteur part à la recherche de balises à scanner autour de la tour de verre centrale où sont conservés, dans la pénombre, 10 000 instruments de musique, ainsi que dans le dédale du plateau des collections. Activer une de ces balises permet d’écouter les exploits guerriers chantés par les ancêtres de la vallée océanienne du Sepik, ou le « tambour parlant » rythmant la vie d’un village africain. La mise en place de jeux permet au spectateur d’être actif : saurez-vous deviner la région d’origine des sons et les instruments auxquels ils correspondent ? Un « éveil chorégraphié » invite aussi les enfants à danser et à prendre part aux cérémonies rituelles. Un voyage sensoriel à expérimenter en famille.
Un utilisateur de l’application Le musée en musique
© musée du quai Branly – Jacques Chirac / Cyril Zannettacci
Le musée en musique
Application sur smartphone. Possibilité d’emprunter un smartphone au musée ou téléchargement sur Google Play.
Chaque année, le Centre Pompidou renouvelle l’accrochage de ses collections permanentes, en relisant l’histoire de l’art moderne à la lumière d’une thématique. Cette fois-ci, le parcours « L’œil écoute », en hommage au livre éponyme de Paul Claudel qui se met à « l’écoute » de chefs-d’œuvre picturaux, explore les liens entre la musique et les arts plastiques dans les principaux mouvements du XXe siècle : les bruits futuristes, le « silence d’or » du surréaliste André Breton, les expérimentations aléatoires des dadaïstes ou de John Cage. La musique apparaît comme une source d’inspiration qui libère les artistes et nourrit leurs recherches, à l’instar des peintres Kandinsky et Kupka, qui usent du langage pictural abstrait comme d’une partition. On découvre également les collaborations fructueuses entre compositeurs, peintres et chorégraphes à travers les ballets russes et suédois, qui tendent vers l’œuvre d’art totale. L’exposition se termine par le mouvement Fluxus et l’invention du happening dans les années 1960, qui effacent les frontières traditionnelles entre arts visuels et sonores.
Henry Valensi, Symphonie verte, 1935
Huile sur toile • 95 × 131 cm • Coll. MNAM-CCI, centre Pompidou, Paris • © Bertrand Prévost – Centre Pompidou, MNAM-CCI / Dist. RMN-GP / © Adagp 2017, Paris
L'œil écoute
Du 4 mai 2017 au 1 avril 2018
Centre Georges Pompidou • Place Georges Pompidou • 75004 Paris
www.centrepompidou.fr
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