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SPECTACLES

Dans la Meuse, les champignons magiques de la création

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Publié le , mis à jour le
Pendant toute l’année, la Meuse se met à l’heure du mycélium, ingrédient surprenant d’une programmation foisonnante qui fait la part belle au vivant, son incroyable résilience et son émouvante fragilité.
Mariano Peccinetti, Magic Mushrooms
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Mariano Peccinetti, Magic Mushrooms, 2024

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Collage digital • © Mariano Peccinetti

Le projet est régénérant, son titre sonne bizarrement, sa programmation est pluridisciplinaire et ses ramifications, infinies. « Mycélium & co – Une tentative de mycorhize en Meuse » est un enchevêtrement de propositions artistiques et de partage des savoirs autour du vivant qui, à travers des partenariats sur tout le territoire, se nourrissent les uns les autres.

Une expérience transversale féconde à l’image de la thématique retenue : le mycélium, cette partie souterraine des champignons composée de longs filaments blancs qui, lorsqu’elle entre en symbiose avec la racine d’un arbre – phénomène appelé mycorhize –, crée une relation de type gagnant-gagnant où la plante reçoit l’humidité manquante quand le champignon bénéficie de la photosynthèse indispensable à son épanouissement.

L’énergie du champignon

Hylda Gallé, photographiée par son époux André Schaeffer (entre 1910 et 1920)
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Hylda Gallé, photographiée par son époux André Schaeffer (entre 1910 et 1920)

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© scène nationale – Bar le Duc Meuse

Cette proposition a germé telle une herbe folle dans les esprits de Béatrice Josse, curatrice et ancienne directrice du Frac Lorraine à Metz où elle fut l’une des premières à féminiser la politique d’acquisition, et de Thierry Bordereau, directeur de l’ACB, scène nationale de Bar-le-Duc.

Déployées sur une année, les festivités commencent le 6 septembre à Écurey (sud de la Meuse) dans une ancienne abbaye cistercienne où une exposition collective imaginée par de jeunes artistes en résidence aborde les questions écologiques avec, à leurs côtés, des collections patrimoniales, des œuvres du Frac, du Fnac et d’artistes tel Éric Poitevin (enfant du pays), réputé pour ses photos minutieuses d’animaux ou d’éléments naturels sortis de leur contexte.

 

Tous unis par l’énergie du champignon, cet organisme aux vertus dépolluantes, le premier à repousser après une catastrophe nucléaire – un sujet sensible dans le département où le chantier d’enfouissement des déchets radioactifs à Bure a suscité de vives contestations…

Un projet sur la culture du vivant

Au théâtre de l’ACB, l’ensemble de la programmation annuelle a été construit autour de cette thématique du lien entre les êtres – à imaginer ou à préserver –, avec notamment le spectacle Le Temps des fins de Guillaume Cayet, histoire d’une forêt rasée pour permettre la construction d’un lac destiné à alimenter une nouvelle centrale nucléaire, et une création de la compagnie Tout va bien ! de Virginie Marouzé, qui travaille avec des acteurs en situation de handicap mental sur des textes parlant du bonheur.

Marteen Vanden Eynde, Action de restauration du Lac de Montbel France
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Marteen Vanden Eynde, Action de restauration du Lac de Montbel France, 2003

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Tirage numérique sur papier Hahnemühle • 50 × 84 cm • Coll. particulière • Photo Marjolijn Dijkman

Au programme également : des ballades anthropocènes, des ateliers d’écriture, des soirées sous l’égide des lunes cachées, une semaine hallucinante au rythme de la compagnie de danse hip-hop Dyptik et du jazz psychédélique de Fred Pallem… Un projet sur la culture du vivant salvateur à un moment où on en sait le prix.

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Mycélium & co – Une tentative de mycorhize en Meuse

À partir du 6 septembre et jusqu’à l’été 2025

Retrouvez le programme complet sur le site de l’ACB – Scène nationale !

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