Ranki B3AT, Orbe, 2025
Installation musicale • © Luc Bertrand
Grande nouvelle pour les cinéphiles : pour sa 24e édition, la Nuit blanche a confié les clés de sa direction artistique à Valérie Donzelli. Réalisatrice de La Guerre est déclarée (2011), Marguerite et Julien (2015) ou encore de l’excellent L’Amour et les Forêts (2023), pour lequel elle a reçu le César de la meilleure adaptation, la Parisienne d’adoption a révélé ce jeudi 15 mai son intention de transformer Paris en un « immense plateau de cinéma » le 7 juin prochain.
« Œuvres vidéos, films dans la rue, ambiances sonores, sculptures, boum ambulante ou boîte à musique géante épouseront l’espace public et les salles, interrogeant notre rapport au monde et à l’autre », a-t-elle expliqué en avant-goût. Avec 11 projets officiels et 103 dans la programmation associée, cette édition mêle son 24e anniversaire aux 130 ans de la création du cinématographe, et place donc l’art sous le signe de l’image animée.
Parmi les projets phares, on pourra voir sur le parvis de la gare Montparnasse le court-métrage d’animation réalisé spécialement pour la Nuit blanche par Michel Gondry (né en 1963), à partir d’outils simples (des ciseaux, du papier et de la colle) ; au centre du film, une boîte à musique qui se transformera en installation sonore monumentale, située sur la place de la Bastille. Tournez la manivelle : vous entendrez résonner l’air contestataire de l’Internationale !
Michel Gondry, Quelle Nuit Blanche !, 2025
© Michel Gondry
Sur l’île Saint-Louis, le plasticien Adrien Lamm (né en 1977) investira le square Barye avec La Lune dans la maison, une cabane pensée comme un refuge, et dans laquelle l’intérieur et l’extérieur se confondent en un fascinant poème cosmique. Toujours sur l’île Saint-Louis, c’est la cheffe opératrice Céline Bozon (née en 1975) qui subjuguera les curieux avec une création lumineuse, transformant les extrémités de l’île en paysages immaculés, des « nuits blanches » prises au pied de la lettre.
Place Denfert-Rochereau, c’est dans les catacombes que l’on descendra (pour la première fois dans l’histoire de l’événement !) afin de découvrir un parcours sonore de 900 mètres, conçu par l’écrivain Xavier Donzelli et convoquant une partition entre musique et poésie, de Bach à Éliane Radigue en passant par les vers de Baudelaire, Nerval, Rimbaud.
Pedro Garcia Velasquez et l’ensemble Noun, Transymphonique, 2025
Musique
Plus au centre, l’église Saint-Eustache accueillera l’installation performative Tracé tressé, coconçue par les artistes Jean-Simon Roch et Geoffroy Pithon avec le chorégraphe Sulian Rios, tandis qu’une grande « B.P.M (Boum phosphorescente mobile) » sillonnera les bords du canal Saint-Martin, orchestrée par l’association d’artistes Downtown Périgord et Juliette Gelli.
Côté cinéma, on pourra assister à des projections de films d’Agnès Varda sur le parvis de la mairie du 14e arrondissement, de Chantal Akerman place des Fêtes, de Jacqueline Audry place Nathalie-Sarraute, ou encore d’Alice Guy sur la façade du 115 quai de Valmy. Enfin, des projections d’œuvres vidéo seront au programme du cinéma Les 7 Parnassiens, du théâtre de la Concorde et de la Fondation Vuitton. Ça tourne !
Nuit blanche 2025
Le samedi 7 juin 2025
Pour en savoir plus, consultez le site de la Mairie de Paris
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