Cinéma

5 films sur l’art primés au festival de Cannes

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Publié le , mis à jour le
Ça y est, le festival de Cannes a commencé à dérouler le tapis rouge de sa 78e édition, en attendant son palmarès qui sera dévoilé le 24 mai. Parmi les convoités Palme d’or, Grand Prix et autres Prix du jury, quels sont ceux qui ont couronné des films traitant d’une manière ou d’une autre de l’art ? De Picasso en pleine création à une satire du monde de l’art, réponse en cinq films.

En compétition de cette 78e édition du célèbre festival de cinéma, la réalisatrice américaine Kelly Reichardt replonge dans le monde de l’art, trois ans après avoir présenté sur la Croisette Showing Up, qui racontait le quotidien d’une sculptrice incarnée par Michelle Williams. Dans son nouveau long-métrage The Mastermind, il s’agira cette fois de l’histoire d’un vol d’œuvres par un artiste (joué par Josh O’Connor) au début des années 1970. De son côté, Wes Anderson montrera The Phoenician Scheme, un film autour d’un riche homme d’affaires (Benicio Del Toro) qui devrait, comme de coutume avec le réalisateur texan, receler son lot de clins d’œil à l’histoire de l’art.

En attendant le prochain palmarès dévoilé le 24 mai, retour sur cinq films qui, en portant leur regard sur l’art, ont marqué les précédentes éditions du festival de Cannes, au point d’y recevoir un prix voire même la prestigieuse Palme d’or.

Le Mystère Picasso de Henri-Georges Clouzot : un grand maître en action

Pablo Picasso à l’œuvre dans « Le Mystère Picasso » de Henri-Georges Clouzot
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Pablo Picasso à l’œuvre dans « Le Mystère Picasso » de Henri-Georges Clouzot

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© Le Mystère Picasso, Collection Gaumont © Picasso Administration 2021

Avec ce film, Henri-Georges Clouzot tente de percer le « mystère » de la création en révélant le processus de composition, entre dessin et peinture, de Pablo Picasso au moyen d’un ingénieux dispositif, une toile transparente qui permet de saisir l’œuvre en train de se faire. Une expérience aussi surprenante que rare qui fut couronnée du Prix du jury en 1956 !

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Le Mystère Picasso

Réalisé par Henri-Georges Clouzot

1956 · 78 min.

Blow-Up de Michelangelo Antonioni : meurtre sur papier argentique

Film culte du Swinging London et Palme d’or en 1967, Blow-Up de l’Italien Michelangelo Antonioni fait le récit troublant d’un photographe de mode (incarné par David Hemmings) qui, après avoir saisi à la dérobée un couple en train de s’embrasser dans un parc, découvre sur ses clichés d’étranges éléments. En les agrandissant, ceux-ci semblent alors lui révéler un meurtre qu’il aurait surpris. S’ensuit une quête vertigineuse interrogeant ce que l’image peut percevoir du réel ou, au contraire, créer d’illusion.

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Blow-Up

Réalisé par Michelangelo Antonioni

1967 · 111 min.

Ivre de femmes et de peinture d’Im Kwon-taek : immersion dans la vie d’un artiste coréen exalté

Prix de la mise en scène en 2002, Ivre de femmes et de peinture d’Im Kwon-taek retrace le parcours, à la fin du XIXe siècle, de l’artiste coréen Jang Seung-eop, dit Owon. Dans ce biopic édifiant à la forme très romanesque, la soif de création, alliée à celle des femmes et de l’alcool, est rendue grâce à une immersion dans la vie du peintre. Plein de fougue, celui-ci est alors saisi, avec un certain lyrisme, en pleine composition de ses œuvres.

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Ivre de femmes et de peinture

Réalisé par Im Kwon-taek

2002 · 117 min.

The Square de Ruben Östlund : brillante satire du monde de l’art

Terry Notary dans « The Square » de Ruben Östlund
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Terry Notary dans « The Square » de Ruben Östlund, 2017

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© Plattform Produktion/Arte France Cinema / BBQ_DFY / Aurimages

Avec The Square en 2017, Ruben Östlund recevait sa première Palme d’or. En suivant un conservateur de musée (Claes Bang) préparant une exposition, le film du réalisateur suédois croque le monde de l’art contemporain en révélant, dans une satire acide, toutes ses contradictions et l’hypocrisie derrière la bienveillance affichée. En prime, une scène d’anthologie se déroulant durant une soirée de gala voit la performance d’un artiste imitant un gorille complètement dégénérer dans un pur accès de violence dévastateur.

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The Square

Réalisé par Ruben Östlund

2017 · 142 min.

Portrait de la jeune fille en feu de Céline Sciamma : la peinture plus sensuelle que jamais

À gauche, Adèle Haenel dans le rôle d’Héloïse. À droite, Noémie Merlant dans le rôle de Marianne pour le film « Portrait de la jeune fille en feu »
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À gauche, Adèle Haenel dans le rôle d’Héloïse. À droite, Noémie Merlant dans le rôle de Marianne pour le film « Portrait de la jeune fille en feu », 2020

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© Liliesfilms

Couronné du prix du meilleur scénario en 2019, le quatrième long-métrage de la Française Céline Sciamma se déroule au XVIIIe siècle sur une île bretonne où une peintre, Marianne (Noémie Merlant), est chargée de réaliser le portrait d’Héloïse (Adèle Haenel) à la veille d’un mariage avec un noble milanais que cette dernière refuse. Sensuel et flamboyant, le film fait de l’observation du corps du modèle par Marianne le cœur du récit tandis qu’une passion se noue entre les deux femmes, l’art devenant alors le médium par lequel s’expriment leurs sentiments.

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Portrait de la jeune fille en feu

Réalisé par Céline Sciamma

2019 · 120 min.

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