Erik Johansson, Full Moon Service, 2017
©Erik Johansson
Dans la rase campagne suédoise, entre chien et loup, deux individus en combinaison blanche s’affairent silencieusement ; l’un perché sur un grand escabeau, une pleine lune dans les mains, l’autre occupé à remiser les astres dans sa camionnette estampillée « Full Moon Service ». L’image du photographe Erik Johansson, comme sortie d’un rêve, n’a rien à enlever aux visions (lunaires) des surréalistes. L’artiste, d’ailleurs, s’en réclame.
Né en 1985, Erik Johansson aime à semer le doute chez le spectateur. Ses images, actuellement présentées à l’Institut Suédois à Paris, se lisent comme des énigmes visuelles complexes, dont la réponse serait d’une simplicité presque enfantine. Chacune d’entre elles nécessite plusieurs semaines à plusieurs mois de travail. Johansson imagine d’abord ses compositions sur le papier : un dessin, puis un autre, avant de leur donner vie en 3 dimensions, dans des décors souvent fabriqués maison (comme en témoignent les coulisses de Fool Moon Service). Vient enfin le temps des minutieuses retouches sur ordinateur, où le photographe modifie la lumière, la perspective… Créant ainsi des univers oniriques, absurdes et pourtant étrangement familiers. Où la fantaisie s’invite dans chaque détail.
Erik Johansson. Les idées viennent la nuit
Du 18 février 2022 au 24 avril 2022
Institut suédois • 11 Rue Payenne • 75003 Paris
paris.si.se
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