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Le plus fou des codex bientôt édité

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Anonyme, Cipher manuscript (manuscrit de Voynich)
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Anonyme, Cipher manuscript (manuscrit de Voynich), vers 1401-1599

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Le manuscript découvert en 1912 par Wilfrid M. Voynich

© Coll. générale, Beinecke Rare Book and Manuscript Library, Yale University

On y trouve un texte indéchiffrable aux formes sinueuses, des illustrations de plantes surréalistes, des racines à visage humain, des fleurs disproportionnées, des feuilles monstrueuses. Il y a aussi une myriade de nymphes se prélassant nues dans des bassins verdâtres alimentés par des tuyaux à l’allure d’intestins, des inventaires pharmacologiques, des mandalas composés d’étoiles, de boucs et de symboles obscurs. Mélange de botanique, d’herbologie, d’astrologie, d’astronomie voire de balnéothérapie, le manuscrit de Voynich est-il un traité d’alchimie, le fruit d’un canular, l’œuvre d’un génie, d’un savant fou ou encore un livre d’artiste ? Échappant depuis des siècles aux meilleurs cryptographes, ce manuscrit du XVe siècle, découvert à Rome par l’antiquaire Wilfrid M. Voynich en 1912, est la plus grande et sûrement la plus belle énigme dans l’histoire de la bibliophilie.

Cipher manuscript (manuscrit de Voynich)
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Cipher manuscript (manuscrit de Voynich), vers 1401–1599

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Le manuscript découvert en 1912 par Wilfrid M. Voynich

© Coll. générale, Beinecke Rare Book and Manuscript Library, Yale University

Convoité par de nombreux commissaires d’exposition de par le monde et précieusement conservé dans un coffre par la bibliothèque de Yale, le mystérieux codex est accessible non seulement en version numérique mais aussi bientôt sous la forme de 898 fac-similés d’une qualité inouïe, si fidèles à l’original que taches, plissures et déchirures sont apparentes. Réalisées par la maison d’édition espagnole Siloé à qui il a fallu dix ans de négociations pour en obtenir les droits, ces répliques inédites attendues pour septembre alimenteront probablement, une fois encore, de folles spéculations. Au regret de décevoir les acharnés, il faut bien noter que les spécialistes sont de plus en plus nombreux à penser que le texte calligraphié est en réalité dénué de sens. Serait-il alors l’écriture automatique proférée par un spirite guidé par un esprit ? N’allons pas plus loin. Une seule chose est sûre, cette œuvre est un générateur de récits : chacun y projette ce qu’il veut.  Si l’expérience vous tente…

Anonyme, Cipher manuscript (manuscrit de Voynich), vers 1401-1599

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Le manuscript découvert en 1912 par Wilfrid M. Voynich

© Coll. générale, Beinecke Rare Book and Manuscript Library, Yale University

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Le manuscript découvert en 1912 par Wilfrid M. Voynich

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Le manuscript découvert en 1912 par Wilfrid M. Voynich

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Le manuscript découvert en 1912 par Wilfrid M. Voynich

© Coll. générale, Beinecke Rare Book and Manuscript Library, Yale University

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Le manuscrit entièrement numérisé, à consulter ou à télécharger, sur le site de la Beinecke Library de Yale

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