Jean-Auguste-Dominique Ingres, Paolo et Francesca, 1819
Huile sur toile • 48 × 39 cm • Coll. Musée de Beaux-Arts, Angers • © RMN Grand-Palais / Benoît Touchard
Né de la redécouverte du Moyen Âge après la Révolution et d’une certaine lassitude vis-à-vis de l’austérité néoclassique, le style troubadour, ou genre anecdotique, est d’abord pictural : les tableaux, de petit format et de facture lisse, tirent leurs sujets de l’histoire de France, du Moyen Âge en particulier, dont ils retiennent les anecdotes. Ce mouvement, apparu sous l’Empire, s’épanouit pendant la Restauration. Dès les années 1820, cependant, il cède la place à la fougue du romantisme, dont il est un précurseur. Simultanément, le style néogothique, venu d’Angleterre, est la continuation du style troubadour dans les arts décoratifs et l’architecture.
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11 janvier 2025
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Draguignan
11 janvier 2025
Léonard, Raphaël ou Michel-Ange pinceau à la main, s’activant dans l’atelier, rendant son dernier souffle ou en compagnie d’une amante… Dans ces tableaux fourmillant de détails, des artistes du XIXe siècle redonnent vie à leurs idoles de la Renaissance en s’inspirant de légendes livresques souvent farfelues. Fraîchement rénové, le musée des Beaux-Arts de Draguignan, dans le Sud, nous régale avec une exposition bien ficelée dédiée à ce sous-genre croustillant de la peinture troubadour.