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5 expos coups de cœur (et gratuites) à voir en galeries à Paris

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Publié le , mis à jour le
Peinture, céramique, sculpture, installation… En février et mars, il y a de belles et bonnes découvertes à faire dans les galeries de la capitale ! Beaux Arts a retenu pour vous quelques expositions de talents de tous horizons à admirer gratuitement. Suivez-nous !

Une exposition collective autour du thème du chien, de sublimes tableaux-céramiques, ou encore des sculptures qui, étonnamment, fleurent bon la naphtaline… Le meilleur de l’art à voir en ce moment dans les galeries à Paris, c’est par ici !

Tout au long du mois de février et jusqu’à la mi-mars, n’hésitez pas à pousser les portes de ces adresses – souvent fraîchement inaugurées, jeunes et pleines d’idées – que nous avons sélectionnées pour vous.

Dans la lumière d’Aiko Miyanaga chez Le Clézio Gallery

Aiko Miyanaga, Valley of sleeping sky -prone tiger-
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Aiko Miyanaga, Valley of sleeping sky -prone tiger-, 2023

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Boite en verre, naphthaline, technique mixte (d’après un moule en plâtre de Tozan Miyanaga) • 30 × 40 × 28 cm • © Aiko Miyanaga / Courtesy of Toyama Glass Art Museum / Mizuma Art Gallery / Le Clezio Gallery / Photo Kioku Keizo

C’est le fruit d’une expérience intime et poétique qui tient en quelques sculptures, fragiles et éternelles. Aiko Miyanaga (née en 1974) n’avait jamais osé toucher aux caisses en bois qui végétaient dans l’atelier familial. Puis, un jour de 2020, la sculptrice découvre, à l’intérieur, des moules en plâtre de Sèvres, en deux parties, incomplets, lourds et blancs, qui appartenaient à son arrière-grand-père Tozan Miyanaga. Cet aïeul fut l’un des coordinateurs d’exposition du pavillon du Japon pendant l’Exposition universelle de Paris en 1900 et avait collaboré avec le céramiste Numata Ichiga, le seul Japonais de l’époque à étudier à la manufacture de Sèvres. Ce passé se cristallise aujourd’hui dans la première exposition d’Aiko Miyanaga en France, orchestrée par Le Clézio Gallery. L’artiste y met en lumière ses œuvres de verre et de naphtaline, son matériau de prédilection, redonnant vie à des formes animales endormies depuis plus d’un siècle : « Les formes absentes qui sommeillaient depuis longtemps à Kyoto sont maintenant, à Paris, reliées entre elles entre passé, présent et futur », note-t-elle.

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Aiko Miyanaga - souffle de lumière : 1900-2025

Du 6 février 2025 au 6 avril 2025

La scène franco-italienne à la galerie Romero Paprocki

Vue de l’exposition « Le cose che non sappiamo » à la Galerie Romero Paprocki, Paris, 2025
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Vue de l’exposition « Le cose che non sappiamo » à la Galerie Romero Paprocki, Paris, 2025

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© Adrien Thibault

Dans la vie, il y a ce que l’on sait ; et ce que l’on ne connaît pas. Par nature, il est des choses qui nous échappent…  C’est à cette limite que s’intéressent les artistes réunis par la galerie Romero Paprocki dans une exposition non consensuelle intitulée « Le cose che non sappiamo » (« Les choses que nous ne savons pas »), imaginée par Rossella Traverso. La commissaire a convoqué treize artistes italiens travaillant entre l’Italie et la France – Beatrice Alici, Andrea Barzaghi, Claudio Coltorti, Giuseppe Lo Cascio, Giulia Mangoni, Matisse Mesnil, Pietro Moretti, Lulù Nuti, Marta Ravasi, Luca Resta, Luca Rubegni, Erik Saglia et Sofia Silva –, lesquels explorent, par la peinture, la sculpture et l’installation, les tensions entre certitudes et doutes. Revivifiant et surprenant : andiamo !

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Le cose che non sappiamo

Du 1 février 2025 au 1 mars 2025

www.romeropaprocki.com

Les tableaux-céramiques d’Héloïse Rival à la galerie Prima

Héloise Rival, Tout pour toi
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Héloise Rival, Tout pour toi, 2024

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Céramique Émaillée • 40 × 30 cm • Courtesy Héloise Rival / Galerie Prima

Diplômée en image imprimée en 2017 de l’École nationale supérieure de La Cambre à Bruxelles, Héloïse Rival (née en 1990) s’est orientée dès 2018 vers la céramique murale, avec un talent plein de maturité. Pour s’en convaincre, il suffit d’admirer la série d’une vingtaine « d’hybrides plastiques », ses tableaux-céramiques, que révèle actuellement la jeune galerie Prima, laquelle présentera aussi l’artiste à la prochaine édition d’Art Paris au printemps. On admire aussi une frise de huit mètres et une installation murale à grande échelle, où planent chimères, symboles et riches ornements. Il y est question de maternité, de naissance, d’amour… C’est à même le sol, accroupie dans ses escaliers, que l’artiste a enfanté ces pièces sublimes ; elle a griffé la terre crue, avant de la recouvrir d’émail peint. L’art est depuis devenu son « garde-fou » et son « fou de grâce », résume cet accrochage.

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Héloïse Rival – Garde Fou (fou de grâce)

Du 31 janvier 2025 au 1 mars 2025

galerieprima.com

Une expo collective qui a du chien à la galerie Double V

Thomas Mailaender, Hot Dog
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Thomas Mailaender, Hot Dog, 2015

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Impression sur aluminium et cadre en bois de chêne • 65 × 45 cm

C’est un thème qui fait japper pas mal d’artistes. Compagnon fidèle, héros discret des grandes épopées humaines et de nos vies, des fresques rupestres aux selfies sur les réseaux sociaux, le chien est une muse. Sa laisse lâchée, il est la star de cette exposition collective de la galerie Double V, qui réunit onze artistes rendant hommage à notre ami canidé. L’accrochage est au poil et a beaucoup de chien ! On se met à quatre pattes devant le Rover – en polyuréthane mais plus vrai que nature – du sculpteur Peter Simpson (né en 1989), on remue la queue devant le facétieux Hot Dog photographié par Thomas Mailaender (né en 1979) entre deux tranches de pain brioché, mais on évite de caresser le « chien méchant » (Cave Canem) d’Alice Guittard (née en 1986) en marbre, inspiré des mosaïques romaines.

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The Dog In Me

Du 13 février 2025 au 29 mars 2025

www.double-v-gallery.com

Les émouvants portraits de Johanna Tordjman à la galerie Oddity

Johanna Tordjman, Regis
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Johanna Tordjman, Regis, 2024

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Huile sur toile • 100 × 150cm

Née en 1990, en banlieue parisienne, Johanna Tordjman a découvert très tôt sa passion pour le dessin et, à l’âge de 25 ans, a fait de la peinture son principal médium. Du bout de sa palette, l’artiste creuse, dans cette exposition à la galerie Oddity, le sillon de l’immigration en France. Inspirée par l’histoire personnelle de l’arrivée de ses grands-parents d’Algérie en 1961, Johanna Tordjman emprunte les routes de l’exil et de l’enracinement à travers une série de peintures originales, toutes brossées à partir de documents d’archives familiales. En une trentaine de portraits à l’huile, souvent réalisés avec pour modèle des photos d’identité – cachet gravé faisant foi –, on plonge dans l’intimité de trajectoires venues de divers horizons, du Sénégal au Pérou, en passant par le Cameroun, la Pologne ou l’Italie… Ces visages anonymes, ces yeux, ces sourires, font la France.

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Octobre 61 - Visages d’exil, voix d’avenir

Du 27 février 2025 au 2 mars 2025

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