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6 expos de design qui nous inspirent

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Publié le , mis à jour le
Ne comptez pas seulement sur les maîtres de l’histoire de l’art pour vous en mettre plein la vue en cette saison des fêtes ! Le design aussi a sa part de magie, entre les effets pailletés de Memphis, les objets cosmiques exposés à la Cité du design ou encore les affiches seventies de l’enseigne Prisunic. Voici six expositions qui ne manquent pas de style.

1. Le mobilier déluré de Memphis débarque au Printemps

Au 6e étage du grand magasin parisien, dans la galerie de l’enseigne Made in Design, se niche actuellement une foisonnante sélection de mobilier conçu par le groupe italien Memphis, dans les années 80. On y retrouve quelques-unes de leurs icônes, mais aussi des objets rares et des créations récentes telles que la collection Night Tales du designer japonais Masanori Umeda : un lit et un canapé hauts en couleur conçus dans le même esprit que son fameux ring de boxe, mais cette fois inspirés des estampes érotiques du maître Kitagawa Utamaro (1753–1806)… Dans cet espace inattendu, dégradés de couleurs, objets loufoques, paillettes et motifs sur papiers peints déclenchent un véritable feu d’artifice ! L’occasion de s’offrir une de ces pièces exclusives ou en édition limitée, dont les prix varient entre 30 € et 55 000 €…

Vue de l’exposition « Umeda & Memphis – Dialogues sensoriels ». Lampe de table Oceanic par Michele de Lucchi (1981). Lampe de table Ashoka (1981) et la lampe de table Bay (1983) par Ettore Sottsass
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Vue de l’exposition « Umeda & Memphis – Dialogues sensoriels ». Lampe de table Oceanic par Michele de Lucchi (1981). Lampe de table Ashoka (1981) et la lampe de table Bay (1983) par Ettore Sottsass

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© 2021 LEA BOEGLIN

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Umeda & Memphis. Dialogues sensoriels

Du 21 octobre 2021 au 8 janvier 2022

www.printemps.com

2. Sottsass sous toutes ses coutures

Si le mouvement Memphis fascine toujours autant, c’est en grande partie grâce à son fondateur Ettore Sottsass (1917–2007), designer, architecte et écrivain – ennemi juré du rationalisme, pour le plus grand plaisir des yeux ! Au Centre Pompidou, une merveilleuse exposition rend hommage à ce génie du design, en réunissant plusieurs centaines de ses œuvres, des plus emblématiques aux plus intimes, parmi lesquelles dessins, objets ou encore photographies de voyage. La salle la plus remarquable ? Une reconstitution de son impressionnante exposition à Stockholm en 1969, où de monumentales céramiques s’élèvent comme une forêt de totems pop. Mais ne passez pas non plus à côté de la vitrine d’agendas anticonformistes de l’artiste, et de ses planches montrant d’incroyables cités abandonnées, preuves de sa créativité débordante !

Vue de l’exposition “Ettore Sottsass : L’objet magique”
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Vue de l’exposition “Ettore Sottsass : L’objet magique”

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© Centre Pompidou, Paris / Photo : Audrey Laurans

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Ettore Sottsass, l'objet magique

Du 13 octobre 2021 au 3 janvier 2022

www.centrepompidou.fr

3. À la (re)découverte des femmes designers

Charlotte Perriand, Florence Knoll, Eileen Gray, Ray Eames… Elles ont révolutionné le domaine du design, souvent dans l’ombre de leurs collaborateurs masculins. Actuellement, leurs créations – provocantes, avant-gardistes, graphiques – s’exposent dans un vaste parcours au Vitra Design Museum dont l’enjeu est colossal : il s’agit de retracer les 120 dernières années de leur participation à l’histoire du design, sortir de l’ombre certains noms encore inconnus du grand public et déceler les raisons de leur effacement. La découverte la plus frappante ? Sûrement l’obsession avant-gardiste des femmes à penser au développement durable, quelle que soit la décennie. Une exposition aussi passionnante que nécessaire, dévoilant d’incroyables destins.

Vue de l’exposition « Here we are »
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Vue de l’exposition « Here we are »

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© Vitra Design Museum/ Photo : Christoph Sagel / © VG Bild-Kunst, Bonn 2021

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Here We Are! Frauen im Design 1900 – heute

Du 23 septembre 2021 au 6 mars 2022

www.design-museum.de

4. Vivre (concrètement) sur une autre planète

Connaissez-vous l’Homo Spatius ? C’est le nom inventé par la Cité du design de Saint-Étienne pour désigner notre espèce actuelle, espérant quitter la Terre pour conquérir l’espace. Car depuis le premier pas sur la Lune en 1969, l’Homme ne pense qu’à ça… Au point d’insuffler un vent cosmique jusque dans les intérieurs : casques de cosmonautes, fusées, robots et planètes deviennent des sources d’inspiration pour les designers, qui reprennent leurs formes ou leurs matériaux de pointe. Parfois même, tels des ingénieurs, ces derniers se mettent à penser la vie sur de lointaines planètes ! Des nouvelles esthétiques naissent alors, faites de lignes courbes et épurées : une certaine idée du futur… Conçu en collaboration avec le Centre national d’études spatiales, le parcours mêle maquettes, photographies, prototypes et dessins, qui élargissent notre champ d’horizon. Alors, parés au décollage ?

Vue de l’exposition « Homo Spatius, designers de l’espace »
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Vue de l’exposition « Homo Spatius, designers de l’espace »

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© Alexis Bertrand, ADAGP, Paris 2021 2021 / © Seghir Zouaoui / Cité du design

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Homo Spatius

Du 3 novembre 2021 au 30 janvier 2022

www.citedudesign.com

5. Quand l’art flirte avec le design…

Une belle initiative : actuellement, le Design Museum de Bruxelles invite les œuvres d’art du musée d’Ixelles (temporairement fermé) à résonner avec sa propre collection de design. Le résultat est aussi séduisant que ludique : on y trouve l’oiseau en bois conçu par le couple de designers Charles et Ray Eames sous celui, décharné, de l’artiste Cindy Wright ; un fauteuil en plastique gonflable aux côtés d’un portrait de femme assoupie ; ou encore un arrosoir Ikea non loin d’une peinture florale. Les connexions sont tantôt formelles, tantôt spirituelles, mais suffisamment évidentes pour charmer l’œil. Autre originalité, la plupart des objets exposés sont en plastique – et témoignent de l’incroyable capacité des designers à façonner ce matériau et jouer avec ses effets de transparence. Fascinant !

« Vållö » par Monika Mulder et « La dame au bol de tulipes » par Robinson Alexander
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« Vållö » par Monika Mulder et « La dame au bol de tulipes » par Robinson Alexander

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@ Design Museum Brussels / Musée d’Ixelles

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Crush. Unexpected encounters between design and art

Du 21 octobre 2021 au 6 mars 2022

designmuseum.brussels

6. L’épopée Prisunic et ses trésors à bas prix

Le musée des Arts Décoratifs prouve à nouveau son talent pour les scénographies spectaculaires, cette fois grâce à la designer India Mahdavi qui dévoile avec humour et réjouissance la passionnante aventure de Prisunic – enseigne ayant fusionné en 1997 avec Monoprix. Des réfrigérateurs en guise de vitrines, des caddies et caisses enregistreuses, des packagings et affiches publicitaires… À certains endroits, le musée se transforme en un étonnant supermarché ! Conçu dans les salles permanentes, le parcours invite le visiteur à repérer (grâce à une signalétique colorée) les collaborations de l’enseigne avec des designers, de Constance Guisset à, encore une fois, India Mahdavi. Des projets qui illustrent à merveille le slogan de la maison : « Le beau au prix du laid », et que l’on peut retrouver exceptionnellement en vente sur le site de Monoprix, à l’occasion de cette rétrospective. À vos chariots !

Vue l’exposition « Le Design pour tous : de Prisunic à Monoprix, une aventure française »
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Vue l’exposition « Le Design pour tous : de Prisunic à Monoprix, une aventure française »

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© MAD, Paris / photo : Christophe Dellière

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Le design pour tous : de Prisunic à Monoprix, une aventure française

Du 2 décembre 2021 au 15 mai 2022
Populaires par nature, Prisunic et Monoprix ont produit un design accessible à tous : « le beau au prix du laid », pour l’un, un objet qui s’emporte sous le bras pour l’autre. Le MAD célèbre l’anniversaire conjoint des deux enseignes, fondées voilà quatre-vingt-dix ans, avec une exposition placée sous le commissariat de Marianne Brabant et scénographiée par India Mahdavi. Suite induite de « Mobi Boom – L’explosion du design en France (1945-1975) » en 2010, « Le design pour tous – De Prisunic à Monoprix : une aventure française » réunit plus de 500 pièces et oeuvres graphiques qui ravivent le souvenir d’une culture marchande érigée en style. Ou l’art de sacraliser l’utilitaire quotidien en comblant le fossé créatif qui sépara Prisunic de Monoprix pendant les Trente Glorieuses. L’ensemble étalé sur des centaines de mètres carrés procède par inséminations, dialogues et parallèles. Références iconiques, manifestes oubliés, images gravées dans les mémoires : c’est un inventaire de tous les jours que le MAD invite à explorer.

madparis.fr

Retrouvez dans l’Encyclo : Charlotte Perriand

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