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André Kertesz, Nobuyoshi Araki… L’amour célébré par 16 photographes dans une réjouissante expo à Paris

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Mark Steinmetz, Stone Mountain, Georgia, Past K Ville
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Mark Steinmetz, Stone Mountain, Georgia, Past K Ville, 1994

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© Mark Steinmetz / Courtesy in camera galerie

L’hiver est long, trop long. Résolue à ramener un peu de lumière et de tendresse dans cet horizon frileux, la galerie In camera, à Paris, a ouvert le 13 février dernier, veille de la Saint-Valentin, une exposition collective de photographies sobrement intitulée « Love ».

Sur les murs, des embrassades, des baisers, des mains entrelacées racontent l’amour ; vu par 16 photographes aux approches radicalement différentes, de l’esthétique léchée d’un œil très mode à la spontanéité floue d’un arpenteur de rues.

D’embrassades en valses des corps

Eva Rubinstein, Couple de près, Minnesota
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Eva Rubinstein, Couple de près, Minnesota, 1977

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© Eva Rubinstein / Courtesy in camera galerie

L’histoire pourrait commencer par exemple avec Jean Noël de Soye (né en 1955), fondateur de la galerie, qui saisit un rendez-vous nocturne entre un cycliste et une silhouette appuyée contre un mur (Tuléar, Madagascar, 2004). Elle pourrait se poursuivre avec la Franco-Américaine Jane Evelyn Atwood (née en 1947), photographe des marginaux, qui braque son appareil sur une embrassade fiévreuse dans l’étroitesse d’un parloir de prison (Parloir intérieur. Maison d’arrêts de femmes de Dijon, France, 1991).

Avant de se terminer avec les caresses de chairs nues de l’Américaine d’origine polonaise Eva Rubinstein (née en 1933), dont l’objectif est si proche de ses sujets qu’il semble inviter le spectateur dans la danse des corps amants (Couple de près, Minnesota, 1977). Il y a aussi les détours. Comme celui du photographe de mode sud-africain Koto Bolofo (né en 1959), qui dépeint l’aspect sculptural d’un corps embrassé par des bras tendres et fermement arrimés (Skin Deep, 2008).

Un accrochage multiforme

Celui, encore, de l’Américain Mark Steinmetz (né en 1961), qui a posé son appareil au ras du sol pour arrêter la course du temps, juste un instant, et se souvenir toujours de ce ciel regardé à deux, allongés sur le sol, les mains réunies (Stone Mountain, Georgia, Past Kville, 1994). L’amour est multiforme et universel, semble enfin raconter cet accrochage qui réjouit le cœur et l’âme.

Qu’il s’exprime dansant dans un bal musette (André Kertész) ou en boîte de nuit (Paul Kodjo), hanté d’un désir fiévreux (Nobuyoshi Araki) ou attrapé en ombres chinoises (Claudine Doury), il demeure, toujours, diablement photogénique.

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Love

Du 13 février 2025 au 29 mars 2025

www.incamera.fr

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