ART CONTEMPORAIN

Le musée Guimet dévoile l’œuvre de T’ang Haywen, peintre chinois à Paris

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Publié le , mis à jour le
Moins connu que son contemporain et compatriote Zao Wou-Ki, le peintre chinois T’ang Haywen dévoile la richesse et la variété de son travail dans une exposition exceptionnelle au musée Guimet, à Paris.
T’ang Haywen, Sans titre
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T’ang Haywen, Sans titre, 1968

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© GrandPalaisRmn (musée Guimet, Paris) / Thierry Ollivier © T’ang Haywen / ADAGP, Paris, 2024

Lorsque T’ang Haywen (1927–1991) arrive à Paris en 1948, c’est sous le prétexte de venir faire ses études de médecine. Il n’en sera finalement jamais question : le jeune Chinois fréquente plutôt l’académie de la Grande-Chaumière et le bouillonnant quartier du Montparnasse. Sa vocation est toute trouvée : il sera peintre.

C’est ce parcours méconnu que le musée Guimet expose jusqu’au 17 juin : une œuvre variée, au croisement d’influences asiatiques et occidentales, à la frontière poreuse du figuratif et de l’abstraction. C’est l’occasion d’admirer une partie de l’incroyable donation faite au musée Guimet (200 peintures et 400 pièces d’archives), ce qui en fait la plus grande collection muséale d’œuvres de l’artiste.

Des œuvres exposées pour la première fois

T’ang Haywen, À gauche : « Carte de vœux », 1955-1960 ; À droite : « Sans titre », 1983-1984
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T’ang Haywen, À gauche : « Carte de vœux », 1955–1960 ; À droite : « Sans titre », 1983–1984

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À gauche : © T’ang Haywen Archives © T’ang Haywen / ADAGP, Paris, 2024 ; À droite : © GrandPalaisRmn (musée Guimet, Paris) / Michel Urtado © T’ang Haywen / ADAGP, Paris, 2024

L’exposition, chronologique, présente dans un premier espace ses créations de jeunesse, des encres colorées de paysages quelquefois très identifiables, ou parfois si liquides qu’ils en deviennent abstraits. Il y a aussi de touchantes cartes de vœux envoyées à ses amis ou des carreaux de céramique décorés dans les années 1960, autant de pièces inédites tirées de son atelier et exposées pour la première fois.

 

Petits formats, faciles à transporter

Puis viennent les œuvres de la maturité : des diptyques épurés à l’encre de Chine, de minuscules triptyques colorés évoquant, au choix, des paravents chinois ou les Nymphéas de Monet, et de petits formats carrés à la puissance graphique troublante. Le peintre était, en effet, un grand voyageur, préférant les formats modestes facilement transportables.

T’ang Haywen, Sans titre
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T’ang Haywen, Sans titre, 1985

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© T’ang Haywen Archives © T’ang Haywen / ADAGP, Paris, 2024

Une dernière section présente des portraits rapidement esquissés à l’encre et au pinceau, et replace T’ang Haywen parmi ses contemporains Zhang Daqian ou encore Chu Teh-Chun. La parenté, évidente, ne fait que renforcer l’intérêt pour la découverte de cette œuvre d’une richesse surprenante.

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T'ang Haywen. Un peintre chinois à Paris (1927-1991)

Du 6 mars 2024 au 17 juin 2024

www.guimet.fr

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