Façade principale du Kunsthistorisches museum de Vienne
© KHM-Museumsverband
Il vient de souffler ses 130 bougies ! Conçu comme un véritable temple de l’art dès son édification, en 1871 – ce qui en fait l’un des plus anciens musées du monde – le Kunsthistorisches museum de Vienne (musée d’Histoire de l’art) en impose avec sa majestueuse architecture inspirée des palais de la Renaissance, toute de marbre, d’or et de stuc. En empruntant son monumental escalier surmonté d’une coupole, on accède à quatre niveaux abritant des collections allant de l’Égypte antique à l’art du XVIIIe siècle. En tout, 250 000 œuvres nécessitant, au bas mot, une journée de visite ! En outre, le cabinet d’art (Kunstkammer), entièrement rénové entre 2002 et 2012, présente de très rares pièces d’orfèvrerie et objets précieux. Mais c’est surtout pour admirer sa fabuleuse collection de peinture que se pressent chaque année des centaines de milliers visiteurs.
Il y a de quoi être intimidé ! Cette institution (nommée aussi KHM) se situe sur l’une des plus belles artères au monde : le Ring. Construit autour du centre de la capitale autrichienne, ce large boulevard est bordé de parcs et des grands monuments de la ville tels que le Burgtheater, le musée d’Histoire naturelle (jumeau parfait du Kunsthistorisches), le Parlement autrichien ou encore le somptueux palais Ephrusi, offrant un véritable voyage dans la Vienne impériale. C’est pour conserver la très riche collection des Habsbourg, constituée entre les XVe et XIXe siècles, que l’empereur François-Joseph fit bâtir ce musée inauguré en 1891. Les collections plus spécifiquement consacrées aux instruments de musique, aux armures ou aux carrosses sont disséminées dans d’autres bâtiments viennois.
Reflet de la puissance de l’empire des Habsbourg, la longue galerie de peintures du Kunsthistorisches regorge de chefs-d’œuvre, dont la plus grande collection au monde de Brueghel l’Ancien. Ne manquez pas sa fourmillante Tour de Babel (vers 1563) dans laquelle se perdre de longues minutes ! Parmi les plus belles toiles, un minutieux Portrait de Jane Seymour (vers 1536–1537) par Hans Holbein le jeune, La Madone à la prairie (vers 1506) de Raphaël, le Portrait d’Isabelle d’Este (1534–1536) de Titien ou encore l’Art de la peinture (1666) de Vermeer.
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