Art contemporain

5 galeries d’art incontournables à Lille

Par

Publié le , mis à jour le
À une heure de Paris et moins de 45 minutes de Bruxelles en train, Lille cultive depuis plusieurs décennies son identité de capitale culturelle du nord de la France. Dotée de nombreux musées, dont l’exceptionnel Palais des beaux-arts, et d’un incontournable rendez-vous d’art contemporain, Lille3000, la ville est aussi riche en galeries. La preuve par cinq.

Le saviez-vous ? Hormis les grandes foires d’art parisiennes que sont Art Basel Paris, Paris Photo ou Art Paris, il existe en régions de nombreux rendez-vous du même acabit. Comme la foire ST-ART à Strasbourg, BAD+ à Bordeaux, Art-o-rama à Marseille, Grenoble Art Up!

Du 13 au 16 mars, la métropole lilloise accueillera ainsi Lille Art Up!, une grande foire d’art contemporain créée en 2008 qui rassemble chaque année une centaine de galeries. Une belle occasion de partir à la découverte de la ville du Nord et de ses bonnes adresses. Suivez le guide !

La galerie Bacqueville, pointue et généreuse

Vue de l’exposition collective « Mouvements » à la galerie Bacqueville, Lille, 2020
voir toutes les images

Vue de l’exposition collective « Mouvements » à la galerie Bacqueville, Lille, 2020

i

Courtesy Galerie Bacqueville

Installée dans un immeuble discret de la rue Thiers, la première galerie de cette sélection a été créée en 2012 par Cédric Bacqueville. Celui-ci raconte avoir eu envie de devenir galeriste alors qu’il n’était encore qu’adolescent et travaillait dans un atelier d’encadrement : émerveillé par l’émotion que pouvait provoquer une œuvre d’art, il a eu envie d’en faire son métier. Depuis, la galerie s’est taillé une réputation d’excellence en exposant d’intéressants talents émergents (Côme Clérino) comme confirmés (Raphaël Denis, Norman Dilworth), avec une attention toute particulière pour la photographie (Bérangère Fromont, Gautier Deblonde et ses photographies stupéfiantes d’ateliers de créateurs tels que Ron Mueck ou Ai Weiwei). Également éditrice de catalogues d’artistes, la galerie s’est implantée en 2019 à Flessingue aux Pays-Bas, confirmant son ancrage dans le nord-ouest de l’Europe. Une visite indispensable tant on y est bien reçu !

Arrow

Galerie Bacqueville

Des découvertes et des cours à la galerie Collégiale

Vue des sculptures de Lisbeth Delisle à la galerie Collégiale, Lille, 2023
voir toutes les images

Vue des sculptures de Lisbeth Delisle à la galerie Collégiale, Lille, 2023

i

© Galerie Collégiale, Lille

C’est la plus ancienne galerie de notre parcours : créée en 1991 et installée depuis 2008 au rez-de-chaussée d’une maison de maître du sympathique quartier de Moulins, la galerie Collégiale (du nom de sa première adresse dans la rue éponyme) est particulièrement agréable avec ses grandes fenêtres aux courbes Art nouveau qui s’ouvrent sur un joli jardin. Fondée par Véronique Dalle, une ancienne antiquaire passée par l’École du Louvre, la galerie revendique des choix « loin des modes » et défend des artistes caractérisés par « une écriture et une créativité singulières ». On s’arrêtera notamment sur les portraits expressifs du peintre Jessé Gomart, sur les gravures d’Agnès Dubart, ou encore sur les paysages presque abstraits de l’Américain Gordon Hopkins… La galerie se double d’une association, l’Art à Lille, qui propose des cours de pratique artistique animés par des plasticiens.

Arrow

Galerie Collégiale

Le dynamisme multiple de la galerie Renard-Hacker

Vue de l’exposition en duo « Cadence » de Eugène Dodeigne et de Mahjoub Ben Bella à la galerie Renard-Hacker, 2025
voir toutes les images

Vue de l’exposition en duo « Cadence » de Eugène Dodeigne et de Mahjoub Ben Bella à la galerie Renard-Hacker, 2025

i

Courtesy galerie Renard-Hacker

Ce n’est pas une, ni deux, mais trois galeries qui se visitent dans le Vieux-Lille grâce à la vivacité de Pauline Renard et de François Hacker, cofondateurs de la galerie Renard-Hacker. Rue Voltaire, rue Saint-André et rue Royale, on part à la découverte de la diversité de leurs goûts pour l’art moderne (Eugène Dodeigne), la peinture contemporaine (Katia Bourdarel, Gaël Davrinche), le street art (JonOne, Speedy Graphito), la photographie (Vincent Fournier) et les arts africains dits « premiers », la galerie ayant dans son fonds plus de 400 masques, objets rituels et statues fabriqués en Côte d’Ivoire, au Gabon ou au Mali. Une galerie pleine d’ardeur, qui a à cœur de défendre aussi bien des artistes internationaux que ceux originaires de la région lilloise.

Arrow

Galerie Renard-Hacker

La galerie possède deux antennes en plus de l'adresse de la rue Voltaire, au 35 rue Saint-André et au 80 rue Royale.

À la galerie Art to Be, des pointures de l’art urbain et contemporain

Vue de l’exposition « Collection particulière #2 Art contemporain » à la Art to Be Gallery, Lille, 2024
voir toutes les images

Vue de l’exposition « Collection particulière #2 Art contemporain » à la Art to Be Gallery, Lille, 2024

i

© Art to Be Gallery, Lille

Restons dans le Vieux-Lille, rue Voltaire, pour aller à la rencontre de la galerie Art to Be, fondée en 2012 par Stéphane Bicocchi. Entre briques, parquet clair et murs immaculés, l’espace tout en longueur enchaîne cinq expositions par an, s’attachant à défendre quelques grands noms de l’art urbain (les incontournables Miss.Tic, Ernest Pignon-Ernest, Shepard Fairey, JR) mais aussi des plasticiens bien connus du grand public (Barthélémy Toguo), ou un peu moins (Sébastien Bayet). La galerie se double d’une boutique en ligne, où l’on peut trouver quelques œuvres et multiples à petits prix.

Arrow

Art to Be Gallery

À la galerie Smack, l’art comme à la maison

Vue de l’œuvre « West coast » de Modoku Fall lors de l’exposition « Grand opening » à la Smack Gallery, Lille, 2024
voir toutes les images

Vue de l’œuvre « West coast » de Modoku Fall lors de l’exposition « Grand opening » à la Smack Gallery, Lille, 2024

i

© Smack gallery, Lille

Son nom résonne d’un gros bisou sonore : ouverte en 2024, la galerie Smack est la petite dernière de notre sélection lilloise. Cofondée par quatre amis, des entrepreneurs passionnés d’art et œuvrant dans des domaines variés, cette nouvelle adresse de la rue d’Angleterre veut à tout prix casser la barrière symbolique entre le public et les galeries d’art contemporain. Comment ? En exposant des artistes émergents aux cotes pas encore affolantes (Antoine Leisure, Elize Sokolova, Isabella K. Cancino) et en proposant aux visiteurs un petit coin café, où l’on peut se poser et papoter. Les œuvres se vendent aussi en ligne, où les galeristes proposent deux options d’achat, en une fois ou mensualisé – on peut ainsi faire l’acquisition d’une œuvre pour quelques dizaines d’euros par mois.

Arrow

Smack Gallery

Vous aimerez aussi

Carnets d’exposition, hors-série, catalogues, albums, encyclopédies, anthologies, monographies d’artistes, beaux livres...

Visiter la boutique
Visiter la boutique

À lire aussi