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GUIDE

Richter, Art déco, Georges de La Tour… Les expos les plus attendues de la rentrée en France

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Événements en cascade pour cette rentrée automnale : la magistrale rétrospective Gerhard Richter, les 100 ans de l’Art déco, les origines du manga, l’art gothique en majesté, les têtes d’affiche Georges de La Tour et John Singer Sargent, l’art minimal… À vos agendas !

Qui dit rentrée, dit nouvelles expositions ! Et, cette année, la programmation est pleine de belles surprises. Art moderne ou contemporain, sculpture, dessins, installations et même expériences immersives… Vous risquez d’adorer !

Rendez-vous au musée du Luxembourg pour admirer les peintures sur papier de Soulages ou au musée du Quai Branly qui se fait le porte-voix des peuples autochtones. Pour les fans de manga, faites un saut au musée Guimet pour une expo inédite sur les héros de la bande dessinée japonaise. Rendez-vous aussi au musée d’Arts de Nantes qui tisse le fil de la représentation de la pluie au fil du XIXe siècle. Irrésistible !

1. Au musée Jacquemart-André, le clair-obscur de Georges de La Tour

Georges de La Tour, Le Nouveau-Né
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Georges de La Tour, Le Nouveau-Né, Vers 1645

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Ce chef-d’œuvre du musée de Rennes fait partie des trois toiles qui ont permis la redécouverte de La Tour. Il peut être lu comme un sujet profane (l’émotion de la naissance) ou sacré (une sainte nativité).

Coll. Dagli Orti / Musée des Beaux Arts, Rennes / Gianni Dagli Orti / Aurimages • © Collection Dagli Orti / Musée des Beaux Arts, Rennes / Gianni Dagli Orti / Aurimages

Rarissimes sont les expositions dédiées à Georges de La Tour, dont une quarantaine de toiles seulement nous sont parvenues. Mais le musée Jacquemart-André parvient à en réunir un magnifique ensemble, avec de nombreux prêts internationaux. Outre les chefs- d’œuvre de Nancy, de Rennes ou de Nantes, l’exposition orchestrée par la spécialiste américaine Gail Feigenbaum réunit un Saint Pierre de Cleveland, un Vieillard et une Vieille Femme de San Francisco, les Joueurs de dés du Preston Park Museum de Stockton-on-Tees, au Royaume-Uni, et la Madeleine pénitente de Washington en point d’orgue. Alors oui, réservez sans tarder ! E. L. 

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Georges de La Tour. Entre ombre et lumière

Du 11 septembre 2025 au 25 janvier 2026

www.musee-jacquemart-andre.com

2. Au MAD et à la Cité de l’architecture, l’Art déco fête ses 100 ans

Étude pour le pavillon Primavera, l’atelier d’art des grands magasins du Printemps
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Étude pour le pavillon Primavera, l’atelier d’art des grands magasins du Printemps

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Coll. SIAF / Cité de l’architecture et du patrimoine / Archives d’architecture contemporaine

Au sortir de la Première Guerre mondiale, les derniers feux de l’Art nouveau font place à des créations aux formes plus strictes. Cet engouement trouvera son acmé en 1925, lors de l’Exposition internationale des arts décoratifs et industriels modernes, dont le succès public fut retentissant mais aussi contesté pour son absence de programme social et sa déconnexion avec la vie contemporaine. L’Art déco venait de naître. En rupture formelle avec les courants précédents, privilégiant la géométrie et le mélange de matériaux nobles et industriels, il préfigure le design industriel des années 1950, l’ostentation luxueuse en plus. Rien n’est trop beau pour la riche clientèle internationale frustrée par les années de guerre. Les voyages en train et en paquebot deviennent des expériences où une débauche de raffinement est mise en œuvre pour satisfaire les passagers. Un vent de liberté souffle aussi chez les couturiers et les joailliers. Le centenaire de l’exposition est l’occasion pour plusieurs institutions de célébrer ce mouvement, de la reconstitution du salon de 1925 jusqu’à l’hommage des créateurs contemporains au savoir-faire des artistes, artisans et architectes ensembliers de l’époque. P. M.

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1925-2025. Cent ans d’Art déco

Du 22 octobre 2025 au 26 avril 2026

madparis.fr

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Paris 1925. L’Art déco et ses architectes

Du 22 octobre 2025 au 29 mars 2026

www.citedelarchitecture.fr

3. À la fondation Louis Vuitton, Richter XXL

Gerhard Richter, Betty
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Gerhard Richter, Betty, 1977

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Coll. Museum Ludwig, Cologne • © Gerhard Richter 2025 (18102025)

Après Basquiat, Joan Mitchell, Rothko et David Hockney, la fondation Louis Vuitton enchaîne sur un autre monstre sacré, l’Allemand Gerhard Richter qui n’a jamais connu rétrospective d’une telle ampleur en France. Quelque 270 œuvres sont réunies, couvrant six décennies de carrière, de 1962 à 2024. Nature morte, portrait, paysage, abstraction, peinture d’histoire, il a abordé tous les genres. Pinceau, couteau, racloir, aquarelle, il a exploré toutes les techniques. Une diversité infinie qui fait de son œuvre une source de stupéfaction toujours renouvelée. Point d’orgue : sa série consacrée aux prisonniers de la Fraction armée rouge, « 18 octobre 1977 ». Exceptionnellement prêtée par le MoMA de New York, elle arrache des larmes. E. L. 

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Gerhard Richter

Du 17 octobre 2025 au 2 mars 2026

www.fondationlouisvuitton.fr

4. À la Philharmonie, Kandinsky en peintre mélomane

Kandinsky, Fuga (Fugue)
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Kandinsky, Fuga (Fugue), 1914

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Coll. Fondation Beyeler, Riehen/ Bâle • © Fondation Beyeler, Riehen/ Bâle

Fugue, Composition, Improvisation, Mouvement… Les titres des tableaux de Vassily Kandinsky (1866–1944) sont des déclarations d’amour à la musique, où les couleurs, les mouvements et les signes évoquent une partition librement interprétée par ce pionnier de l’abstraction. Joueur de violoncelle, fasciné par Wagner, un temps en couple avec la peintre et musicienne Gabriele Münter, Kandinsky avait pour habitude de décrire la « sonorité » des couleurs. Profitant de la richesse des collections du Centre Pompidou durant sa fermeture, le musée de la Musique, avec pas moins de 200 œuvres de l’artiste et des objets de son atelier, va ranimer cette passion du peintre pour les harmonies auditives. Une redécouverte de son œuvre au rythme de Stravinsky, Schönberg, Scriabine, Beethoven, von Hartmann et bien sûr Wagner, dans un parcours immersif au casque pour s’immiscer dans le processus créateur d’un obsessionnel de la synthèse des arts. D. B. 

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Kandinsky. La musique des couleurs

Du 15 octobre 2025 au 1 février 2026

philharmoniedeparis.fr

5. Au musée d’Orsay, Sargent le magnifique

John Singer Sargent, La Carmencita
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John Singer Sargent, La Carmencita, Vers 1890

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Coll. © musée d’Orsay, Paris, Dist. GrandPalaisRmn / photo Patrice Schmidt / presse • © musée d’Orsay, Paris, Dist. GrandPalaisRmn / photo Patrice Schmidt / presse

Américain né à Florence en 1856 dans une famille un peu bohème et totalement nomade, John Singer Sargent eut un destin singulier. Encouragé à devenir artiste par sa mère, il devint une figure de la scène parisienne, où il arrive en 1874 dans l’atelier de Carolus Durand, grand portraitiste et chroniqueur de la société mondaine. Cela jusqu’à son fameux portrait de Madame X – d’origine américaine comme Sargent –, Virginie Gautreau de son vrai nom, peint en 1884. Le scandale fut tel que le peintre dut s’exiler à Londres… La suite est à découvrir au musée d’Orsay dans cette rétrospective totalement inédite en France. S. F.

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John Singer Sargent. Éblouir Paris

Du 23 septembre 2025 au 11 janvier 2026

www.musee-orsay.fr

6. La fièvre gothique au Louvre-Lens et au musée de Cluny

Chef-reliquaire dit de Ferdinand d’Aragon
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Chef-reliquaire dit de Ferdinand d’Aragon, Vers 1500–1515

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Coll. musée du Louvre, Paris, Dist. GrandPalaisRmn / Photo Philippe Fuzeau / presse • © musée du Louvre, Paris, Dist. GrandPalaisRmn / Photo Philippe Fuzeau / presse

Après avoir été honni par les classiques, le goût du gothique revient depuis le XIXe siècle par vagues successives, jusqu’à aujourd’hui, où l’heroic fantasy fait toujours fureur dans l’art contemporain. Il était temps de remettre les pendules à l’heure sur le sens même de ce vaste mouvement, baptisé ainsi plus tard par condescendance – en référence aux Goths barbares – mais né de la pensée lumineuse et mystique de l’abbé Suger dans le chœur de l’abbatiale de Saint-Denis qu’il fit reconstruire entre 1140 et 1144. Le Louvre-Lens ouvre ainsi ses portes au gothique dans toutes ses acceptions, en plus de 200 objets d’époques diverses, en montrant la puissance créative de ces bâtisseurs, sculpteurs et ornemanistes médiévaux, inventeurs d’une esthétique qui allait conquérir une bonne partie de l’Europe. Quant au musée de Cluny, il se concentre sur la folie néomédiévale du très nostalgique XIXe siècle et ses travers – la multiplication de copies, pastiches et vrais faux. Le gothique fait décidément tourner les têtes. S. F. 

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Gothiques

Du 24 septembre 2025 au 26 janvier 2026

www.louvrelens.fr

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Le Moyen Âge du XIXe siècle. Créations et faux dans les arts précieux

Du 7 octobre 2025 au 11 janvier 2026

www.musee-moyenage.fr

7. Au Louvre, le monument Jacques-Louis David

Jacques-Louis David, Le Général Bonaparte
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Jacques-Louis David, Le Général Bonaparte, 1797–1798

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Coll. GrandPalaisRmn (musée du Louvre) / Franck Raux • © GrandPalaisRmn (musée du Louvre) / Franck Raux

Impossible d’ouvrir un livre d’histoire de la Révolution et de l’Empire sans y trouver la reproduction d’une peinture de Jacques-Louis David (1748–1825). Le peintre en a largement inventé l’iconographie, puisant dans son immense culture pour convoquer les classiques. Actif sous six régimes différents, l’ancien révolutionnaire proche de Robespierre, qui échappa de justesse à la guillotine, devenu passionné de Napoléon, a multiplié les images emblématiques, de Marat assassiné aux portraits exaltés de Bonaparte. Pour le bicentenaire de sa mort (il était exilé à Bruxelles), le Louvre, qui possède de très nombreux grands formats (mais aussi une multitude de dessins), relève le défi d’une grande monographie, la dernière ayant eu lieu en 1989 à Versailles. L’idée est de montrer l’inévitable imbrication entre son art et la politique via une rhétorique très théâtrale, mais aussi sa capacité d’invention, portée par un atelier pléthorique, le premier largement ouvert aux femmes. S. F.

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Jacques-Louis David

Du 15 octobre 2025 au 26 janvier 2026

www.louvre.fr

8. Au musée de l’Orangerie, Berthe Weill, la galeriste qui aimait l’avant-garde

Suzanne Valadon, Portrait de Mme Zamaron
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Suzanne Valadon, Portrait de Mme Zamaron, 1922

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Coll. The Museum of Modern Art, New York / Licensed by SCALA / Art Resource, NY • © The Museum of Modern Art, New York / Licensed by SCALA / Art Resource, NY

Dans ses petites galeries de Montmartre ou Pigalle, elle a vendu les premières toiles de Picasso et de Matisse, organisé l’unique exposition d’Amedeo Modigliani de son vivant révélé les talents singuliers des peintres Suzanne Valadon, Jacqueline Marval et Émilie Charmy, défendu des mouvements d’avant-garde tels le fauvisme et le cubisme… Mais qui se souvient de la marchande de tableaux Berthe Weill (1865–1951) ? Le musée de l’Orangerie réhabilite cette figure pionnière oubliée, restée dans la misère et dans l’ombre de ses alter ego masculins, Vollard, Rosenberg et Kahnweiler. De 1901 à 1940 (moment où elle fit faillite), dans ses quatre adresses parisiennes successives, cette galeriste à l’œil affûté, à l’intuition clairvoyante et à la gouaille parisienne mémorable n’a cessé de défendre la jeune garde et les artistes prometteurs qui deviendraient les figures tutélaires de la modernité. D. B. 

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Berthe Weill. Galeriste d’avant-garde

Du 8 octobre 2025 au 26 janvier 2026

www.musee-orangerie.fr

9. Au musée Marmottan Monet, dans les bras de Morphée

Michael Ancher, Repos De Midi
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Michael Ancher, Repos De Midi, 1890

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Coll. Art Museums, Skagen • © Art Museums, Skagen

« Dreaming is free », chantait Blondie. Pourtant, les artistes ont souvent tenté d’explorer nos rêves et les neuroscientifiques prennent aujourd’hui la relève en cherchant à pénétrer le secret de nos nuits. Voilà donc une exposition qui se penche en douceur sur l’imagerie du sommeil, créée entre les années 1800 et 1920, confrontée à des sources plus anciennes. Elle est pilotée notamment par Laura Bossi, neurologue et historienne des sciences, qui avait jadis conçu la formidable exposition « Les origines du monde – L’invention de la nature au XIXe siècle » (musée d’Orsay, 2021). On annonce déjà quelques thématiques fortes : sommeil de l’innocent, songe des récits bibliques, ambivalence du sommeil entre repos et repos éternel, éros du corps endormi… Un must see de l’automne à prolonger à Moulins par une belle virée dans les plus belles scènes de nuit peintes depuis le XVIIIe siècle. S. F. 

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L'empire du sommeil

Du 9 octobre 2025 au 1 mars 2026

www.marmottan.fr

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Imaginer la nuit

Du 6 décembre 2025 au 20 septembre 2026

www.moulins-tourisme.com

10. Au musée du Quai Branly, cap sur l’Amazonie

Les peintures sont appliquées avec des fleurs de palmier ou de fins stylets, comme ici en 1952 sur le visage d’un homme du village de Yanamalé (sur l’Itany, affluent du Maroni, Guyane).
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Les peintures sont appliquées avec des fleurs de palmier ou de fins stylets, comme ici en 1952 sur le visage d’un homme du village de Yanamalé (sur l’Itany, affluent du Maroni, Guyane).

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© Photo Dominique Darbois / Roger- Viollet

À travers plus de 200 objets, témoignages du patrimoine immatériel (langues, chansons, graphismes corporels) et vidéos, photographies et installations contemporaines, le musée du quai Branly, sous le commissariat de Leandro Varison et Denilson Baniwa, confronte le contenu de ses collections amazoniennes au regard des peuples autochtones et propose une approche culturelle d’un territoire géographique trop souvent renvoyé au cliché de la forêt vierge habitée par des peuples sans histoire. N. M. 

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Amazônia. Créations et futurs autochtones

Du 30 septembre 2025 au 18 janvier 2026

www.quaibranly.fr

11. À la MEP, la ligne pure d’Edward Weston

Edward Weston, Charis, Santa Monica (Nude in Doorway)
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Edward Weston, Charis, Santa Monica (Nude in Doorway), 1936

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© Center for Creative Photography, Arizona Board of Regents / Edward Weston, ADAGP, Paris, 2025 / Courtesy Wilson Centre for Photography

Une belle sous la brume de ses cheveux, les lignes roides d’une aciérie… Ces deux images portent la même signature. Mais leurs styles, radicalement, s’opposent. Au début des années 1920, Edward Weston (1886–1958) abandonne les brouillards du pictorialisme, empreints des fantômes du romantisme et de l’Orient, pour devenir l’un des maîtres de la straight photography, avec Paul Strand ou Ansel Adams. Nus, déserts, natures mortes… Les lignes se font claires et pures, les sujets se modernisent. C’est ce tournant, fondamental dans l’histoire de la photographie, que retrace la MEP à travers la collection du Wilson Centre for Photography. D’un poivron, d’un coquillage, de la courbe d’une jambe, Weston tire la quintessence. Comme le disait Ernst Haas, autre grand photographe, « il est capable d’électriser un objet inerte ». E. L.

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Edward Weston. Modernité révélée

Du 15 octobre 2025 au 25 janvier 2026

www.mep-fr.org

12. Il pleut sur le musée d’Arts de Nantes

Luigi Nono, Première Pluie
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Luigi Nono, Première Pluie, 1909

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Coll. Musée d’Orsay, Paris, dist. GrandPalaisRmn / Gérard Blot / presse • © Musée d’Orsay, Paris, dist. GrandPalaisRmn / Gérard Blot / presse

Il y a les aquarelles évanescentes de William Turner immortalisant Nantes dans une brume humide, la terrible marine de Gustave Courbet où le ciel semble prêt à exploser, l’éclaircie de Camille Pissarro venue perturber un ciel nuageux, l’envol délicat des canards sauvages dans les estampes d’Hokusai, la bruine abstraite en dégradé de bleu et vert de David Tinker, les clichés humides aux contrastes noir et blanc nocturnes de Brassaï, les rues parisiennes et ses passants aux parapluies de Gustave Caillebotte dont il revient au spectateur d’inventer les récits intimes… Entre averses poétiques et larmes de joie, paysages tourmentés et visions mélancoliques, le tout servi par une scénographie épurée complétée par des extraits de musique, de poésie et de cinéma, le musée d’Arts de Nantes écrit une histoire de la représentation de la pluie au fil du XIXe siècle pour un remake visuel, sensuel et sensationnel de la célèbre chanson de Barbara. D. B. 

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Sous la pluie. Peindre, vivre et rêver

Du 7 novembre 2025 au 1 mars 2026

museedartsdenantes.nantesmetropole.fr

13. À la Monnaie de Paris, le vertige Escher

Maurits Cornelis Escher, Relatività
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Maurits Cornelis Escher, Relatività, 1953

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Collection M.C. Escher Holding, Paesi Bassi / All M.C. Escher works • © 2025 The M.C. Escher Company, The Netherlands. All rights reserved

Voilà un drôle de personnage que ce Maurits Cornelis Escher (1898–1972), auteur de visions néo-piranésiennes improbables, qui nourrissent toujours l’imaginaire des créateurs avec ses infinies géométries. Né à Leeuwarden (Pays-Bas), grand voyageur, le prolifique dessinateur et graveur a produit maintes images, inspirées notamment, grâce à son amitié avec les mathématiciens Roger Penrose ou Harold Coxeter, de théorèmes complexes. Orchestrée par Jean-Hubert Martin, cette rétrospective en 200 œuvres (la première à Paris) d’un artiste inclassable s’annonce immanquable. S. F.

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Maurits Cornelis Escher

Du 15 novembre 2025 au 1 mars 2026

www.monnaiedeparis.fr

14. À la Bourse de Commerce, l’art minimal à son maximum

Blinky Palermo, Ohne Titel
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Blinky Palermo, Ohne Titel, 1970

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Pinault Collection. Courtesy Mark Dion et Galerie In Situ- Fabienne Leclerc, Grand Paris

À travers cette exposition d’envergure confiée à l’Américaine Jessica Morgan, directrice de la Dia Art Foundation, la Bourse de Commerce entend renouveler en profondeur le regard sur ce courant majeur des années 1960 et 1970 qu’est l’art minimal. Notamment en mettant les femmes à l’honneur. Agnes Martin, Chryssa ou Mary Corse sont ainsi montrées comme les égales des monstres du mouvement que sont On Kawara, Sol LeWitt, Dan Flavin ou François Morellet. Quant à la Brésilienne Lygia Pape, qui bénéficie aussi de sa propre exposition, elle envahit de ses fascinantes géométries tissées de fils d’or la galerie du rez-de-chaussée. Le parcours, riche de plus d’une centaine d’œuvres signées par une quarantaine d’artistes, rappelle aussi combien l’Asie et l’Amérique latine ont nourri ce courant international. Minimal, mais magistral ! E. L. 

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Minimal

Du 8 octobre 2025 au 18 janvier 2026

www.pinaultcollection.com

15. Au Petit Palais, Jean-Baptiste Greuze, l’enfance révélée

Jean-Baptiste Greuze, Portrait de la fille de Jean-Baptiste Greuze, Anne-Geneviève « Caroline » Greuze
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Jean-Baptiste Greuze, Portrait de la fille de Jean-Baptiste Greuze, Anne-Geneviève « Caroline » Greuze, 1766

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Collection particulière

On connaît Jean-Baptiste Greuze (1725–1805) davantage pour ses scènes de genre animées, moins pour ses images d’enfants. Pourtant, le peintre des Lumières en fut le grand portraitiste, dans une veine proche de la sensibilité de Diderot, Rousseau ou Condorcet, qui révélèrent l’importance de la condition et de la place de l’enfant dans la famille et la société. Cette ambitieuse exposition témoigne de son attachement à ce sujet mouvant qui bascule rapidement dans le monde adulte, comme en témoigne la troublante jeune fille de son tableau la Cruche cassée, au musée du Louvre. S. F.

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Jean-Baptiste Greuze. L’enfance en lumière

Du 16 septembre 2025 au 25 janvier 2026

www.petitpalais.paris.fr

16. Au musée de l’Homme, sur les traces des momies

Sophie Zénon, Momies de Palerme, cycle In Case We Die
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Sophie Zénon, Momies de Palerme, cycle In Case We Die, 2008

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© Sophie Zénon

De l’Égypte pharaonique aux plateaux désertiques andins, les momies sont les témoins d’un savoir-faire unique en matière de préservation des corps depuis la plus haute Antiquité. Des milliers d’années après leur embaumement, les plus célèbres d’entre elles, Ramsès II, Toutânkhamon et Chachapoya, continuent de fasciner et d’alimenter l’imaginaire collectif. Le musée de l’Homme propose de faire toute la lumière sur ces pratiques funéraires qui perdurent encore dans certaines sociétés, sur leurs enjeux et leur finalité, à travers l’histoire de quelques individus. Réalisées pour défier la mort et favoriser la survivance du défunt, elles permettent aux chercheurs d’aujourd’hui de mieux appréhender les us et coutumes et les conditions de vie de sociétés désormais disparues. L’exposition est aussi l’occasion de faire le point sur l’évolution des collections des musées occidentaux et sur la conservation des restes humains en leur sein. P. M. 

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Momies

Du 19 novembre 2025 au 25 mai 2026

www.museedelhomme.fr

17. Au musée Picasso, l’engagement de Philip Guston

Philip Guston, Grande Brosse
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Philip Guston, Grande Brosse, 1979

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Coll. Aaron I. Fleischman, New York / Photo Adam Reich • © The Estate of Philip Guston

Sa présence s’impose tout naturellement dans l’hôtel dédié à l’auteur de Guernica : car Philip Guston (1913–1980) fut un peintre du politique autant qu’un expressionniste abstrait. Au cœur de ce parcours, les dessins qu’il réalise en 1971 pour illustrer l’ouvrage de son ami Philip Roth intitulé Our Gang (en français, Tricard Dixon et ses copains). Violente charge contre le président Nixon alors au pouvoir, il inspire à Guston près de 160 dessins aussi grotesques que caustiques, qui dressent le portrait d’un monstre malfaisant mais aussi d’une Amérique malade, hantée par la violence, la ségrégation et les lynchages du Ku Klux Klan. Ce virage de l’abstraction vers la figuration politique valut à Guston d’être renié par ses pairs. Mais c’est aujourd’hui ce pan de l’œuvre que l’on considère davantage, même s’il fait l’objet de nouvelles mésinterprétations et polémiques. E. L.

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Philip Guston. L’ironie de l’histoire

Du 14 octobre 2025 au 1 mars 2026

www.museepicassoparis.fr

18. Au musée Guimet, les origines du manga

Katsushika Hokusai, Sous la grande vague au large de Kanagawa
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Katsushika Hokusai, Sous la grande vague au large de Kanagawa, Début des années 1830

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Coll. Musée national des arts asiatiques Guimet, dist. GrandPalaisRmn / Harry Bréjat / presse • © Musée national des arts asiatiques Guimet, dist. GrandPalaisRmn / Harry Bréjat / presse

Star des librairies, le manga a conquis le monde. Astro, le petit robot (créé par Osamu Tezuka), Cat’s Eye, City Hunter… Ces histoires rocambolesques ont bercé des générations d’enfants nés dans les années 1970. Issu d’une longue tradition de pamphlet, de littérature satyrique et de théâtre de rue pour enfants, le manga, témoin privilégié de la contre-culture japonaise, s’est enraciné dans la culture populaire. Le musée Guimet remonte aux origines de ce genre prisé par tous pour son mélange d’influences, en présentant des livres illustrés des XVIIIe et XIXe siècles et des planches originales des maîtres mangakas contemporains. P. M. 

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Manga. Tout un art !

Du 19 novembre 2025 au 9 mars 2026

www.guimet.fr

19. Claire Tabouret et Eva Jospin invitées au Grand Palais

Vue d’exposition Palazzo, 2023, Palais des papes, Avignon
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Vue d’exposition Palazzo, 2023, Palais des papes, Avignon

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© Benoît Fougeirol

L’une est peintre, l’autre sculptrice, toutes deux remportent un immense succès. Peu de points communs, sinon, entre Claire Tabouret, qui travaille en ce moment à ses vitraux pour Notre-Dame de Paris, et Eva Jospin, qui a envoûté Versailles, Avignon et Venise de ses forêts de carton. Mais une même intensité dans leur pratique et dans leur regard, qui se feront écho dans les galeries et la rotonde du Grand Palais. D. B. 

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Invitation à Claire Tabouret et Eva Jospin

Du 9 décembre 2025 au 15 mars 2026

www.grandpalais.fr

20. Au musée du Luxembourg, un autre Soulages

Pierre Soulages, Gouache et encre sur papier marouflé sur toile 99 x 63,4 cm
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Pierre Soulages, Gouache et encre sur papier marouflé sur toile 99 × 63,4 cm, 1978

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© Photo Fabrice Gousset

Pierre Soulages n’en finit pas de fasciner et les expositions de se multiplier depuis sa disparition en 2022. Mais se dévoile ici un pan méconnu de son œuvre : ses travaux sur papier. Quelque 130 spécimens sont ici rassemblés (dont 25 inédits) par Alfred Pacquement, expert de l’artiste. Plus fragiles donc plus rarement exposés, ils n’en sont pas moins envoûtants. Dès ses débuts en 1946, le peintre expérimente en liberté le dessin. Ses premiers brous de noix, aux calligraphies amples et translucides, imposent sa singularité au sein de l’abstraction triomphante. Il reviendra souvent à ce pigment tout en explorant aussi l’encre noire et la gouache. Jusqu’aux années 2000, il aura recours à ses interludes de papier, refusant d’établir toute hiérarchie dans son art. E. L. 

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Soulages. Une autre lumière

Du 17 septembre 2025 au 11 janvier 2026

museeduluxembourg.fr

21. Au Grand Palais, le dessin fait un carton !

Mark Brusse, Los Quatros Manos De Quito (Les Quatre Mains De Quito)
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Mark Brusse, Los Quatros Manos De Quito (Les Quatre Mains De Quito), 1999

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94 X 64 cm • © ADAGP / Centre Pompidou, MNAM CCI dist. GrandPalaisRmn / André Morin

Après Niki de Saint Phalle & Tinguely ou encore l’art brut, le musée national d’Art moderne poursuit sa collaboration avec le Grand Palais en dévoilant une partie de sa collection de 35 000 dessins. Une première à cette échelle pour le cabinet d’arts graphiques. Du carnet à la fresque murale en passant par l’installation, le cinéma ou le numérique, une traversée du XXe siècle s’ébauche ici, jalonnée de focus sur quelques grands fonds de la collection (Kandinsky, Klee, Barthes, Kupka, les frères Duchamp, Penone). Le tout se termine par une célébration du regain d’intérêt pour le médium chez les jeunes artistes. E. L.

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Dessins sans limite. Chefs-d’œuvre de la collection du Centre Pompidou

Du 16 décembre 2025 au 25 mars 2026

presse.grandpalaisrmn.fr

22. Au musée Dobrée de Nantes, hauts les cœurs !

Anonyme bourguignon, Antoinette de Fontette
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Anonyme bourguignon, Antoinette de Fontette, Vers 1550

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Coll. Musée des Beaux-Arts de Dijon • © Musée des Beaux-Arts de Dijon / Photo François Jay

L’organe vital est la star de l’automne à Nantes, où le voilà radiographié sous toutes les coutures… Amulettes égyptiennes, stéthoscopes anciens, enluminures et vitraux médiévaux mais aussi installations contemporaines d’Annette Messager ou Christian Boltanski, on trouve des cœurs à toutes les sauces dans les créations artistiques, et ce depuis toujours. S. F.

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À cœurs ouverts

Du 17 octobre 2025 au 1 mars 2026

www.musee-dobree.fr

23. Au Mucem, toutes les facettes de Don Quichotte

Reinhold Metz, El Ingenioso Hidalgo don Quixote de la Mancha
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Reinhold Metz, El Ingenioso Hidalgo don Quixote de la Mancha, 1983–1984

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Collection de l’art brut, Lausanne • © Photo Claudina Garcia / Atelier de numérisation – Ville de Lausanne

Il fascine depuis toujours, ce personnage déconcertant, figure ô combien parodique créée par Miguel de Cervantes en 1605. Antihéros romantique par excellence, Don Quichotte est partout, toujours flanqué du fidèle Sancho. Le Mucem est allé puiser dans ses collections d’art populaire pour l’exhumer sous toutes les formes (cartes, estampes, lampes, livres, marionnettes…) mais aussi dans les collections d’autres musées et le corpus de maints artistes, de Gustave Doré à Antonio Saura, de Goya à Pilar Albarracín. Don Quichotte ne mourra jamais car, en étant aussi fou que raisonnable, il incarne l’empathie qui manque à tant de congénères. S. F. 

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Don Quichotte. Histoire de fou, histoire d’en rire

Du 15 octobre 2025 au 30 mars 2026

mucem.org

24. À la BNF, estampes nabies

Paul Ranson, Tigre dans les jungles
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Paul Ranson, Tigre dans les jungles, 1893

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Coll. Bibliothèque nationale de France, Paris • © Bibliothèque nationale de France, Paris

Soucieux de promouvoir l’art dans tout, les Nabis n’ont pas pratiqué que le grand décor, ils ont aussi excellé dans le domaine de l’estampe. De 1890 à 1900, ils ont multiplié les supports, affiches, livrets de spectacle, objets, gravures artistiques… S. F. 

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Impressions nabies. Bonnard, Vuillard, Denis, Vallotton

Du 9 septembre 2025 au 11 janvier 2026

www.bnf.fr

25. Au Louvre, un Hey d’honneur

Jean Hey, Triptyque de Moulins ( avant restauration)
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Jean Hey, Triptyque de Moulins ( avant restauration)

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© Thomas Clot

Chef-d’œuvre de la peinture du tournant des XVe et XVIe siècles, d’ordinaire conservé dans la cathédrale de Moulins (Allier), le Triptyque de Moulins est exceptionnellement de passage à Paris où il vient d’être bichonné par le Centre de recherche et de restauration des musées de France (C2RMF). L’occasion de plonger dans l’art de Jean Hey, qui fut l’élève de Hugo van der Goes et un immense maître de la peinture française à l’aube de la Renaissance. S. F. 

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Le Triptyque de Moulins

Du 26 novembre 2025 au 4 mars 2026

26. Au Louvre, la galerie Farnèse révélée par ses dessins

Annibale Carrache, Étude de main gauche repliée, probablement celle de l’artiste
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Annibale Carrache, Étude de main gauche repliée, probablement celle de l’artiste, Vers 1597–1602

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Coll. Musée du Louvre, dist. GrandPalaisRmn / Suzanne Nagy • © Musée du Louvre, dist. GrandPalaisRmn / Suzanne Nagy

À Rome, seulement une poignée de visiteurs peuvent pénétrer quotidiennement dans le palais Farnèse, siège de l’ambassade de France, pour découvrir la somptueuse galerie peinte entre 1597 et 1608 par les frères Carrache, Annibale et Agostino, et quelques élèves. Celle-ci demeure un modèle de grand décor du XVIIe siècle, avec sa voûte monumentale de 20 mètres de long narrant les Métamorphoses d’Ovide dans un jeu de raccourcis souvent spectaculaires. La voilà transportée à Paris dans une version de papier. À partir des feuilles préparatoires, est ainsi décrite l’histoire de cette création hors du commun, au plus près des intentions de ses créateurs. S. F. 

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Dessins des Carrache. La galerie Farnèse à Paris

Du 5 novembre 2025 au 2 février 2026

presse.louvre.fr

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