Giverny, fondation Claude Monet, le jardin japonais avec glycines en fleurs
© Arnaud Chicurel / Hemis
Séduit par la douceur bucolique du petit village de Giverny, de ses maisonnettes fleuries et de ses paysages environnants – où s’admirent au gré des saisons champs de coquelicots, meules de foin, peupliers élancés, collines verdoyantes et ciels bleu pastel –, Claude Monet y a élu domicile de 1883 jusqu’à sa mort en 1926.
Dès son installation, le peintre transforme son jardin en un lieu enchanteur, qu’il compose comme un tableau vivant garni d’iris bleus, de renoncules jaunes et de pavots d’Orient pour en faire un véritable laboratoire de couleurs et de lumière.
En son cœur, sur un étang bordé de saules pleureurs aux airs de rideaux féeriques, et sous le célèbre petit pont japonais, suspendu comme par magie au-dessus de l’eau, flottent paisiblement des nénuphars, modèles de ses fameux Nymphéas.
Claude Monet, La passerelle japonaise et la piscine aux nénuphars, Giverny, 1899
Huile sur toile • 89.2 × 93.3 cm • Coll. Philadelphia Museum of Art, Pennsylvania, PA, USA • © Philadelphia Museum of Art / The Mr and Mrs Carroll S. Tyson, Jr Collection, 1963 / Bridgeman Images
La lumière changeante, la végétation luxuriante, les reflets nacrés du ciel et la verdure à la surface de l’eau inspirent à l’artiste de nombreuses toiles et une superbe installation immersive pour le musée de l’Orangerie, préfiguratrice de l’abstraction.
D’autres artistes venus de l’étranger, et en particulier des États-Unis, ont commencé à se rassembler à Giverny pour y former une colonie de peintres impressionnistes (puis postimpressionnistes) dès la fin du XIXe siècle. Parmi eux, figurent les peintres américains Theodore Robinson, Lilla Cabot Perry, Willard Metcalf, John Leslie Breck et Guy Rose. Leurs œuvres et celles de Monet ont notamment beaucoup influencé les peintures normandes du Britannique David Hockney, installé à partir de 2019 près de Beuvron-en-Auge, à 140 kilomètres de là.
Si le clou du spectacle reste la mythique maison rose aux volets verts de Monet et son ravissant jardin (fermé en hiver), le village de Giverny vaut également la visite, tout comme le musée des Impressionnismes, situé à deux pas. Ce sobre bâtiment contemporain imaginé par l’agence d’architecture Reichen et Robert, inscrit discrètement dans la pente naturelle de la colline où Monet peignit ses meules de foin dans les années 1890, ouvre sur ce paysage grâce à de grandes baies vitrées et abrite toute une constellation d’artistes comme Pierre Bonnard, Gustave Caillebotte et le Japonais Hiramatsu Reiji.
Claude Monet, Le jardin à Giverny, 1900
Huile sur toile • Collection privée • © Bridgeman Images
Le printemps reste la meilleure saison pour visiter le jardin de Monet et celui du musée voisin. Composé de 22 000 fleurs classées par couleurs, ce dernier se prolonge par une vaste prairie, qui se couvre de coquelicots en juillet, puis en août, de meules de foin rondes en hommage aux tableaux du maître.
Fondation Claude Monet
À Giverny, à 75 km de Paris.
À 45 minutes en train depuis la gare Saint-Lazare.
84, rue Claude-Monet • 27620 Giverny
fondation-monet.com
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