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WEEK-END ARTY

La Rochelle : mondes et merveilles face à l’océan

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Publié le , mis à jour le
Destination côtière fréquentée par près de 4 millions de touristes par an, La Rochelle connaît une offre artistique débordante, loin de ne se résumer qu’au festival musical des Francofolies. Pour s’en convaincre, cap sur l’ouest de la France ! Beaux Arts vous a concocté un week-end culturel sur mesure entre patrimoine, street art et pépites cachées.

Fondée au Xe siècle, reconnue comme un port commercial prospère au XIVe siècle, exploitée comme port négrier et assiégée par les troupes du cardinal de Richelieu au XVIe siècle, La Rochelle jouit d’une histoire riche en rebondissements. C’est là qu’Alexandre Dumas a en partie campé les aventures de ses Trois Mousquetaires ; là que l’aristocrate, artilleur et franc-maçon Choderlos de Laclos a eu l’idée de ses Liaisons dangereuses.

La « ville blanche » recèle un patrimoine culturel parfois insoupçonné. Les trois tours, l’hôtel de ville, le musée du Nouveau Monde sont autant de points de repères permettant de s’imprégner de son histoire mais aussi de sa géographie.

Jour 1 – 10h30. Un bain d’art urbain

Si vous prenez le train de 6h45, depuis la gare Montparnasse, vous arriverez à destination trois heures plus tard, soit relativement tôt. L’occasion de partir d’emblée à la découverte de la ville. À commencer par le quartier du Gabut, ancien port de pêcheurs reconnaissable à ses maisons colorées. Rendez-vous avec Dominick Pagès Dardillac, passionné d’art urbain installé à la Rochelle depuis 2013, qui photographiait initialement sa mascotte, une vache prénommée Marguerite, aux quatre coins de la ville, « à l’instar d’Amélie Poulain immortalisant son nain de jardin dans le film de Jean-Pierre Jeunet ». Aujourd’hui, il propose des visites guidées autour de sa passion. Première étape : le friche du Gabut, terrain de jeu des street artistes doté de deux pistes de pétanque et d’un panier de basket, afin que les Rochelais se l’approprient également. Ce lieu de passage haut en couleur va au-devant d’une phase de rénovation importante. À suivre !

Graffs du Gabut
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Graffs du Gabut

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© Francis Giraudon / OT La Rochelle

Deuxième arrêt : la rue Saint-Nicolas. Jalonnée de librairies, d’ateliers, et de boutiques de décoration, elle sert également de support aux graffeurs et pochoiristes. Deux personnages reviennent régulièrement sur ses murs : Bobby, petit garçon aux cheveux noirs vêtu d’un slip rouge imaginé par Super Bourdi, et Captain, un chat que Parenthèse représente sous toutes les coutures, buvant, parlant, bondissant… Sandra Billon, alias Drash La Krass, brodeuse haute-couture pour Jean Paul Gaultier, Chanel, Givenchy, a, elle aussi, laissé une trace : des personnages pailletés, que l’on croirait sortis d’un film de Tim Burton.

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Les visites guidées de Dominick Pagès Dardillac

Prochains évènements :

Les balades Z’Urbaines, le mercredi 18 octobre à 15h30

La Noct’Ambule, le vendredi 27 octobre à 18h

Pour en savoir plus 

12h. Un régal en bouche et pour les yeux

C’est dans cette même rue Saint-Nicolas que se trouve l’un des restaurants les plus prisés de la ville, PRAO, dont le nom désigne un type de voilier indonésien (« symbole d’un commerce équitable », dixit les propriétaires). Mais la chef Stéphanie Penou et sa brigade n’y concoctent pas que du poisson ! Sa côte de porc aux pommes grenailles, par exemple, n’a d’égal que son filet de dorade au fenouil rôti. Les vins sont soigneusement sélectionnés par son associée, Claire Bouchaud qui, en tant qu’amatrice d’art, a eu la bonne idée d’accueillir au premier étage des expositions, vouées à « susciter avant tout des émotions ». La dernière en date est consacrée au médecin, manager et peintre Patrick Chevalier, disparu il y a quelques mois. Pas question de toucher une commission sur la vente des œuvres. Il arrive aux équipes d’en acheter, de même que la clientèle…

Le restaurant Prao à La Rochelle
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Le restaurant Prao à La Rochelle

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© Prao

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PRAO

17, rue Saint-Nicolas, La Rochelle

https://prao.biz/

13h30. La Trinité rochelaise

Classées monuments historiques en 1879, elles s’élèvent fièrement face à l’Atantique. Que serait la skyline rochelaise sans ses trois tours ? La plus vieille, la Lanterne, date du XIIIe siècle. De phare elle est passée à prison, pour corsaires au XVIe siècle et pour militaires au XIXe siècles. Près de 600 graffitis d’anciens détenus en ornent les murs. Érigées au XIVe siècle, les tours Saint-Nicolas et de la Chaîne délimitent la porte d’entrée du vieux port. Leur fonction était principalement défensive. Une chaîne les reliait autrefois. D’où le nom de celle qui abrite aujourd’hui une terrasse où il fait bon boire un verre, à l’heure du coucher de soleil. La plasticienne américano-libanaise Daniele Genadry y expose actuellement une installation vidéo aux accents balnéaires. L’eau, en tant que motif, annonce la série de peintures qu’elle propose à la Chapelle des Dames Blanches, prochaine étape de notre visite…

Vue sur les trois Tours de La Rochelle. La Tour Saint-Nicolas, la Tour de la Chaîne et la Tour de la Lanterne
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Vue sur les trois Tours de La Rochelle. La Tour Saint-Nicolas, la Tour de la Chaîne et la Tour de la Lanterne

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© Stéphanie Nadouce / CT

14h30. La Chapelle des Dames Blanches, lieu de culte et de culture

Composé de marines évoquant le pointillisme de Paul Signac, l’exposition de Daniele Genadry occupe la chapelle des Dames Blanches (à ne pas confondre avec le couvent des Dames Blanches, rue Saint-Michel), que les sœurs de Notre-Dame de la Charité du Refuge, dévouées à la cause des prostituées repenties, ont fait construire en 1878 pour remplacer leur ancien lieu de culte, réquisitionné par les Révolutionnaires. Et la Ville de racheter le site en 1989, pour le transformer en médiathèque. Projet avorté. Depuis 2011, la chapelle des Dames Blanches accueille trois ou quatre expositions d’art contemporain par an, conçues en partenariat avec le Centre Intermondes et le Carré Amelot, le but étant de mettre en avant des talents tant émergents que confirmés. Parmi les anciennes têtes d’affiche : Robert Combas, Amadou Sanogo, Laurent Lafolie, ainsi que les Rochelais Carole Marchais et Mathias Mareschal…

Exposition « Shimmering » de Danièle Genadry à la chapelle des Dames Blanches
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Exposition « Shimmering » de Danièle Genadry à la chapelle des Dames Blanches, 2023

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Photo Julien Chauvet

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La chapelle des Dames Blanches

23 quai Maubec, 17000 La Rochelle

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15h30. Pop-up show dans un ancien pavillon psychiatrique

Juste à côté de la chapelle, à l’angle de l’Arsenal et du quai Maubec, un ancien entrepôt accueille, en attendant sa réhabilitation par le promoteur Espace Investissement, la première exposition hors-les-murs d’Essence Carbone. Cela fait quatre ans que ce collectif, fondé par le peintre Vincent Ruffin, a élu résidence dans un ancien pavillon psychiatrique de l’hôpital Marius Lacroix, organisant, en contrepartie, des ateliers créatifs avec le personnel soignant sur place.

Essence Carbone dans l’ancien Pavillon psychiatrique  de l’hôpital Marius Lacroix
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Essence Carbone dans l’ancien Pavillon psychiatrique de l’hôpital Marius Lacroix

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© OT La Rochelle

Si les neufs artistes-membres ont l’habitude d’ouvrir leurs ateliers respectifs durant les Journées européennes du patrimoine, les voici réunis pour la première fois et pour plusieurs mois. Au menu : des dessins de Virginie Rouvière, en ce moment absorbée par quelques mythes grecs, et ceux d’Henri Capron, surnommé « MacGyver » en raison de sa polyvalence – il sculpte aussi bien qu’il peint –, les inventions esthético-mécaniques de Jérôme Abel, « le savant fou » de la bande, des clichés des photographes Laurent Millet et Aurélia Frey, des sculptures, délicates et graphiques, de Carole Marchais, des collages et pochoirs de Noarnito, d’ingénieuses installations de Mathieu Duvignaud...

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Essence Carbone

Galerie éphémère Maubec

27 quai Maubec 17000 La Rochelle

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16h30. Le règne animal et végétal au Muséum

Ancien hôtel des gouverneurs au XVIIIe siècle, muni d’une bibliothèque publique par Napoléon Ier au XIXe siècle, réaménagé pour accueillir les collections de Clément Lafaille, puis celles de Louis-Benjamin Fleuriau de Bellevue, transformé en évêché au XIXe siècle, racheté par la ville en 1910, restauré et agrandi plusieurs fois depuis, inscrit au titre des monuments historiques en 2003, le Muséum de La Rochelle oscille entre deux disciplines : l’histoire naturelle et l’ethnographie. Si le rez-de-chaussée fait la part belle au territoire littoral, le premier, peuplé d’animaux naturalisés, s’intéresse surtout à la zoologie. La paléontologie et la géologie sont représentées au sous-sol. Le deuxième est placé sous le signe de l’archéologie et le troisième sous celui de l’éthnographie extra-européenne. Tout un programme !

Muséum de La Rochelle, antilopes empaillées bondissant au dessus de l’escalier d’honneur
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Muséum de La Rochelle, antilopes empaillées bondissant au dessus de l’escalier d’honneur, 2016

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© Bertrand Rieger / hémis

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Le Muséum de La Rochelle

28 Rue Albert 1er, 17000 La Rochelle

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17h30. Le Temple du Beau

Sur l’ancienne place d’Armes, actuelle place de Verdun, se dressait un grand temple protestant, converti en cathédrale catholique en 1648, au sortir du fameux siège mené par le cardinal de Richelieu. La construction est due à Jacques-Ange Gabriel (architecte du Petit Trianon de Versailles) d’après les plans dessinés par son père, Jacques Gabriel, mort avant la pose de la première pierre, en 1742. Travaux en dents de scie, faute de moyens, jusqu’à ce que l’évêque de Crussol d’Uzès puisse enfin bénir le site, en 1784. À ne pas manquer, à l’intérieur, les ex-voto des XVIIe et XVIIIe siècles concentrés dans la chapelle des Marins, et la coupole peinte par William Bouguereau au XIXe siècle.

La coupole peinte par William Bouguereau dans le dôme de la cathédrale Saint-Louis
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La coupole peinte par William Bouguereau dans le dôme de la cathédrale Saint-Louis

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© Julien Chauvet

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Temple du Beau

Pl. de Verdun, 17000 La Rochelle

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20h. Dîner iodé rue Saint-Jean du Pérot

La rue Saint-Jean du Pérot, c’est LA rue des restaurants à La Rochelle. Les uns vous diront qu’ils se valent tous, en bien ; les autres vous recommanderont volontiers leurs préférés, parmi lesquels Bon Temps. Tour à tour garage et magasin de robes de mariée, reconverti en restaurant au début des années 2000, cette table réputée a changé de propriétaire en mai 2022. Au menu : des huîtres Yves Papin (producteur local plus fois médaillé) à tomber par terre. Serveurs aux petits soins. Cadre chaleureux. On y passe, effectivement, du bon temps.

Rue Saint-Jean du Perrot
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Rue Saint-Jean du Perrot, 2019

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© agence les conteurs

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Bon Temps

35 Rue St Jean du Pérot, 17000 La Rochelle

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22h. Hôtel La Monnaie

Ancien hôtel particulier du XVIIe, cet établissement compte parmi les hôtels les plus cotés de La Rochelle. Fort de 38 chambres et de trois grandes suites, pour certaines tapissées de papiers peints signés Pierre Frey, l’Hôtel La Monnaie abrite des œuvres d’art qui mériteraient d’être davantage mises en avant. Pas de légendes ou de cartels aux murs. En l’absence des propriétaires, impossible de creuser la piste. Un inventaire de la collection est en cours, en attendant l’ouverture d’un nouveau spa en 2024. Enquête à suivre ou à mener ? À bon entendeur…

Hôtel de la Monnaie
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Hôtel de la Monnaie

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© bruno Barbier / hémis

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Hôtel La Monnaie

3 Rue de la Monnaie, 17000 La Rochelle, France

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Jour 2 – 10h. Promenade artistique dans la vieille ville

C’est le plus vieil hôtel de ville en fonction de France. Une statue de Jean Guitton, le maire le plus célèbre de La Rochelle pour avoir défendu la cité côtière pendant le Siège de 1628, se dresse devant ce bâtiment dont les pseudo-fortifications symbolisent le pouvoir. La construction du mur d’enceinte flamboyant date du XVe siècle, celle du pavillon nord antiquisant du XVIe, celle de la grande salle de l’Échevinage du XVIIe. Le XIXe siècle a connu l’ajout de l’escalier extérieur… L’incendie de 2013 a déclenché une série de travaux, menés par l’architecte des monuments historiques Philippe Villeneuve. Le conseil municipal lui doit une nouvelle salle, high-tech et en forme de coque de bateau inversée.

L’Hôtel de ville de La Rochelle
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L’Hôtel de ville de La Rochelle

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© OT La Rochelle

10h30. Chez une passionnée de céramique

Cap sur la rue Fleuriau, où fleurissent actuellement les galeries. C’est là que la céramiste Axelle Gaussen, Parisienne installée à La Rochelle depuis 20 ans, vient d’ouvrir un tout nouveau lieu d’exposition. Cette passionnée, formée par Kristin McKirdy, s’est vite rendu compte qu’elle préférait transmettre son savoir-faire dans le cadre d’ateliers et mettre en avant le travail des autres (Laurent Dufour, Anne Slacik, Claude-Briand Picard, Aki Kuroda, Haguiko…) plutôt que le sien. Du bleu, du bleu, du bleu… Son accrochage inaugural s’impose comme un hommage au monde marin. Nouveau défi : la vidéo, pour immortaliser son programme de résidences et les performances de ses invités.

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Galerie La Manufacture d'Axelle Gaussen

18 av Raymond Poincaré, 17000 La Rochelle
06 70 06 29 33

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11h00. Le passé négrier de La Rochelle en 2 200 objets

Dans l’hôtel Fleuriau de la rue Fleuriau, sublime demeure XVIIIe en partie classée, réside le musée du Nouveau Monde. Fondé en 1982, labellisé « musée de France » depuis 2002, il s’agit du premier site à aborder le passé négrier d’un port français ainsi que l’histoire de l’esclavage dans les colonies des Antilles ; le premier à raconter ce pan sombre de l’histoire à travers non moins de 2 200 objets. Ses collections sont le fidèle reflet du Nouveau Monde, c’est-à-dire des Amériques, telles que les percevait initialement l’Europe.

Entrée du musée du Nouveau Monde, avec la statue de l’artiste sénégalais Ousmane Sow dans la cours de l’Hôtel Fleuriau
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Entrée du musée du Nouveau Monde, avec la statue de l’artiste sénégalais Ousmane Sow dans la cours de l’Hôtel Fleuriau

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© Cécile COLLOT / La Rochelle Tourisme

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Musée du Nouveau Monde de La Rochelle

Petit crochet par la rue Gargoulleau, où le musée des Beaux-Arts de La Rochelle subit actuellement des travaux de rénovation conséquents. Sa réouverture est prévue en 2027, sous le nom de musée d’Art et d’Histoire de La Rochelle. L’objectif du chantier ? Mettre aux normes cet ancien logis royal du XVIIIe siècle, sublimer son architecture néoclassique, gagner de la place, proposer un nouveau parcours à dominante chronologique, rendre le jardin accessible. Patience !

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Musée d’Art et d’Histoire de La Rochelle

28 rue Gargoulleau 17000 La Rochelle

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12h. Déjeuner au bord de l’eau

Pause poisson, face à la mer. Ouvert il y a près de quatre ans, le Merluberlu donne sur le vieux port de La Rochelle. Surprise ! La spécialité du chef, c’est le poulpe. Et contrairement à ce que son nom suggère, ce restaurant, pris d’assaut sur les coups de 12h, propose également de savoureuses viandes. Le soir, la carte cède la place à un menus tapas.

Le Merluberlu
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Le Merluberlu

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Le Merluberlu

37 quai Valin, 17000 La Rochelle

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14h30. Douceur givrée

Juste à côté du Merluberlu se trouve le glacier Roméo. Ici, tout est fait maison et de manière responsable (jusque dans les tabliers fabriqués à partir de déchets marins recyclés). Le « Blackpearl« , parfum au sésame noir, conquiert la majorité, mais les noisettes d’Italie, les pistaches d’Iran, les cacahuètes grillées sont également à tomber. Les gourmands ne seront pas déçus.

En sortant de chez le glacier Roméo
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En sortant de chez le glacier Roméo

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© Glacier Roméo

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Glacier Roméo

21 quai Valin, 17000 La Rochelle

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15h. Pépite des Indes

Est-ce un musée ? Est-ce une chambre d’hôtes ? En 1966, le docteur Georges Sabatier rachète la maison Weiss, détériorée par une succession de propriétaires (occupants allemands, libérateurs américains…) quoique inscrite à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques, et la restaure pour y vivre, entouré de ses collections d’arts premiers africains, d’Amérique latine et du Pacifique. De retour à La Rochelle après avoir vécu en Inde, son fils Michel, reprend la demeure familiale, complète l’accrochage de ses propres trésors (dont des miniatures prêtées à la Pinacothèque et au quai Branly) et décide, avec sa femme Beroze, de l’ouvrir au public pour raconter une histoire bien particulière de La Rochelle, celle de ses relations avec l’Orient.

Aux visites sur réservation répondent des explorations libres, dans le cadre d’un séjour de deux nuits minimum, dans l’une des trois chambres du rez-de-chaussée – « Orient », « Bombay », « Les Indes » – ou dans la suite « Kama », au deuxième étage. Les propriétaires, d’une hospitalité sans égal, comptent rouvrir le salon de thé du premier et aménager les combles pour y loger un centre d’études indiennes. À voir absolument.

La Résidence des Indes
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La Résidence des Indes

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© La Résidence des Indes

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La Résidence des Indes

4 rue Réaumur, 17000 La Rochelle

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16h30. En voiture !

Une découverte qui fait office de repérage : quel meilleur point de chute pour une prochaine escapade à La Rochelle ? Sur ce, direction la gare SNCF ! Il ne s’agirait pas de manquer le train de 17h01.

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Y aller

Environ 3h en train (non direct, TGV et TER) depuis Paris.

Environ 5h en voiture depuis Paris.

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