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En partenariat avec Région Centre-Val de Loire

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Pendant la Toussaint, le festival Ar(t]chipel booste la région Centre-Val de Loire

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Publié le , mis à jour le
Qui dit festival d’art dit expositions, performances, workshops… Né d’un partenariat entre le Centre Pompidou et la Région Centre-Val de Loire en 2023, le Festival AR(t]CHIPEL revient pour sa deuxième édition, pendant les vacances de la Toussaint du 18 octobre au 3 novembre. Ouvertures exceptionnelles d’ateliers d’artistes ou d’architectures pittoresques… Coup d’œil sur ce temps fort de l’automne.
Ben, Façade de la Fondation du Doute
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Ben, Façade de la Fondation du Doute

Martial Raysse au musée des Beaux-Arts d’Orléans, Max Ernst au musée du Véron, Robert Mallet-Stevens au musée de l’Hospice Saint-Roch… À l’occasion du festival Ar(t]chipel, le Centre Pompidou prête au total 40 œuvres marquantes de l’art moderne et contemporain, à une douzaine de centres d’art, musées ou sites patrimoniaux de la région Centre-Val de Loire. Cette initiative lui permet de renforcer sa présence dans l’Hexagone, à la veille de sa fermeture en 2025 pour la rénovation du bâtiment et la mise en place d’un nouveau projet culturel innovant.

« Il ne s’agit pas de simplement ‘poser’ n’importe quelle œuvre dans n’importe quel lieu mais de trouver une cohérence, un dialogue entre chaque œuvre et les collections, l’architecture ou encore des projets spécifiques d’expositions… », explique Anne-Laure Chamboissier, la commissaire artistique du festival, qui a noué un échange avec les institutions concernées pour viser juste. Ainsi s’invite au féerique château du Rivau une sculpture textile comme un tas d’immenses galets et bâtons de fils colorés créée par la pionnière américaine Sheila Hicks (née en 1934) ; ou au musée des Beaux-Arts de Chartres deux « Saint Sébastien » de Françoise Pétrovitch, encres qui complètent l’exposition « 1 000 ans de sculptures à Chartres ».

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1000 ans de sculptures à Chartres

Du 21 septembre 2024 au 16 février 2025

www.chartres.fr

Le potentiel exceptionnel de l’ensemble d’une région

Parmi les fragments de gisants gothiques, ces dessins nouent une conversation entre passé et présent, non loin de la merveilleuse cathédrale Notre-Dame qui fête son millénaire. C’est là l’avantage de quitter les murs de Beaubourg pour séjourner au pays de Rabelais : valoriser la contemporanéité des œuvres en les exposant au sein de châteaux Renaissance et de musées historiques environnés de paysages classés au patrimoine mondial de l’UNESCO. La région déploie tout son potentiel.

À gauche : Vue de la Cour du doute ; À droite : Vue du FRAC Centre-Val de Loire
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À gauche : Vue de la Cour du doute ; À droite : Vue du FRAC Centre-Val de Loire

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À gauche : © Jean Philippe Thibault ; À droite : © Nic-Borel

Lieu phare du festival : la Fondation du doute à Blois (créée par l’artiste récemment disparu Ben), qui a pour habitude d’interroger les limites de l’art, questionne aussi celles de la ville depuis le 5 octobre avec son exposition « Critique de la ville quotidienne » réunissant des artistes iconiques, dont Joseph Beuys (1921–1986) ou Jacques Villeglé (1925–2022). Là encore, les œuvres sont prêtées par le Centre Pompidou, mais aussi par le Frac Centre-Val de Loire : un bel exemple de collaboration institutionnelle.

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Critique de la ville quotidienne

Du 5 octobre 2024 au 15 décembre 2024

www.fondationdudoute.fr

Les portes des ateliers d’artistes grandes ouvertes

Autre part, en Touraine, en Sologne, vers les villes ou parcs nationaux, des ateliers d’artistes s’ouvrent au public, certains pour la toute première fois. C’est le cas de celui de Massinissa Selmani, nommé au prix Marcel Duchamp 2023 et dont les dessins frôlant parfois l’absurde sont bluffants de finesse. Il faudra également aller à Neuilly-en-Sancerre chez la plasticienne Anne Houel (qui a aussi réalisé à l’occasion du festival un dessin en chocolat à la Fondation du doute) ou chez le couple Simonnet à Griselles pour une promenade dans leur jardin de sculptures.

Chaumont-sur-Loire
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Chaumont-sur-Loire

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© E.Sander

Au total, le festival concerne une cinquantaine de lieux, dont les merveilleux domaines de Chambord et Chaumont-sur-Loire. Pour les férus d’architectures, plusieurs propositions sortent du lot : Jean-Yves Barrier, par exemple, ouvre son agence au public et met en place un parcours de ses réalisations. L’idée est de s’imprégner des projets pour ensuite  les admirer, de la grande serre du jardin botanique de Tours à la bibliothèque de Saint-Pierre des Corps.

De l’atelier de Calder à la maison de Max Ernst

Vue de l’Atelier Calder
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Vue de l’Atelier Calder

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© Sebastien Gaudard

Vous l’aurez compris, ce festival n’est pas seulement l’occasion d’admirer des dialogues avec des œuvres renommées, c’est aussi la chance d’aller à la rencontrer d’artistes talentueux et, par ce biais, faire vivre plus fort l’art contemporain. Ainsi ce projet sera-t-il porté jusqu’en 2026, année qui célébrera le 50e anniversaire des décès du sculpteur américain Alexander Calder (1898–1976) et du peintre surréaliste Max Ernst (1891–1976). L’atelier de l’un (à Saché) et la maison de l’autre (à Huismes) s’explorent dès cette Toussaint !

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Festival Ar(t]chipel

Du 18 octobre au 3 novembre

Retrouvez dans l’Encyclo : Max Ernst Alexander Calder

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