En partenariat avec Eurêka, Agence d'attractivité de l'Eure

Tous les ans, la marque américaine Pantone sort sa très attendue « couleur de l’année », dictant l’ambiance et la symbolique des mois à venir au monde de la création. Pour les 150 ans de l’impressionnisme, voilà qu’elle collabore avec le département de l’Eure en éditant un nuancier inspiré de ses paysages idéalement situés entre Paris et Étretat, Versailles et Deauville.
Du vert profond inspiré de la hêtraie cathédrale de Lyons au jaune paille des coteaux immortalisés par Camille Pissarro (1830–1903), le nuancier se vit à ciel ouvert, en marchant sur les pas des impressionnistes et, surtout, de son chef de file Claude Monet (1840–1926), installé à Giverny en 1883. Ouvrez grand les mirettes et partez à la découverte des richesses euroises et de ses activités ouvertes à tous les âges.
Claude Monet, Nenuphar, « Le bassin aux Nymphéas », 1899
© Art Museum, Princetown
S’il faut attendre la fin du mois d’août pour admirer les nénuphars en fleurs dans le fabuleux jardin de Giverny conçu par Claude Monet, leurs feuilles, elles, s’étalent gracieusement à la surface de l’eau. « Nénuphar Giverny » est un vert pétillant à l’image des feuillages et de leurs reflets sur l’étang, visibles depuis les petites allées fleuries ou le charmant pont japonais. Après la promenade, n’oubliez pas de visiter la maison du maître et son atelier, puis de traverser la rue direction le musée des Impressionnismes, où se dévoile quatorze paravents de l’artiste japonais Hiramatsu Reiji (né en 1941), maître du nihonga : des hommages à Claude Monet qui traduisent la magie du bassin aux nymphéas au fil des saisons.
Hiramatsu Reiji. Symphonie des nymphéas
Du 12 juillet 2024 au 15 septembre 2024
Musée des impressionnismes • 99, rue Claude Monet • 27620 Giverny
www.mdig.fr
Claude Monet, Bleu de gris, « Église de Vernon », 1894
© Brooklyn Museum, New-York
En 1894, Monet revient sur l’une des rives de la Seine d’où, dix ans plus tôt, il peignit une vue de l’église de Vernon. Cette fois, venant tout juste d’achever sa série de la cathédrale de Rouen colorée par les rayons du soleil au fil de la journée, il l’immortalise six fois, en six ambiances différentes. « Bleu de Gris », un léger bleu tirant vers le lilas, s’inspire de l’une d’entre elle, en écho à la pierre brute et authentique des villages de l’Eure qui regorgent de trésors. En témoigne ce vieux moulin à colombages du XVIe siècle semblant tenir en lévitation sur la Seine ou, plus loin, le château de la Motte de Montfort-sur-Risle qui présente actuellement une rétrospective de René Sautin (1881–1968), artiste de l’École normande à la touche franche et vive.
Exposition Off - Rétrospective René Sautin
Du 29 juin 2024 au 30 juin 2024
Château La Motte de Montfort-sur-Risle
www.amcp27.fr
Claude Monet, Tarte tatin, « Les galettes », 1882
© Collection privée
Parmi les chefs d’œuvre de Monet, nombreux sont les époustouflants paysages certes, mais l’on compte aussi des bouquets de fleurs et même des tartes aux pommes peintes en 1882. Alléchantes, elles se tiennent comme des soleils roux sur une table blanche aux reflets froids. C’est de ce tableau qu’est tiré « Tarte Tatin », un orangé caramélisé venu du pays d’Auge, terre nourricière où se visite la passionnante distillerie Busnel, la plus ancienne de Normandie. La pomme y est honorée, sélectionnée, vieillie en fûts pour la transformer en Calvados et Pommeau. Quand peinture rime avec gastronomie !
Claude Monet, Crépuscule, « Soleil couchant sur la Seine à Lavacourt, effet d’hiver », 1880
© Petit Palais, Paris
Du château Gaillard, vestige de la forteresse de Richard Cœur de Lion perché au-dessus des Andelys, ou à vélo depuis les routes longeant les méandres de la Seine, on peut s’émerveiller des couchers de soleil flamboyants imprimant en l’air une traînée rose-orangée telle que l’a capturée Claude Monet en plein hiver 1880. Bravant le froid, il peignit à Lavacourt les effets du ciel et de l’eau à la manière d’Impression, soleil levant (1872) dont le titre a inspiré le nom du fameux mouvement pictural. Là, à l’heure du crépuscule, souffle une brume froide et sombre tandis que le soleil orange parsème des éclats poudrés dans les nuages…
La Seine à vélo, de Paris à la mer
Camille Pissaro, Paille, « Les coteaux de Thierceville », 1897
© Galerie Georges Petit, Paris
Que ce soit sur la célèbre toile Des glaneuses de Jean-François Millet ou « Les Meules » de Claude Monet, la paille et le foin sont un motif pictural qui, au-delà d’évoquer le travail de la terre, la vie paysanne et agricole, renferment des coloris allant du vert tilleul au jaune d’or. La douce teinte « Paille » rend ainsi hommage aux nuances des prairies et champs de blé eurois tels que les a figurées Camille Pissaro sur Les Coteaux de Thierceville peint en 1847. Au Marais Vernier, magnifique site naturel né d’un méandre de la Seine, la couleur se déniche partout. Il est d’ailleurs possible de s’initier à la vannerie sauvage (l’art de tresser des plantes locales) dans la chaumière de l’experte Lucile Fourtier. L’occasion rêvée d’expérimenter la couleur et sa matière en apprenant une technique ancestrale.
Les liens du sauvage
23 bout d’Aval, 27680 Marais-Vernier
Pour en savoir plus
Eurêka x Pantone
L’abus d’alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération.
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