EXPO EN VIDÉO

En partenariat avec Palais de la Porte Dorée

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En vidéo : Comment le Palais de la Porte Dorée change le regard sur la banlieue

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Publié le , mis à jour le

Qu’ont en commun le peintre Claude Monet, le plasticien Mohamed Bourouissa et le photographe Marvin Bonheur ? D’Argenteuil à Aulnay-sous-Bois, tous ont regardé la banlieue avec un œil d’artiste, des rives de la Seine, où les impressionnistes venaient peindre, jusqu’aux grands ensembles, dont certains ont été immortalisés par Mathieu Pernot lors de leur violente démolition.

Pour sa nouvelle grande exposition thématique, le Palais de la Porte Dorée s’attaque donc à un sujet encore peu étudié des institutions artistiques : la banlieue. Ou, plutôt, les banlieues, au pluriel, insiste Susana Gállego Cuesta, co-commissaire de l’exposition : « Il y a des banlieues, des personnes, des réalités urbaines, historiques, très contrastées, très diverses et très riches. »

Un vaste ensemble d’archives et d’œuvres

Pour se pencher sur ces territoires, et notamment sur les plus populaires d’entre eux, le musée a choisi de réunir un vaste ensemble d’archives et d’œuvres d’art, parmi lesquels on croise des visions aussi diverses qu’un dessin de Théophile Alexandre Steinlen issu des collections de la Bibliothèque nationale de France, un film désillusionné de Rayane Mcirdi (Le Croissant de feu, 2021), des photographies d’Eugène Atget ou de Louis Chifflot dans « La Zone », ou encore les fameuses tours « Nuages » de l’architecte Émile Aillaud.

Incarné, le parcours vit aussi au rythme de nombreux témoignages, qui complètent les œuvres d’une passionnante dimension historique, anthropologique et politique. Le tout se divise en trois chapitres : avec, d’abord, les « banlieues douces amères », nous explique Susana Gállego Cuesta, qui aborde « le rapport ambivalent que l’on peut avoir avec ces espaces », entre petits bonheurs urbains et envie tenace de s’échapper.

Viviers créatifs

Plus politique, la deuxième partie se tourne vers les « banlieues engagées », où se transmettent des « manières de se battre et de revendiquer » une vie meilleure. Enfin, l’exposition se termine sur les « banlieues centrales », envisagées comme des lieux puissants de création et d’influences, qui ne se contentent pas d’être à la périphérie des métropoles mais s’incarnent en viviers créatifs. Où naissent d’innombrables artistes…

Texte : Maïlys Celeux-Lanval

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Banlieues Chéries

Du 11 avril 2025 au 17 août 2025

www.histoire-immigration.fr

Retrouvez dans l’Encyclo : Claude Monet

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