TRUE ART STORY

En vidéo : Nicolas de Staël, une légende de la peinture à redécouvrir au musée d’Art moderne

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C’est l’événement de cet automne : le musée d’Art moderne de la Ville de Paris consacre au peintre Nicolas de Staël (1914–1955) une rétrospective riche de 200 tableaux, dessins, gravures et carnets. Artiste majeur du XXe siècle, l’homme est entré dans l’histoire en légende, moins grâce à son art qu’en raison de sa vie, de son physique d’acteur, de ses histoires d’amour tumultueuses et de son suicide, tragique, à l’âge de 41 ans seulement. « L’homme est devenu plus célèbre que l’œuvre », analyse ainsi le co-commissaire de l’exposition Pierre Wat.

En complément à l’exceptionnelle rétrospective du MAM, Beaux Arts vous propose de (re)découvrir la vie et l’œuvre de Nicolas de Staël en une dizaine de minutes, au fil d’œuvres, de documents d’archives et d’images de l’exposition.

Né en Russie dans une famille de hauts militaires, le jeune de Staël est confronté à l’exil dès ses jeunes années, et se retrouve très tôt orphelin : à huit ans, il est confié à une famille d’accueil en Belgique. Il quitte rapidement le plat pays où il a découvert l’art pour se consacrer à différents voyages, notamment au Maroc, où il rencontre sa première femme Jeannine Guillou, artiste elle aussi, et connaît le choc de la lumière vive du Maghreb.

Un homme tourmenté jusqu’au bout

Oscillant toute sa vie entre figuration et abstraction, Nicolas de Staël choisira vite la voie de la liberté absolue. Défendue par la galeriste Jeanne Bucher, il expose au côté de Kandinsky mais connaît en parallèle une grande misère… Il emménage dans un atelier proche du parc Montsouris, où les huit mètres de hauteur sous plafond nourrissent l’emprise de la lumière sur sa peinture. Sans chevalet, de Staël peint volontiers plusieurs toiles à la fois.

En 1952, le choc d’un match de football le met sur la piste d’expérimentations plastiques aboutissant à sa peinture la plus célèbre : Le Parc des Princes. Le marchand Paul Rosenberg l’introduit sur le marché américain ; sa fortune est assurée. Mais de Staël restera un homme tourmenté jusqu’au bout de sa vie. Il se suicide à Antibes, son dernier atelier, où il aura produit une somme phénoménale de natures mortes et de paysages, ultimes chefs-d’œuvre d’un génie.

Texte : Maïlys Celeux-Lanval

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Nicolas de Staël

Du 15 septembre 2023 au 21 janvier 2024

www.mam.paris.fr

Retrouvez dans l’Encyclo : Nicolas de Staël

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