PÉPITE D’ARCHIVE

Quand la jeune Agnès Varda s’improvise photographe de rue avec Brassaï en 1954

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Publié le , mis à jour le

Par un matin pluvieux de 1954, une petite silhouette s’engouffre dans la rue Daguerre, portant à bout de bras un encombrant attirail. On reconnaît sous un suroît (un chapeau de pluie de marin) la frimousse malicieuse de la toute jeune Agnès Varda, dont le nom est indissociable de cette petite rue du XIVe arrondissement de Paris. La cinéaste qui a régulièrement photographié et mis en scène dans ses films la capitale est d’ailleurs célébrée jusqu’au 24 août au musée Carnavalet, qui lui consacre une exposition.

À cette époque, la jeune femme travaille comme photographe indépendante et officie notamment au Théâtre national populaire de Jean Vilar. Elle réalisera la même année son premier long-métrage, La Pointe Courte, tourné à Sète. Mais pour l’heure, elle s’improvise dans ses images photographe de rue, sous l’œil amusé des enfants du quartier – des « titis parisiens » comme tout droit sortis d’une photographie de Robert Doisneau.

Séance de pose en plein Paris

Agnès Varda décide d’installer son encombrante chambre photographique au beau milieu de la chaussée et interpelle les passants pour leur tirer le portrait suivant la technique du daguerréotype, dont l’inventeur n’est autre que celui qui a donné son nom à cette rue. Voilà que l’un d’eux accepte de se prêter au jeu : c’est un homme grand, élégamment vêtu d’un imperméable et d’un chapeau noir. Peut-être aurez-vous reconnu le mythique photographe Brassaï, autre illustre habitant de la rue Daguerre.

Rencontre entre deux grands photographes

L’artiste se prête de bon cœur à la séance de pose face un pan de mur décrépit couvert de graffitis. Faut-il y voir un clin d’œil à l’œuvre du photographe ? Brassaï, qui a infatigablement arpenté les rues de la capitale la nuit, s’est en effet passionné tout au long de sa carrière pour ces inscriptions dessinées ou gravées sur les murs… Filmée comme aux premières heures du cinéma muet, cette rencontre improbable est un formidable hommage à l’histoire de la photographie.

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Le Paris d'Agnès Varda, de-ci, de-là

Du 9 avril 2025 au 24 août 2025

www.carnavalet.paris.fr

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Agnès Varda. Je suis curieuse. Point

Du 28 juin 2025 au 4 janvier 2026

musee-soulages-rodez.fr

Retrouvez dans l’Encyclo : Agnès Varda Brassaï

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