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5 expos incontournables à Bruxelles cet automne

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Cet automne, la capitale européenne s’illumine avec cinq expositions incontournables. De l’art abstrait à l’esquisse en passant par la vibrante scène contemporaine bruxelloise, direction le nord paré de lumières.

Vivre d’amour et d’abstraction à Bozar, voyager avec les écritures orientales comme boussole à la Villa Empain, prendre le pouls de l’art contemporain bruxellois, c’est ce que promet la riche programmation d’expositions dans la capitale belge pour ces prochains mois.

Les musées royaux des Beaux-Arts traversent des siècles de création en redonnant toutes ses lettres de noblesse à l’esquisse, quand le Wiels nous immerge dans un quotidien énigmatique. Cette saison culturelle très diversifiée ravira les esprits curieux !

1. Jean Arp et Sophie Taeuber-Arp, le duo amoureux de l’art abstrait à Bozar

Sophie Taeuber-Arp, Tapisserie
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Sophie Taeuber-Arp, Tapisserie, 1924

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Laine et coton • 40 × 50 cm • Coll. Fondazione Marguerite Arp, Locarno • © Fondazione Marguerite Arp / Photo Roberto Pellegrini, Bellinzona

Dadaïstes, pionniers de l’abstraction organique et géométrique, Jean Arp (1886–1966) et Sophie Taeuber (1889–1943) se rencontrent en novembre 1915 à la galerie Tanner à Zurich. Amis, amants, partenaires – comme le rappelle le titre de cette émouvante exposition à Bozar –, ils n’auront de cesse de créer ensemble ; de s’influencer et de s’inspirer mutuellement. L’œuvre de Sophie Taeuber-Arp, radicale, poétique et libérée de toute hiérarchie entre les arts, est souvent éclipsée par celle de son mari. Bozar lui rend hommage, tout en retraçant l’évolution des explorations du couple au sein de l’art abstrait. Une épopée amoureuse et artistique du XXe siècle, poursuivie même après la mort accidentelle de Sophie Taeuber-Arp en 1943…

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Hans/Jean Arp & Sophie Taeuber-Arp. Friends, Lovers, Partners

Du 7 octobre 2024 au 19 janvier 2025

www.bozar.be

2. Le pinceau voyageur de Pierre Alechinsky fait escale à la Villa Empain

Installation des œuvres « Nô » et « Roue à aubes » de Pierre Alechinsky (1975 et 2001) à la Fondation Boghossian – Villa Empain à Bruxelles
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Installation des œuvres « Nô » et « Roue à aubes » de Pierre Alechinsky (1975 et 2001) à la Fondation Boghossian – Villa Empain à Bruxelles

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© Fondation Boghossian © Adagp, Paris 2024 / Photo Silvia Cappellari

En 1955, lors de son premier voyage au Japon, le peintre et graveur belge Pierre Alechinsky (né en 1927), membre du mouvement CoBrA, reçoit un pinceau de la part d’un calligraphe. Ce pinceau ne l’a plus quitté, tout comme sa fascination pour l’écriture et les traditions artistiques orientales. L’exposition de la Villa Empain propose d’explorer ces liens, à travers un carnet de voyage riche d’une centaine d’œuvres de 1947 à 2024, dont certaines jamais montrées au public. Au côtés de la commissaire Catherine de Braekeleer, l’artiste nonagénaire s’est impliqué personnellement dans la conception de l’exposition, en partageant notamment des anecdotes sur ses aventures dans le guide du visiteur. En prime, les ornements Art déco de la Villa Empain qui subliment les rêveries de l’artiste.

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Alechinsky, Pinceau Voyageur

Du 26 septembre 2024 au 16 mars 2025

villaempain.com

3. La Centrale fait peau neuve en célébrant la scène bruxelloise

Badi Rezzak, Paravent
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Badi Rezzak, Paravent, 2023

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Technique mixte • Coll. particulière • © Adagp, Paris 2024 / Photo Synak Wiktoria

Après plus de six mois de travaux, le centre d’art contemporain de la Ville de Bruxelles ouvre à nouveau ses portes avec l’exposition « Hosting ». À la manière des Salons d’autrefois, l’institution a lancé un appel à candidatures adressé aux artistes confirmés et émergents de Bruxelles et sa périphérie, toutes disciplines confondues. Résultat : 247 propositions – anonymisées lors de leur sélection pour prévenir toute hiérarchisation – ont été retenues par un comité artistique. Le public est invité à déambuler dans cet étonnant cabinet de curiosités contemporain, sans discours ni narration, et a la possibilité d’acheter une œuvre, au profit intégral des artistes. L’ancienne centrale électrique, nichée en plein cœur de Bruxelles, offre ainsi un échantillon rafraîchissant de la vibrante scène contemporaine bruxelloise.

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Hosting

Du 10 octobre 2024 au 9 février 2025

centrale.brussels

4. De Rubens à Khnopff, un éloge de l’esquisse aux musées royaux des Beaux-Arts de Belgique

Eugène Verboeckhoven, Poussins
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Eugène Verboeckhoven, Poussins, 1858

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Huile sur papier, collée sur toile • 27,5 × 55,5 • Coll. musées royaux des Beaux-Arts de Belgique, Bruxelles • © MRBAB / Photo J. Van Seghbroeck

L’esquisse, un simple coup de crayon sur une feuille volante ? La magistrale exposition « DRAFTS. De Rubens à Khnopff » aux musées royaux des Beaux-Arts de Belgique nous donne à voir les prémices d’une œuvre d’art, en s’intéressant spécifiquement au geste créateur. De Rogier van der Weyden (1399–1464) à James Ensor (1860–1949), en passant par Rembrandt, Rubens et Magritte, l’esquisse adopte une grande variété de formes et de supports. C’est ainsi que le peintre pleinairiste belge Guillaume Vogels (1836–1896) se sert du couvercle d’une boîte à cigares pour peindre un étonnant sous-bois proche de l’abstraction. Se déployant dans les collections du musée, l’exposition célèbre aussi l’aboutissement d’une vaste campagne de restauration menée depuis deux ans. Avec un parti pris : si une œuvre finie peut imposer une distance avec le public, une esquisse nous conduit au contraire dans l’intimité de la création.

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Drafts. De Rubens à Khnopff

Du 11 octobre 2024 au 16 février 2025

fine-arts-museum.be

5. Les énigmatiques traces du quotidien d’Ana Jotta au Wiels

Ana Jotta, Fala-só
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Ana Jotta, Fala-só, entre 2016 et 2017

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Javel sur twill bleu • 160 × 400 cm • Coll. particulière • Courtesy Ana Jotta et greengrassi, Londres / Photo We Document Art

L’artiste portugaise Ana Jotta (née en 1946) est une glaneuse de l’ordinaire. Glaneuse d’images, d’objets, d’expressions, de traces sur les murs, qu’elle restitue dans ses œuvres énigmatiques. Un jour, elle observe un bol populaire sur lequel sont peintes des silhouettes de paysannes. Elle les reproduit en grand format, transformant ce décor voué à rester anecdotique en grande fresque joyeuse, celle d’une danse sororale, faisant fi des hiérarchies esthétiques. Le Wiels, centre d’art contemporain à Forest, rend hommage à la manière qu’a l’artiste d’investir le dessin, avec l’exposition « On peut… On peut encore… », qui réunit des tissus, broderies, objets détournés ou feuilles de papier. À voir également au Wiels, l’exposition « Safe Zone » de Christopher Kulendran Thomas (né en 1969), artiste anglais d’ascendance tamoule pionnier de l’art post-IA.

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On peut… On peut encore…

Du 7 septembre 2024 au 5 janvier 2025

www.wiels.org

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