Le drapeau olympique est présenté par la Cavalière sur la place du Trocadéro lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques Paris 2024
© Sarah Stier / GETTY IMAGES EUROPE / Getty Images via AFP
Comment oublier la vision surréaliste de cette mystérieuse cavalière d’argent de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Paris 2024, qui avait fait sensation en remontant la Seine lors d’une cavalcade spectaculaire, montée sur un cheval métallique ? Après quelques mois dans l’ombre, la voilà de retour sous le feu des projecteurs : sa tenue argentée sera en effet exposée dans la capitale à partir de ce samedi 8 février, au sein du Palais Galliera, prestigieux musée de la mode situé dans le 16e arrondissement.
Imaginée par Jeanne Friot, jeune créatrice française de 29 ans, en collaboration avec le spécialiste du cuir Robert Mercier, cette rutilante armure de cuir a été placée dans la vitrine introductive du troisième volet de l’exposition « La Mode en mouvement », qui se tient du 8 février au 12 octobre 2025 dans les galeries du rez-de-jardin du musée. Elle intégrera ensuite la collection permanente de ce dernier, où elle sera la seule pièce issue de la cérémonie d’ouverture des JO.
« Cette silhouette a marqué les esprits et est devenue une icône de mode. »
Ce fier costume évoque une armure du Moyen Âge revisitée en version souple et contemporaine, avec quelques inspirations tirées de l’univers du jeu vidéo : sa capuche rappelle en particulier la tenue du héros d’Assassin’s Creed, personnage qui avait également servi de fil rouge à la cérémonie en arpentant les toits de Paris en tant que porteur de flamme.
Jeanne Friot, en collaboration avec Robert Mercier, Tenue de Cavalière, 2024
© musée Galliera, Paris
« Cette silhouette a marqué les esprits et est devenue une icône de mode », peut-on lire sur le site du musée. « À la fois incarnation de Jeanne d’Arc et de Sequana, déesse de la Seine irriguant la ville hôtesse, cette cavalière est aussi la messagère de la paix et de l’esprit olympique ». Différents musées s’étaient positionnés pour faire entrer des pièces en lien avec les Jeux au sein de leurs collections ; le Palais Galliera a choisi celle-ci, qu’il a obtenue au terme de discussions avec Paris 2024.
Sa présence dans l’exposition « La Mode en mouvement », imaginée justement pour faire écho aux Jeux olympiques, faisait particulièrement sens aux yeux de sa commissaire, Marie-Laure Gutton. Organisé en trois temps (avec un premier volet du 16 juin 2023 au 15 mars 2024, un deuxième du 20 avril 2024 au 5 janvier 2025, et à présent le troisième), l’événement retrace, à travers environ 200 pièces à chaque fois, l’influence du développement des pratiques sportives et du mode de vie actif sur l’évolution de la tenue vestimentaire (sportive et quotidienne) du XVIIIe siècle à nos jours.
Cette tenue argentée n’est pas la seule pièce de la cérémonie d’ouverture à ressortir du placard. Conçu par l’atelier Blam, le cheval mécanique qui transportait la cavalière avait été exposé durant dix jours à la fin de l’été 2024 dans la cour de l’Hôtel de Ville, puis dans la cour royale du château de Versailles d’octobre à janvier derniers pour conclure l’exposition « Cheval en majesté ». Élaborée par le designer Mathieu Lehanneur et l’atelier Blam, la vasque-montgolfière argentée dotée d’un faux brasier électrique, qui avait ébloui le monde entier en s’élevant dans les airs au-dessus de Paris, fait également son grand retour : elle sera réinstallée dans le jardin des Tuileries du 23 juin au 14 septembre 2025, puis chaque été jusqu’en 2028.
La Mode en mouvement #3
Du 8 février 2025 au 12 octobre 2025
Palais Galliera - Musée de la Mode de la Ville de Paris • 10, Avenue Pierre 1er de Serbie • 75016 Paris
palaisgalliera.paris.fr
Vous aimerez aussi
Carnets d’exposition, hors-série, catalogues, albums, encyclopédies, anthologies, monographies d’artistes, beaux livres...
Visiter la boutiqueÀ lire aussi
Actu
Une nuit Airbnb gratuite au musée d’Orsay dans la salle de l’horloge mise en jeu pour les JO !
Actu
« La décision de maintien des anneaux olympiques est insupportable », pour Laurent Petitgirard de l’Académie des beaux-arts
Abonnés
Tripostal - LILLE
À Lille, la magie du textile s’expose à travers le sport, l’art et la mode