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L’Hôtel de la Marine : dans l’intimité d’un palais

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Publié le , mis à jour le
À l’hôtel de la Marine, qui a ouvert ses portes au public au printemps 2021, appartements privés et pièces de réception des anciens intendants ont été reconstitués de manière aussi spectaculaire que rigoureuse dans l’esprit du XVIIIe siècle. Ils se prolongent pour le visiteur par la découverte des anciens espaces de réception aménagés pour l’état-major de la Marine. Plongée dans le luxe à la française !
Vue du vestibule carrelé
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Vue du vestibule carrelé

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Bienvenue au XVIIIe siècle !

Après avoir emprunté l’escalier dit « de l’intendant », le parcours débute au « bel étage » par les appartements des anciens intendants, officiers de la Maison du roi placés à la tête de l’administration du Garde-Meuble royal, logés sur place. Ils furent aménagés, dans la partie est du palais, à partir de 1765 par Pierre-Élisabeth de Fontanieu, qui s’y installa dès 1772, deux ans avant la fin du chantier. Ils furent transformés à partir de 1786 par son successeur, Marc-Antoine Thierry de Ville-d’Avray. Cette élégante pièce, avec ses toiles peintes aux entre-fenêtres, dessert à la fois les espaces privés des appartements et les espaces de réception, selon la conception de l’appartement noble du Siècle des lumières. Elle est chauffée grâce à un grand poêle en faïence. Ici, la restauration des murs est allée jusqu’à enlever près de 18 couches de peinture pour retrouver son état d’origine, celui de boiseries moulurées simplement peintes en blanc.

© Photo Martin Argyroglo

Vue de l’antichambre du cabinet de travail de Thierry de Ville-d’Avray
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Vue de l’antichambre du cabinet de travail de Thierry de Ville-d’Avray

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Une antichambre et une surprise

Au débouché d’un étroit couloir aux murs décorés de divers tableaux de maître, voilà une nouvelle antichambre dotée d’un très beau parquet en marqueterie du XVIIIe siècle, constituée de diverses essences de bois (acajou, chêne, sycomore et poirier noirci), qui fit à l’époque scandale pour son luxe jugé déplacé dans une simple antichambre. Les visiteurs patientaient ici en attendant d’être reçus par l’intendant. Élégamment remeublée, cette pièce, aux boiseries d’une grande sobriété, révèle aussi quelques surprises, pour peu que l’on soit attentif. Au fond de la pièce, derrière des rideaux entrouverts, on peut apercevoir… un espace de couchage en mezzanine, aménagé discrètement. Il s’agit là d’une petite chambre pour le valet de l’intendant, desservie par un petit escalier dissimulé derrière une porte. Cela afin d’être disponible jour et nuit pour le service.

© Photo Martin Argyroglo

Vue de du grand cabinet de Thierry de Ville-d’Avray
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Vue de du grand cabinet de Thierry de Ville-d’Avray

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Sous les ors officiels

Cette imposante pièce aux boiseries dorées, au parquet marqueté et dotée d’une très belle cheminée en marbre Portor (très rare), a été remeublée dans le goût du XVIIIe siècle. Son luxe ostentatoire indique sa fonction réelle, celle d’être un cabinet de réception mettant en scène le rôle du Garde-Meuble de la Couronne, faiseur de tendances décoratives pour le roi et, par conséquent, pour toute l’aristocratie française. Au quotidien, l’intendant travaillait en réalité dans une petite pièce attenante, sur une simple table de travail. Ce bureau sur cour était pour sa part décoré très sobrement de gravures à sujets religieux. Thierry de Ville-d’Avray était en effet très pieux, contrairement à son leste prédécesseur, le célibataire Pierre-Élisabeth de Fontanieu, réputé pour son goût des danseuses qu’il recevait volontiers dans ses appartements.

© Photo Martin Argyroglo

Vue de la chambre de Thierry de Ville-d’Avray
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Vue de la chambre de Thierry de Ville-d’Avray

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« Une honnête simplicité » ?

Si le lit d’origine de Thierry de Ville d’Avray, conservé dans un musée américain, n’a pas pu être obtenu en prêt, sa chambre a malgré tout été remeublée à partir des nombreux éléments connus grâce aux inventaires très détaillés de l’ancien Garde-Meuble. Il apparaît que le premier intendant à avoir occupé les lieux, Fontanieu, commanditaire de la plupart des décors des appartements, avait pris ses distances avec les recommandations de sobriété émises par le marquis de Marigny, son supérieur hiérarchique en tant que directeur des Bâtiments du roi, qui prônait une « honnête simplicité dans les parties qui seront habitées ». Se trouvent notamment dans cette pièce de très beaux dessus de portes peints, anonymes, mais aussi certains plus anciens et remontés là, signés Charles de la Fosse (début du XVIIe siècle).

© Photo Martin Argyroglo

Vue de cabinet de physique de Fontanieu
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Vue de cabinet de physique de Fontanieu

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Par amour de la science

Pierre-Élisabeth de Fontanieu, l’un des intendants, n’aimait pas que les femmes galantes, il était aussi passionné de littérature et surtout de sciences, notamment de gemmologie. Il créait de fausses pierres précieuses, des cristaux artificiels colorés, au sujet desquels il a même publié un traité. Certains ont été réunis dans les grandes armoires de ce cabinet scientifique reconstitué pour évoquer l’un de ses deux laboratoires aménagés à l’hôtel de la Marine. Au centre de la pièce, un tour à guillocher permettant de tracer lignes, courbes et volutes sur des pièces d’orfèvrerie. Déposé par le Conservatoire national des arts et métiers (CNAM), il s’agit ici d’un modèle identique à celui qu’utilisait Fontanieu.

© Photo Martin Argyroglo

Vue de la salle de bains
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Vue de la salle de bains

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Le comble du luxe

À la somptuosité des décors des appartements privés correspond aussi le luxe des aménagements de confort. Ici la salle de bains, dotée d’une baignoire alimentée en eau chaude. Un œil attentif verra que le plafond y est plus bas que dans les autres pièces. Il a en effet été entresolé pour y dissimuler un ballon d’eau chaude géant. Le décor aujourd’hui reconstitué de cette pièce discrète aux boiseries simples est d’esprit Louis XVI, avec des motifs floraux chers à Marie-Antoinette.

© Photo Martin Argyroglo

Vue de la salle à manger
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Vue de la salle à manger

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Fastueux déjeuner

Une fois revenu sur ses pas vers le vestibule carrelé, le visiteur accède enfin aux luxueux espaces de réception des intendants. Les décorateurs du projet, Joseph Achkar et Michel Charrière, ont ici dressé une grande table dans l’esprit d’un repas s’achevant, inspirée du Déjeuner d’huîtres, tableau de Jean-François de Troy (1735) conservé au musée Condé – château de Chantilly. Sur la table se trouvent ainsi vaisselle, plateaux d’argent, rafraîchissoirs et éléments d’un surtout de table en biscuit de Sèvres. Deux buffets créés par Gaudreau et Riesener pour cette pièce ont également pu être à nouveau réunis – l’un d’entre eux, propriété du Mobilier national, se trouvait à l’Élysée depuis le septennat de Valéry Giscard d’Estaing. Le décor mural au motif de fleurs et d’oiseaux, avec un médaillon central orné d’un paysage, peint sur panneaux de soie, a été recréé à partir des données collectées dans les inventaires du Garde-Meuble royal.

© Photo Benjamin Gavaudo / CMN.

Vue du salon de compagnie
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Vue du salon de compagnie

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Place aux jeux

Ouvrant vers le jardin des Tuileries, voilà l’une des pièces les plus richement décorées des appartements, due au talent de l’architecte et dessinateur du Garde-Meuble nommé par Fontanieu, Jacques Gondouin. Son décor XVIIIe siècle mêle influences italienne et anglaise et était très largement avant-gardiste pour son temps, au point que Ville-d’Avray, successeur de Fontanieu, ne commanda guère de modifications. La présence de tapisseries aux murs s’ancre en revanche davantage dans la tradition française. À noter les élégantes boiseries dorées et la cheminée en marbre rouge griotte, alors très coûteux et très la mode, surmontée d’un trumeau en miroir. Pour la reconstitution de ce salon, c’est l’esprit d’une pièce de jeu qui a été privilégié.

© Photo Martin Argyroglo

Vue de la chambre de Mme de Ville-d’Avray
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Vue de la chambre de Mme de Ville-d’Avray

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Du billard à la chambre

Ouvrant vers la place, au sud, la pièce suivante est tout aussi luxueuse et son décor avait été entièrement dessiné par Gondouin. Elle était utilisée comme salle de billard par Fontanieu, avant de devenir la chambre de Mme de Ville-d’Avray en 1787. C’est à ce moment que fut transformé le trumeau entre les deux fenêtres, qui fut redécoré notamment d’un coq doré mouluré, symbole du réveil. La cheminée est en marbre bleu turquin et supporte encore le trumeau de glace orné d’un arc en plein cintre dessiné par Gondouin et créant une savante illusion d’optique. Le lit à la polonaise conçu par Jean-Baptiste Claude Sené, menuisier en sièges et fournisseur régulier du Garde-Meuble, est encore doté de son tissu d’origine et de sa broderie de Beauvais. Il a été prêté par les décorateurs. Au sol, un grand tapis commandé par Louis XIV pour la galerie du Bord-de-l’Eau du Louvre.

© Photo Benjamin Gavaudo / CMN

Vue de la chambre de Pierre-Élisabeth de Fontanieu
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Vue de la chambre de Pierre-Élisabeth de Fontanieu

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Un luxe pas si discret

Située sur cour, cette pièce avec son lit en alcôve servit de chambre à plusieurs occupants. Fontanieu tout d’abord, qui la fit décorer. On y reconnaît son goût du luxe, avec les boiseries dorées, mais aussi la très belle cheminée en marbre bleu turquin et décor de bronzes dorés. Elle fut ensuite chambre de compagnie dite « de Marie-Antoinette », qui aurait dû dormir ici le jour du dramatique feu d’artifice sur la place Louis XV qui devait célébrer son mariage avec Louis XVI. Très affectée par la catastrophe, la future reine avait fait demi-tour. Ville d’Avray s’y installa par la suite, même si d’autres appartements étaient aménagés pour les intendants ailleurs dans l’hôtel, notamment dans l’attique (mais qui n’ont pas été reconstitués).

© Photo Martin Argyroglo

Vue du cabinet des Glaces, à l’époque de Fontanieu
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Vue du cabinet des Glaces, à l’époque de Fontanieu

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Dans le saint de l’impudeur

Créé pour le libertin Fontanieu (qui était célibataire) dans les années 1770–1774 par l’architecte Jacques Gondouin, le décor de femmes nues peintes choqua l’épouse de son successeur Thierry de Ville-d’Avray, qui imposa en 1784 des repeints de pudeur, rhabillant et en transformant certaines en chérubins. Fontanieu y aurait également réalisé un lustre et une petite table en bronze doré et décors de faux cristaux imitant les pierres précieuses créés dans ses laboratoires. D’un raffinement extrême, ce cabinet, contigu à la chambre, fut démonté puis remonté à Fontainebleau sur ordre de Louis-Philippe qui voulait en orner sa salle de bains. Il avait été réinstallé à l’hôtel de la Marine en 1997. Le lit de repos, chiné, a été retapissé d’un tissu d’époque Louis XVI.

© Photo Didier Plowy / CMN

Vue du cabinet doré
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Vue du cabinet doré

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Une surprise de taille

Voilà l’espace où s’est faite la plus grosse découverte du chantier, car la pièce avait été transformée en office pour l’état-major de la Marine. Derrière les plaques en inox ont été retrouvées des traces de dorures sur les boiseries, aujourd’hui totalement restaurées. Tendu de damas cramoisi, décoré de deux cheminées retrouvées ailleurs, mais appartenant au décor d’origine, ce cabinet abrite également les deux plus beaux meubles XVIIIe siècle du parcours. Tous deux sont des créations de jeunesse de l’ébéniste Riesener pour le Garde-Meuble : la table des Muses, prêtée par le musée du Louvre et le château de Versailles, et le secrétaire à abattant (acquis par le Centre des monuments nationaux) se retrouvent enfin ici à nouveau réunis.

© Photo Martin Argyroglo

Vue de l’escalier d’honneur
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Vue de l’escalier d’honneur

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Morceau de bravoure

Le parcours permet ensuite de découvrir l’escalier d’honneur du palais. Ce « grand degré » est le morceau de bravoure de l’architecture, conçu par Ange-Jacques Gabriel et achevé par son collaborateur et rival, Jacques-Germain Soufflot. Sa rampe est considérée comme un chef-d’œuvre de ferronnerie du XVIIIe siècle. Elle a été très légèrement modifiée au XIXe siècle par l’adjonction de symboles de la Marine, ancres et dauphins. Le plafond à caissons d’origine a quant à lui disparu.

© CMN

Vue de la salle à manger d’honneur
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Vue de la salle à manger d’honneur

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Du musée à la Marine

La visite se poursuit dans les espaces ouvrant sur la grande loggia, qui ont été très largement remaniés au XIXe siècle pour la Marine. Le décor y célèbre la grandeur de la France et de la Marine française. Cette grande pièce, ancienne salle à manger, est devenue un espace de médiation du nouvel hôtel de la Marine. Au XVIIIe siècle, c’était dans ces salles en enfilade sur la place Louis XV que furent aménagées les galeries d’exposition du Garde-Meuble. Ouvertes au public, celles-ci présentaient les collections royales célébrant ainsi l’excellence des arts décoratifs français : salle d’armes, galerie des Grands Meubles (étoffes et tentures), salle des Bijoux, galerie des Bronzes.

© Photo Benjamin Gavaudo / CMN

Vue du salon des Amiraux
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Vue du salon des Amiraux

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À la gloire de Jean Bart ou de Suffren

Restauré entre 2006 et 2009 alors que la Marine occupait encore les lieux, ce grand salon au décor grandiose, digne d’une salle de bal avec ses immenses lustres, est constitué de deux vastes pièces en enfilade décorées, à partir de 1843, des portraits des grands amiraux de l’Ancien Régime : Tourville, Jean Bart, Duquesne, Dugay-Trouin… sous la direction de l’architecte Jean-Jacques-Marie Huvé. Du XIXe et XXe siècle, de nombreuses réceptions fastueuses furent organisées dans cet hôtel remis au goût du jour. À commencer par celles organisées par Napoléon III, soucieux de rendre son lustre aux lieux.

© Photo Didier Plowy / CMN

Vue du salon diplomatique
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Vue du salon diplomatique

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Cherchez l’espion

Haut lieu des conciliabules diplomatiques de la Marine jusqu’à son départ vers le site de Balard (Paris, 15e arr.) en 2015, le Salon diplomatique connut aussi une histoire rocambolesque. C’est en effet ici qu’eut lieu le vol des bijoux de la Couronne, en septembre 1792. Les brigands avaient réussi à monter sur la loggia et à casser l’un des volets, qui en porte toujours les stigmates. Autre curiosité, la présence d’une porte espionne… qui permettait discrètement d’écouter les conversations.

© Photo Martin Argyroglo

Vue de la galerie dorée
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Vue de la galerie dorée

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Bref musée naval

Avant de n’être réservées qu’à l’usage des marins, les anciennes salles d’exposition laissées vacantes par le Garde-Meuble avaient hébergé un bref « musée naval », créé en 1799. Ici avaient été regroupés des modèles réduits de navires, diverses collections de tableaux, cartes et plans, mais aussi la célèbre série des Ports de France peinte par Joseph Vernet entre 1753 et 1765.

© Photo Didier Plowy / CMN

Vue du bureau du chef d’état-major
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Vue du bureau du chef d’état-major

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À table avec les marins

C’est ici, dans l’ancien bureau du chef d’état-major, que furent longtemps prises les grandes décisions de la Marine française pendant les 226 ans d’occupation de l’hôtel. Il est aujourd’hui équipé de la « table des marins », très riche dispositif pédagogique interactif consacré aux grandes expéditions maritimes. Et offre un accès à l’extérieur vers la majestueuse loggia sur la place de la Concorde.

© Photo Benjamin Gavaudo / CMN

Vue de la galerie des Grands Ports de guerre
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Vue de la galerie des Grands Ports de guerre

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Cinq ports à l’honneur

Les principaux ports de guerre de l’époque (Cherbourg, Brest, Lorient, Rochefort et Toulon) sont mis à l’honneur dans cette galerie donnant sur la cour d’Honneur dans un décor de médaillons en bois sculpté datant des années 1867–1870.

© Photo Matin Argyroglo

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