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Cultes ! 10 toiles qui nous font rêver d’évasion

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Publié le , mis à jour le
Montagnes magiques, jungles luxuriantes, paysages mystiques ou fantasmés… Qu’ils soient d’intrépides explorateurs ou plutôt du genre sédentaire, les artistes se sont inspirés de l’ailleurs et des formes de la nature.
Frans Post, Paysage brésilien avec fourmilier
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Frans Post, Paysage brésilien avec fourmilier, 1649

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La plus exotique

Bienvenue au Brésil… en 1649 ! Originaire d’Haarlem, le peintre de paysages hollandais Frans Post accompagne en 1636 le gouverneur Johan Maurits Van Nassau dans cette nouvelle colonie, baptisée la Nouvelle-Hollande. Le peintre a alors pour mission d’étudier les paysages, les habitants, la faune et la flore. Lorsqu’il peint cette vue vallonnée et verdoyante, Post est rentré aux Pays-Bas depuis quatre ans. Toutefois, il demeure fasciné par ce Nouveau Monde, qu’il continue de peindre sans relâche.

Huile sur panneau • 53 × 69,4 cm • Coll. Alte Pinakothek, Munich • © akg-images

Antoine Watteau, Le Pèlerinage à l’île de Cythere
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Antoine Watteau, Le Pèlerinage à l’île de Cythere, 1717

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La plus idyllique

Embarquement imminent pour Cythère ! C’est sur cette île grecque de la mer Égée que serait née Aphrodite, la déesse de l’Amour… Une destination rêvée pour tous les amoureux, donc ! Antoine Watteau représente ici des couples s’apprêtant à se rendre sur l’île en pèlerinage, sous le regard bienveillant de la statue de la déesse. À la fois mélancolique et joyeuse, cette œuvre est la quintessence d’un genre né sous le pinceau du peintre de Valenciennes, la fête galante.

Huile sur toile • 129 × 194 cm • Coll. musée du Louvre, Paris • © Bridgeman Images

Caspar David Friedrich, Vue du massif du Watzmann
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Caspar David Friedrich, Vue du massif du Watzmann, vers 1824-1825

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La plus romantique

Aucun homme à l’horizon, seulement de la roche, qui sculpte le paysage. Au loin, deux sommets saupoudrés de neige éternelle semblent transpercer le ciel… La rigueur est presque photographique et, pourtant, Caspar David Friedrich ne s’est jamais rendu dans les Alpes ! Il a réalisé cette Vue du massif du Watzmann (situé dans les Alpes bavaroises) d’après une étude de l’un de ses élèves, Johann August Heinrich. Peuplés de symboles et empreints de mysticisme, les paysages du romantique allemand appellent à la méditation.

Huile sur toile • 136 x 170 cm • Coll. Alte Nationalgalerie, Berlin • © DeAgostini/Leemage

Utagawa Hiroshige II, Cerisiers en fleur à Yoshino, dans la province de Yamato – Série « Cent vues des lieux célèbres des provinces »
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Utagawa Hiroshige II, Cerisiers en fleur à Yoshino, dans la province de Yamato – Série « Cent vues des lieux célèbres des provinces », 1859-1860

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La plus fleurie

Sont-ce des nuages ou des cerisiers en fleur ? Avec Hiroshige, le doute est permis, tant ces arbres sacrés du Japon, dont la floraison est un véritable événement chaque printemps, paraissent ici vaporeux, comme en suspension dans l’air. Une cascade semble d’ailleurs jaillir de l’un d’entre eux, tandis qu’en bas à gauche deux pèlerins s’apprêtent à gravir le mont Yoshino baigné d’une lumière crépusculaire.

Papier, nishiki-e, format ôban • Coll. musée du Guimet, Paris • © RMN - Grand Palais presse / Mathieu Rabeau

Eugène Fromentin, Oasis de Lagrount
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Eugène Fromentin, Oasis de Lagrount, vers 1860

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La plus authentique

Alors que la fièvre orientaliste gagne les milieux artistiques au XIXe siècle, le jeune Eugène Fromentin, âgé de 25 ans, part pour l’Égypte. Là bas, il observe avec une grande précision la nature, les habitants mais aussi les mœurs. Figure importante de l’orientalisme il cherche toutefois, de retour en France, à se détacher des représentations folkloriques et caricaturales, comme le montre cette toile représentant une scène de la vie quotidienne, qui offre une impression naturaliste.

Huile sur toile • 142,3 × 99,7 cm • Coll. particulière • © Bridgeman Images

Albert Bierstadt, La Sierra Nevada en Californie
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Albert Bierstadt, La Sierra Nevada en Californie, 1868

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La plus spectaculaire

« Nous sommes vraiment dans le jardin d’Éden. Le plus bel endroit que j’ai jamais vu », écrit, en 1863, Alfred Bierstadt lorsqu’il s’installe dans la vallée de Yosemite, aux États-Unis. Lumière céleste, cascade argentée, lac miroitant… Dans cette imposante composition de près de deux mètres sur trois, chaque détail célèbre la beauté de ce paysage sauvage, maintes fois représenté par les membres de l’Hudson River School. Ce mouvement de la peinture américaine, né au XIXe siècle, regroupait des peintres de paysages, qui, grandement influencés par le romantisme, appliquaient les principes de la philosophie du sublime, selon laquelle la beauté de la nature était la manifestation de la bonté divine.

Huile sur toile • 182,8 x 305,1 cm • Coll. National Museum of America, Washington • © Photo Josse/Leemage

Henri Rousseau, Les Flamants
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Henri Rousseau, Les Flamants, 1907

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La plus fantasmée

Un voyage dans le royaume de l’imaginaire ! Au bord d’un fleuve paisible bordé d’une végétation luxuriante, quatre flamants roses s’apprêtent à tremper leurs longues pattes dans l’eau… À moins qu’ils ne redoutent la lance des hommes qui leur font face ? Exotique, naïf et surtout fantasmé, ce paysage serein est tout droit sorti de l’imagination d’Henri Rousseau, peintre autodidacte qui n’a presque jamais quitté Paris. Toute sa vie, il a puisé son inspiration de ses longues balades à la ménagerie du Jardin des Plantes ou encore au Jardin d’Acclimatation. Son œuvre est peuplée de détails fantaisistes, comme ces surprenants et invraisemblables nénuphars.

Huile sur toile • 114 x 163,3 cm • Coll. particulière, New York • © akg-images

Paul Gauguin, Paysage de Tahiti
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Paul Gauguin, Paysage de Tahiti, 1891

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La plus paradisiaque

Un homme marche le long d’un chemin et semble bientôt absorbé par la nature… Au loin, une montagne se détache du ciel d’un bleu pénétrant… Lorsqu’il arrive à Tahiti, Gauguin est tout de suite frappé par la beauté des paysages colorés, irradiés de lumière. Loin de Papeete, trop colonisée au goût du peintre en quête d’authenticité, ceux-ci lui inspireront ses plus beaux chefs-d’œuvre. Lors de ses promenades quotidiennes dans ce « paradis sans hiver », carnet à la main, le peintre, tel un explorateur, relève les formes de la nature qui l’aideront ensuite à composer ses toiles.

Huile sur toile • 67,9 x 92,3 cm • Coll. Minneapolis Institute of Art • © akg-images / Pictures From Histor

Lawren Harris, Decorative Landscape
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Lawren Harris, Decorative Landscape, 1917

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La plus mystique

À la fin des années 1910, Lawren Harris fonde le groupe des Sept, qui s’était donné pour mission de diffuser les motifs du Canada le plus largement possible, dans les écoles d’art et les expositions. Pétri de christianisme, Harris voyait dans la beauté du Grand Nord canadien la manifestation de Dieu et projette ici ses croyances sur la toile, comme en témoigne ce ciel prêt à s’embraser. Peu à peu le peintre abandonne les représentations naturalistes au profit d’une vision plus personnelle et résolument moderne de la nature, qui tend parfois, comme ici, à l’abstraction.

Huile sur toile • 122,5 × 131,7 cm • Coll. National Gallery of Canada, Ottawa • © Musée des Beaux-Arts, Ottawa

Emily Carr, Trees in the Sky
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Emily Carr, Trees in the Sky, 1939

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La plus méditative

Sur les conseils du peintre Lawren Harris, Emily Carr se consacre à partir de 1912 aux paysages. Inspirée par la beauté sauvage des côtes canadiennes et par la poésie de Walt Whitman, elle se tourne alors vers la spiritualité. Nuages tourbillonnants, couleurs intenses… Trees in the Sky rappelle les ciels tourmentés de Van Gogh. Les mouvements du pinceaux sur la toile, hautement méditatifs, permettent à Emily Carr de suggérer une présence divine. « La seule chose qui en vaille la peine, c’est d’exprimer Dieu », affirmera-t-elle d’ailleurs dans ses écrits.

Huile sur toile • 11,6 × 68,7 cm • Coll. Art Gallery of Ontario, Toronto • © Bridgeman images

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