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8 expos qui révèlent des talents de la photo trop peu connus

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Des découvertes comme Janine Niépce, Yasuhiro Ishimoto, Richard Pak… Ou des clichés rares signés de grands noms de la chambre noire : en ce mois où la photo bat son plein dans les foires et les expositions, voici quelques pépites à découvrir dans toute la France.

Alors que se tient la fameuse foire Paris Photo au Grand Palais du 7 au 10 novembre, de nombreux musées et galeries dévoilent actuellement des propositions qui méritent le coup d’œil (parfois en entrée libre) !

Du festival Planches Contact de Deauville à une petite expo dédiée à l’argentique entre les murs du mythique Studio Harcourt, à Paris, il y en a pour tous les goûts. C’est aussi l’occasion de flasher sur la jeune génération ou sur des talents trop peu montrés. Suivez le guide !

1. Janine Niépce regarde les femmes travailler chez Citéco

Janine Niépce, Futures Ingénieurs en électroniques, Paris
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Janine Niépce, Futures Ingénieurs en électroniques, Paris, 1964

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Photographie • © Janine Niépce / Roger-Viollet

Son nom vous évoque quelque chose ? Pourtant vous n’avez sans doute jamais vu les clichés de Janine Niépce (1921–2007), lointaine parente de Nicéphore Niépce, l’inventeur de la photographie. Actrice majeure de cet art pendant 45 ans en France, de 1947 à 1993, Janine s’inscrit dans le courant de la photographie humaniste, aux côtés des Henri Cartier-Bresson, Willy Ronis et Robert Doisneau, avec un sujet de prédilection : l’émancipation des femmes. « Je photographie les femmes dans leur trajectoire complète, de l’enfance à la vieillesse et dans tous les milieux », disait-elle. Cette exposition de 70 clichés en noir et blanc, que dévoile Citéco en son bel hôtel particulier, documente le quotidien des femmes sous l’angle du travail. Elles sont étudiantes, manifestantes, agricultrices, salariées à l’œuvre…

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Janine Niépce. Regard sur les femmes et le travail

Du 3 octobre 2024 au 5 janvier 2025

2. Planches Contact : un festival dans tout Deauville

Nicola Fioravanti, « Aquamarine, virginal white, indigo » de la série « Normandy, Colors Only »
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Nicola Fioravanti, « Aquamarine, virginal white, indigo » de la série « Normandy, Colors Only », 2024

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© Nicola Fioravanti / Planches Contact 2024

15 ans, sérieusement ? Le festival Planches Contact, à Deauville, souffle ses 15 années de maturité en investissant toute la ville, du somptueux établissement des Franciscaines à la grande plage de sable fin où s’est installée Dominique Issermann, photographe invitée. Le festival déploie d’autres fascinants projets dont celui de Phillip Toledano, qui questionne l’intelligence artificielle dans « Another America », et celui d’Éric Bouvet, lequel livre un portrait social et politique des Français en Normandie réalisé dans le cadre d’une résidence avec la fondation photo4food. C’est aussi l’occasion d’admirer les fruits de la résidence pour le prix Tremplin Jeunes Talents présidé par l’éminente photographe Sarah Moon, des visions Vikings de la Danoise Marie Wengler aux créatures rejetées par la mer et capturées par la Française Cloé Harent.     

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Planches Contact à Deauville

Du 19 octobre 2024 au 5 janvier 2025

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Les Franciscaines

3. C’est gratuit ! Quatre révélations à la galerie Les filles du calvaire

Scarlett Coten, Khalid, Amman, Jordanie
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Scarlett Coten, Khalid, Amman, Jordanie, 2016

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© Scarlett Coten

En cette saison de la photo, nombreuses sont les galeries à révéler des talents dans la capitale. Passer une tête aux deux adresses de la galerie Les filles du calvaire régalera les amateurs du genre. De plus, l’entrée est libre ! Jusqu’au 30 novembre, on flashe sur les « Carnets new-yorkais » de Jean-Christian Bourcart (né en 1960) qui croque la « Grosse Pomme » depuis la fin des années 1990 par fragments. Rue des Filles-du-Calvaire, la galerie présente également pour la première fois la « Trilogie M » de Scarlett Coten (née en 1959), trois séries réalisées entre 2012 et 2023 qui explorent les masculinités contemporaines. Rue Chapon, dès le 7 novembre, seront révélées deux séries incendiaires de Tania Franco Klein (née en 1990 au Mexique), ainsi que des œuvres de Todd Hido (né en 1968), frayant parmi des paysages évanescents d’Amérique.

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Jean-Christian Bourcart - Carnets new-yorkais

Du 24 octobre 2024 au 30 novembre 2024

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Scarlett Coten - Trilogie M

Du 24 octobre 2024 au 30 novembre 2024

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Todd Hido - Fragmentary Narratives

Du 7 novembre 2024 au 21 décembre 2024

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Tania Franco Klein - Break in case of emergency

Du 7 novembre 2024 au 21 décembre 2024

www.fillesducalvaire.com

4. Yasuhiro Ishimoto, des lignes et des hommes au BAL

Yasuhiro Ishimoto, Chicago, Halloween
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Yasuhiro Ishimoto, Chicago, Halloween, 1948–1952

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© Kochi Prefecture, Ishimoto Yasuhiro Photo Center

Si Yasuhiro Ishimoto est une figure majeure de la photographie, son nom ne résonne pas tellement dans nos musées. L’oubli est désormais comblé grâce à l’éblouissante exposition que lui consacre le BAL à Paris, en 170 tirages – une première en Europe ! Le talent de ce photographe qu’on dit « bilingue visuellement  » tient à son parcours singulier : né en 1921 de parents japonais à San Francisco, Yasuhiro Ishimoto a grandi jusqu’à l’âge de 17 ans au Japon, avant de rentrer aux États-Unis en 1939. Interné dans les camps regroupant les Américains d’origine japonaise après l’attaque de Pearl Harbor, il intègre l’Institute of Design de Chicago après sa libération. De retour au Japon quelques années après, il se fait un nom dans la photo, notamment en publiant Someday Somewhere (1958).

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Yasuhiro Ishimoto. Des lignes et des corps

Du 19 juin 2024 au 22 décembre 2024

www.le-bal.fr

5. C’est gratuit ! Le bon goût d’un collectionneur à la BnF

Masahisa Fukase, Sasuke !! My Dear Cat
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Masahisa Fukase, Sasuke !! My Dear Cat

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Courtesy Masahisa Fukase Archives & Michael Hoppen Gallery, Londres

Robert Mapplethorpe, Masahisa Fukase, Daidō Moriyama, Nan Goldin, Sarah Moon… Bel éclectisme! En 150 tirages, la Bibliothèque nationale de France donne un large aperçu (avec entrée gratuite !) de la collection que lui a donnée le passionné Jérôme Prochiantz en 2023. Un goût qui va de la photographie historique aux expressions les plus contemporaines, en mêlant les genres – du paysage (Karl Struss, Thomas Struth) au portrait (JH Engström, Andres Serrano) – mais aussi les esthétiques – des portraits inquiétants de David Nebreda aux nuits de Dolorès Marat.

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Le goût de la photographie : dans la collection de Jérôme Prochiantz

Du 22 octobre 2024 au 12 janvier 2025

www.bnf.fr

6. C’est gratuit ! Le retour de l’argentique au Studio Harcourt

Gaia Squarci, à l’exposition « The Analog Chronicles » au studio Harcourt
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Gaia Squarci, à l’exposition « The Analog Chronicles » au studio Harcourt

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© Gaia Squarci / Exposition « The Analog Chronicles » au Studio Harcourt.

Toujours fantastique l’argentique ? À l’époque où triomphe le tout numérique, cinq photographes de renom – Mathias Depardon, Ismail Ferdous, Théo Giacometti, Gaia Squarci, et Alessandro Silvestri – ont préféré se saisir de cinq appareils photo iconiques, fabriqués entre 1935 et 1964, pour prendre la tangente estivale et capter – non sans nostalgie – leurs grandes vacances de 2024. Ces souvenirs intemporels, qui sentent bon le soleil, les rochers, le sable chaud et les balades au vert, sont à voir au 99 Cameras Museum, un musée de poche installé depuis 2023 dans le prestigieux Studio Harcourt à Paris.

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The Analog Chronicles

Du 6 novembre 2024 au 15 février 2025

99camerasmuseum.com

7. À Cergy, un festival du Regard qui caresse l’animal

Laurent Ballesta, Passe sud de l’atoll de Fakarava, Polynésie française, profondeur 30 mètres
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Laurent Ballesta, Passe sud de l’atoll de Fakarava, Polynésie française, profondeur 30 mètres

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© Laurent Ballesta

C’est parti pour quatre mois de photo au Carreau à Cergy ! Autour du thème de l’animal, le festival du Regard révèle sa 8e édition en deux temps, avec du 12 novembre au 29 décembre 2024 les douces inspirations de Tina Merandon, les oiseaux de nuit de Nathalie Baetens, ou encore les bancs de requins de Laurent Ballesta. Puis, du 14 janvier au 2 mars 2025, seront à l’honneur notamment un dialogue de photographes animaliers, le Français Vincent Munier et le Finlandais d’origine suédoise Pentti Sammallahti. On n’oublie pas de découvrir, tout au long de ce festival, le fruit des ateliers photo.

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Le festival du Regard

Du 12 novembre 2024 au 2 mars 2025

Le Carreau, 3-4 rue aux Herbes, 95000 Cergy
À 5 minutes de la gare Cergy-Préfecture

Plus d’informations sur le festival du Regard sur le site de l’événement

8. L’utopie insulaire de Richard Pak à Toulouse

Richard Pak, L’île, série La firme
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Richard Pak, L’île, série La firme, 2017

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© Richard Pak

Laissez-vous embarquer par les fascinantes « îles du désir » racontées par Richard Pak, artiste pluridisciplinaire né en France en 1972. En associant photographie, vidéo, récit et documents historiques, l’exposition « La Firme » nous fait entrer dans la communauté de Tristan da Cunha. Cette  île volcanique de même pas 100 km2, perdue dans l’Atlantique sud, est le territoire habité le plus isolé au monde. Sa première voisine est l’île de Sainte-Hélène, à 2 418 km au nord-nord-est. Quelles sont les valeurs de cette communauté établie il y a 200 ans au milieu de l’océan ? L’artiste a posé son objectif parmi les 260 habitants de ce morceau d’utopie.

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Richard Pak - La firme

Du 25 octobre 2024 au 5 janvier 2025

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À paraître

La Firme – Photographies Richard Pak

96 pages, 73 photographies · éditions Atelier EXB · 45 €

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Et aussi : Photo Days en novembre, trente jours de fête !

Du 2 au 30 novembre 2024

Comme chaque année en novembre depuis 2020, Photo Days vous fera flasher dans tout Paris et en Île-de-France ! Au programme de ce mois de réjouissances convoquant 82 lieux participants, la découverte d’œuvres créées in situ par des artistes reconnus ou émergents, du Carrousel du Louvre, avec Juliette Agnel, au cinéma L’Arlequin, avec Ariane Michel, ou non loin, à Saint-Germain-des-Prés, la bibliothèque de l’hôtel de l’Industrie investie par Anaïs Tondeur. À noter aussi, auront lieu des rendez-vous tels que des lectures de portfolio et des rencontres d’artistes.

 

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