Expos gratuites

10 expos gratuites à voir dans toute la France en juillet et en août

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Publié le , mis à jour le
L’été est arrivé – et, avec lui, les envies d’escapades culturelles partout en France. Pas de quoi se déplumer pour autant puisque, comme tous les mois, Beaux Arts a déniché pour vous une pelletée d’expos gratuites, à visiter sans modération.

Une performance participative de Marina Abramović à Metz, une déclinaison de plis et de replis à Paris, les dessins minutieux de Fabien Mérelle en Normandie, un artiste américain sur un célèbre toit-terrasse à Marseille, une réflexion bouleversante sur le futur de notre relation à la nature à Nantes

Où que l’on soit en France, les expos gratuites ne manquent pas. Si l’on ajoute à cette sélection les parcours d’art en plein air qui essaiment un peu partout, comme ceux d’Un été au Havre ou du Millénaire de Caen, une chose est certaine : l’été sera culturel, ou ne sera pas !

En Normandie, Fabien Mérelle et son ode à la nature

Fabien Mérelle, Pie Au Carré
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Fabien Mérelle, Pie Au Carré, 2025

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Encre Et Aquarelle Sur Papier • © Fabien Mérelle

Un homme surgissant de la souche sculptée d’un arbre. Un visage recouvert d’écorce. Un père et sa fille marchant sur une branche parmi les oiseaux… Pour sa nouvelle exposition au centre d’art contemporain de la Matmut à Saint-Pierre-de-Varengeville (Seine-Maritime), le génial Fabien Mérelle (né en 1981) multiplie les visions oniriques, où hommes, enfants et nature communiquent jusqu’à fusionner, jusqu’à troubler tout repère. En dessins délicats ou en sculptures, il met en scène son alter ego et représente l’amour filial et familial, en dessinant à quatre mains avec sa fille. Comme toujours, un travail ébouriffant de tendresse, dont la générosité fait du bien à l’âme.

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Fabien Mérelle. Ligne de vie

Du 14 juin 2025 au 5 octobre 2025

www.matmutpourlesarts.fr

À Angoulême, le Frac relie la Charente aux rivières brésiliennes

Julien Creuzet, Corps Aquatique
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Julien Creuzet, Corps Aquatique, 2024

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Métal, acrylique, fils textiles et plastique • 285 × 250 × 15 cm • © Aurelien Mole / © FRAC PC

Qu’y a-t-il au fond des eaux ? Que charrient les fleuves et les rivières ? Pour cette exposition collective, qui s’inscrit dans le cadre de l’année Brésil-France, le Frac Poitou-Charentes a collaboré avec l’Instituto Tomie Ohtake de São Paulo pour donner naissance à une réflexion en douze artistes (six Brésiliens, six Français) autour de l’histoire de ces eaux marquées par l’histoire de l’esclavage (la Charente) ou imprégnées de pollutions (les rivières brésiliennes). On y retrouve le travail de Julien Creuzet (né en 1986), qui présente, en plus d’un extrait de son installation lors de la dernière Biennale de Venise, trois œuvres inédites, La Chiromancie des eaux désirées (2025). Mais aussi celui de la puissante Minia Biabiany (née en 1988), qui tend l’oreille à un coquillage, ou encore les impressionnantes sculptures translucides de Barbara Kairos (née en 1994), réalisées à partir de matières organiques comme de la colle de peau et des décoctions de ceps de vignes.

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Eaux souterraines. Récits en confluence

Du 23 mai 2025 au 28 septembre 2025

www.fracpoitoucharentes.com

À Marseille, Ora-ïto invite Sterling Ruby sur le toit de la Cité radieuse

Sterling Ruby, Double Candle
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Sterling Ruby, Double Candle, 2018

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Bronze patiné • 741.7 × 182.9 × 81.3 cm • © Sterling Ruby / © Courtesy Sterling Ruby Studio and Gagosian

Encore lui ! Quelques jours seulement après avoir inauguré la toute nouvelle place Castellane, qu’il a travaillé à repenser pour donner plus de place aux piétons, aux cyclistes et aux micocouliers, le célèbre designer marseillais Ora-ïto a ouvert les portes de son centre d’art MAMO à l’artiste américain Sterling Ruby (né en 1972), avec le soutien de la galerie Gagosian. Niché sur le toit de la Cité radieuse de Le Corbusier, l’espace minimaliste héberge sur sa terrasse deux bougies géantes en bronze patiné, Double Candle (2018), et dans ses intérieurs une toile monumentale de plus de sept mètres de longueur, Wall (2017), entièrement peinte à la bombe aérosol. L’artiste, touche-à-tout, ultra-célèbre outre-Atlantique, entre ici dans un dialogue étonnant avec le lieu, sa hauteur, ses cheminées et son rapport au ciel, lui qui s’inspire autant de la culture du graffiti urbain que de l’esthétique de l’artisanat traditionnel américain.

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Sterling Ruby

Du 27 juin 2025 au 28 septembre 2025

www.ora-ito.com

À Clichy, Nils-Udo fait son nid

Exposition « Nils-Udo. Art in Nature » au Pavillon Vendome à Clichy
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Exposition « Nils-Udo. Art in Nature » au Pavillon Vendome à Clichy

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© rentingART5

Il a commencé sa carrière d’artiste en peintre de paysages, avant de s’immerger complètement dans son sujet, devenu sa matière première : la nature. Nils-Udo, 88 ans à ce jour, agence branches d’arbres, fleurs, plantes et pierres pour créer des œuvres de land art, mettant l’accent sur la couleur et l’harmonie au cœur du paysage, créant des nids au creux des collines. Honoré cet été d’une rétrospective au Pavillon Vendôme, centre d’art de la ville de Clichy, l’artiste d’origine allemande retrace une vie d’explorations au fil de photographies de ses œuvres passées et de documentaires autour des coulisses de leur création, mais aussi de quelques peintures et d’une installation in situ, intitulée Naissance. Un événement.

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Nils-Udo. Art in nature

Du 26 juin 2025 au 21 septembre 2025

www.ville-clichy.fr

En Bretagne, le street art fait son tour du monde

Exposition « Sur les murs, la peinture ! » à l’Atelier des Capucins à Brest
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Exposition « Sur les murs, la peinture ! » à l’Atelier des Capucins à Brest

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© Mathieu Le Gall

À Brest, s’il y a un seul endroit à visiter, ce sont les Ateliers des Capucins. Immense complexe de 35 000 m2 niché dans d’anciens ateliers industriels de l’arsenal de la ville, ils comprennent une médiathèque, un cinéma, un centre national des arts de la rue (Le Fourneau)… Cet été, on y découvrira une grande exposition gratuite de street art, répartie entre les salles du Passage des Arpètes et la médiathèque. « Sur les murs, la peinture ! » propose un tour du monde de l’art urbain, en se focalisant sur différentes scènes majeures comme São Paulo, New York, Marseille mais aussi Brest et Rennes, réunissant des artistes aussi divers que les pionniers Gérard Zlotykamien et Jacques Villeglé, les stars Banksy et Invader, et quelques nouvelles têtes comme le peintre abstrait Hams Klemens.

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Sur les murs, la peinture !

Du 18 juin 2025 au 21 septembre 2025

www.ateliersdescapucins.fr

Au Centre Pompidou-Metz, une performance participative de Marina Abramović

Exposition de Marina Abramović « Counting the Rice » au Centre Pompidou-Metz
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Exposition de Marina Abramović « Counting the Rice » au Centre Pompidou-Metz

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© Centre Pompidou-Metz / Romain Gamba / 2025

Sur une table, des milliers de grains de riz sont mêlés à des milliers de grains de lentilles : à vous de les séparer pour les compter, un à un. Lancée par la performeuse serbe Marina Abramović (née en 1946), cette invitation singulière intitulée « Counting the Rice » se découvre dans le jardin du Centre Pompidou-Metz, au sein du Paper Tube Studio (une extension ajoutée au musée en 2020, pour son dixième anniversaire). L’idée ? Faire l’expérience de gestes répétitifs et d’une concentration intense, par le biais d’un travail manuel qui ne demande rien d’autre qu’une implication totale et minutieuse du corps. À vous de jouer.

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Counting the Rice

Du 8 mai 2025 au 20 octobre 2025

www.centrepompidou-metz.fr

À l’Institut des cultures d’Islam, les intimités queer face à la question de la représentation

Amine Habki, Jardin des aveugles
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Amine Habki, Jardin des aveugles, 2023

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© Institut des Cultures d’Islam

Car « nos intimités sont politiques, qu’on le veuille ou non », la commissaire Inès Geoffroy (que l’on connaît pour sa direction artistique de « 100 % L’Expo » à La Villette) a eu l’idée de réunir à l’Institut des cultures d’Islam, à Paris, six artistes ayant en commun leur ancrage musulman, et leur « intimité en marge de ce que l’on va appeler les normes sociales ». Le parcours s’ouvre par une œuvre textile du Marocain Sido Lansari, qui reprend des extraits de l’un des premiers manifestes d’un collectif queer arabo-musulman, et donne le ton de cette accrochage politique et sensible. Où chaque artiste bénéficie d’une espace à lui, ce qui renforce l’impression de rencontres singulières avec des altérités ; en écho au titre de l’exposition – « La rhétorique du rideau » –, on observera ainsi les rideaux de l’installation de Reda El Toufaili Kanaan (« Parfois, il faut accepter de ne pas tout voir. C’est un filtre, une protection, une zone de respect ») et on réfléchira au visible, au visibilisé et à l’invisibilisé en regardant Meryam Benbachir effacer ses tatouages (« une manière de visibiliser l’effacement qu’on s’inflige en entrant dans certains espaces », explique-t-elle). Un accrochage à ne pas manquer.

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La rhétorique du rideau

Du 17 mai 2025 au 27 juillet 2025

www.institut-cultures-islam.org

À Nantes, Gloria Friedmann face au futur de la nature

Exposition de Gloria Friedmann « Combien de terres faut-il à l’homme » à l’HAB Galerie à Nantes
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Exposition de Gloria Friedmann « Combien de terres faut-il à l’homme » à l’HAB Galerie à Nantes

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© Martin Argyroglo

Invitée par le Voyage à Nantes, Gloria Friedmann (née en 1950) a installé dans la cour de l’hôtel de Châteaubriant, L’Absurdistan, groupe sculpté de dix personnages, reliés entre eux par des câbles électriques – une critique claire et grinçante de la place immense qu’occupent désormais la technologie et les télécommunications dans nos vies de « captifs encablés », comme elle le dit si bien. L’installation se complète d’une exposition personnelle au sein de la HAB galerie, sur l’île de Nantes, où la sculptrice allemande invite un autre petit peuple de personnages, réunis sous le titre tout aussi critique « Combien de terres faut-il à l’homme ? ». Corps ployant sous le poids d’une tête-planète trop lourde, danse macabre de squelettes aux nez trop longs s’appuyant sur des crânes d’animaux, sexe dressé en une branche feuillue… Comme Fabien Mérelle, Gloria Friedmann interroge notre relation à la nature en imaginant toutes sortes de mutations ; mais chez elle, le constat est sombre, inquiétant

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Combien de terres faut-il à l’homme ?

Du 16 mai 2025 au 28 septembre 2025

www.levoyageanantes.fr

À la galerie Ceysson & Bénétière, on en fait tout un pli !

Exposition « Le Pli » à la Galerie Ceysson & Bénétière
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Exposition « Le Pli » à la Galerie Ceysson & Bénétière

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© Galerie Ceysson & Bénétière

Quelle belle idée ! En choisissant de consacrer au thème du pli son accrochage estival, la galerie Ceysson & Bénétière de Paris réhabilite un sujet phare de la peinture ancienne, en le remettant au goût du jour. Sur les murs, nul Flamands ou primitifs italiens, mais plusieurs artistes du mouvement Supports/Surfaces (avec une toile pliée sur elle-même jusqu’à former un heptagone de Claude Viallat, un pliage en croix par Noël Dolla ou un quadrillage-pliage par Patrick Saytour), mais aussi un singulier rideau en verre feuilleté par Aurélie Pétrel, et une ORLAN en Grande Odalisque d’Ingres (1977), surgissant, reine aux yeux cernés de khôl, d’un enchevêtrement de draps froissés.

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Le Pli

Du 26 juin 2025 au 26 juillet 2025

www.ceyssonbenetiere.com

En Haute-Garonne, une artiste en immersion chez des agents de propreté

Élisa Haberer, 18h00 – Anatomie de situations invisibles
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Élisa Haberer, 18h00 – Anatomie de situations invisibles, 2025

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© Vincent Boutin

Initiée par le Ministère de la Culture, la résidence « Art & Mondes du travail » incite les artistes à entrer dans les coulisses d’entreprises de toutes sortes, et à travailler autour du quotidien de leurs salariés. D’origine coréenne, la photographe Elisa Haberer s’est dans ce cadre glissée au sein de PLD Propreté & Services, qui emploie des agents de propreté. Et s’est intéressée aux décors, aux objets, aux gestes de ces employés que personne ne voit, puisqu’ils ne travaillent que lorsque tout le monde est parti, à travers des photographies, des vidéos et des installations. Le résultat se découvre à Labège, en Haute-Garonne, au sein du centre d’art Maison Salvan.

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Élisa Haberer. 18h00 – Anatomie de situations invisible

Du 21 mai 2025 au 5 juillet 2025

maison-salvan.fr

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