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FESTIVAL

Que voir aux Rencontres d’Arles cette année ? Nos 13 expos coups de cœur

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Publié le , mis à jour le
Caisse de résonance de l’état du monde, le festival de la photographie invite à partager ses valeurs : artistiques avant tout, mais aussi militantes, sociales et solidaires. Une sélection de nos coups de cœur de cette 54e édition justement baptisée « Un état de conscience ».
Série "Les enfants du fleuve", Yohanne Lamoulère, Léo
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Série "Les enfants du fleuve", Yohanne Lamoulère, Léo, Genève, 2022

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Cette exposition est issue de la grande commande « Radioscopie de la France – Regards sur un pays traversé par la crise sanitaire » lancée par le ministère de la Culture et organisée par la BnF. La photographe Yohanne Lamoulère, qui fait partie des 200 lauréats, a remonté le cours du Rhône à bord d’une embarcation sur plus de 800 kilomètres pour saisir ces portraits d’« enfants du fleuve ».

© Courtesy Yohanne Lamoulère / Tendance Floue

Avec Agnès Varda, Wim Wenders, Diane Arbus ou encore Gregory Crewdson au générique, les Rencontres de la photographie, offrant plus de 40 expositions auxquelles s’ajoutent 11 rendez-vous dans la région Sud, renouent avec les têtes d’affiche. Cela ne les empêche pas de miser sur des découvertes, qu’il s’agisse d’émergents ou de figures reconnues, à l’instar de Rosângela Rennó, lauréate cette année du prix Women In Motion. Arles 2023 se caractérise en outre par la présentation d’ensembles remarquables ou de collections, dont celle de Florence et Damien Bachelot.

Une fois encore, le festival rend compte de la diversité des approches du médium, des plus classiques aux contemporaines avec un goût affirmé pour l’expérimentation autour d’archives. Et si cette édition 2023 est résolument internationale, elle fait aussi la part belle au local avec de nombreux sujets réalisés en France ou dans la région d’Arles, de Yohanne Lamoulère à Mathieu Asselin, Tanja Engelberts et Sheng-Wen Lo. Car ce n’est pas un hasard si une dizaine d’expositions réunies sous l’intitulé « Géographies du regard » abordent les questions environnementales, de près ou de loin.

Hien Hoang, Made in Rice
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Hien Hoang, Made in Rice, 2021

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Capture d’image tirée d’une performance vidéo • @ Hien Hoang, Photo Julia Gaes

Et, évidemment, ce n’est pas pour rien que Christoph Wiesner et Aurélie de Lanlay, directeur et directrice adjointe, ont baptisé cette édition « Un état de conscience ». Dans les faits, cela se traduit tant dans la programmation que dans une réflexion globale menée pour recycler les cimaises et adapter les lieux d’exposition au réchauffement climatique. Cette « redirection écologique volontaire » n’est pas une nouveauté pour le festival mais devient de plus en plus concrète. La preuve, les Rencontres d’Arles sont membres du Collectif des festivals éco-responsables et solidaires depuis mars 2022.

Agnès Varda vue sous tous les angles

Agnès Varda, Jouteurs à Sète
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Agnès Varda, Jouteurs à Sète, vers 1952

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Tirage argentique d’époque • Collection Rosalie Varda • © Courtesy Succession Agnès Varda

En 1954, Agnès Varda finit l’exploration de quelque 800 images de ses planches-contacts des cinq années précédentes afin de préparer son premier long-métrage, la Pointe courte, du nom d’un quartier populaire de pêcheurs à Sète où elle a vécu adolescente. Ces productions précoces en noir et blanc réalisées avec un Rolleiflex rappellent qu’avant d’être la cinéaste reconnue de Cléo de 5 à 7 (1962), elle a d’abord été photographe. Ces vues aux compositions déjà aiguisées mettent en lumière une période cruciale de l’artiste disparue en 2019. Celle qui s’opère entre la photographe amateur et la professionnelle qui, pendant douze ans, couvrira le festival d’Avignon. L’exposition est signée Carole Sandrin, conservatrice des archives photographiques de l’Institut pour la photographie des Hauts-de-France où ont été mis ses négatifs, planches-contacts et tirages en dépôt. Ces œuvres de jeunesse sont à voir au cœur du chapitre 3 de l’archive de Hans Ulrich Obrist à LUMA Arles. L’historien de l’art y aborde une autre facette d’Agnès Varda, artiste plasticienne qui exposa notamment une installation ode à la pomme de terre à la biennale de Venise en 2003.

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Agnès Varda La Pointe courte, des photographies au film

Du 3 juillet 2023 au 24 septembre 2023

www.rencontres-arles.com

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Agnès Varda Archive de Hans Ulrich Obrist Chapitre 3 : Un jour sans voir un arbre est un jour foutu

Du 2 juillet 2023 au 24 septembre 2023

www.luma.org

Zofia Kulik, comme à travers un kaléidoscope

Zofia Kulik, Les Gardiens de la flèche (détail)
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Zofia Kulik, Les Gardiens de la flèche (détail), 1990

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© Courtesy Zofia Kulik / Persons Project

Elle a représenté la Pologne à la biennale de Venise en 1997, pourtant Zofia Kulik demeure méconnue en France. Formée à la sculpture à l’Académie des beaux-arts de Varsovie dans les années 1960, cette artiste pluridisciplinaire a travaillé en duo jusqu’en 1987 avant de se consacrer à la photographie. Cette première rétrospective en France met l’accent sur son approche singulière du médium, basée sur le photomontage réalisé dans la chambre noire selon une technique sophistiquée qu’elle a mise au point. Sa matière première ? Un répertoire de formes et de motifs qu’elle puise dans des images qu’elle crée elle-même ou qu’elle collecte telle une archiviste. En noir et blanc, ses compositions monumentales tiennent à la fois du kaléidoscope et du mandala, et se déclinent façon vitraux d’églises ou tapis orientaux. Quand ce n’est pas un autoportrait où elle apparaît en souveraine d’un royaume imaginaire, à la fois traditionnel et futuriste.

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Zofia Kulik – La splendeur de l’artisane

Du 3 juillet 2023 au 27 septembre 2023

www.rencontres-arles.com

Le champ d’expérimentation de la photographie

Eva Nielsen, Doline (Salicorne)
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Eva Nielsen, Doline (Salicorne), 2023

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© Courtesy Eva Nielsen et Marianne Derrien / BMW ART MAKERS

Lauréates de la deuxième édition du programme BMW ART MAKERS, l’artiste Eva Nielsen et la curatrice Marianne Derrien présentent un projet expérimental à la limite de la photographie réalisé en Camargue aux portes d’Arles. Associant des techniques hybrides (photographie, peinture et sérigraphie) et des interventions manuelles sur différents types de supports (toile, papier, etc.), Eva Nielsen partage son expérience du paysage. Et ses sensations dans ce territoire « à la fois solaire, humide, érodé, voire oxydé » comme le décrit Marianne Derrien. Avec cette série conçue à partir de ses propres prises de vue ou de ses archives personnelles, Eva Nielsen œuvre comme le temps géologique, par strates successives. « Traverser un paysage n’est jamais neutre », explique-t-elle. Contempler son travail non plus.

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Eva Nielsen et Marianne Derrien – Insolare

Du 3 juillet 2023 au 24 septembre 2023

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Le selfie vintage façon Wim Wenders

Wim Wenders, L’Ami américain en personne
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Wim Wenders, L’Ami américain en personne, 1976

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© Courtesy Wim Wenders / Fondation Wim Wenders

En 1976, Wim Wenders est un photographe qui s’ignore. À cette époque, il conçoit le médium comme un outil de travail préparatoire à l’Ami américain, film qui va contribuer à sa renommée aux États-Unis. « Les Polaroid étaient alors l’équivalent des photos instantanées que permettent les smartphones aujourd’hui – leurs ancêtres analogiques, en somme », explique le cinéaste qui, depuis, s’est fait un nom comme photographe. Vues de repérage de ce film tourné à Hambourg et à Paris ou portraits des acteurs pendant les répétitions, les images sont inédites pour certaines. Ces 30 Polaroid racontent les coulisses du minutieux travail de réalisation de ce film où l’appareil photo tient un rôle dans une scène clé. On y voit Dennis Hopper se photographier avec le mythique Polaroid SX-70. Le selfie avant l’heure qui, depuis, s’est imposé comme un genre à part entière.

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Wim Wenders – Mes amis Polaroid

Du 3 juillet 2023 au 24 septembre 2023

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Gregory Crewdson : arrêt sur image d’un film imaginaire

Gregory Crewdson, Starkfield Lane
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Gregory Crewdson, Starkfield Lane, de la série « An Eclipse of Moths », 2018-2019

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© Courtesy Gregory Crewdson

Le volet « De films en images » de cette édition 2023 ne rassemble pas seulement des cinéastes photographes, mais il met aussi à l’honneur Gregory Crewdson, un artiste qui pratique le médium à la manière d’un réalisateur, c’est-à-dire en équipe. Élaborant des scènes plus vraies que nature, l’Américain travaille à grand renfort de décorateurs, éclairagistes, stylistes et maquilleurs, pouvant réunir jusqu’à cent personnes. Chacun de ses tableaux photographiques grand format est comme un arrêt sur image d’un film imaginaire racontant l’envers du décor du rêve américain. Fascinant, troublant et inquiétant à la fois. « Eveningside » rassemble trois séries de Crewdson, dont sa dernière, inédite, en noir et blanc, ainsi que Fireflies (Lucioles), conçue il y a plus de vingt-cinq ans, qui forme une sorte de contrepoint, étant composée d’instantanés.

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Gregory Crewdson – Eveningside-2012-2022

Du 3 juillet 2023 au 24 septembre 2023

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Une tentative d’épuisement du réel

Éric Tabuchi et Nelly Monnier, Sens, Sénonais
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Éric Tabuchi et Nelly Monnier, Sens, Sénonais, 2017

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© Courtesy Eric Tabuchi et Nelly Monnier / Atlas des Régions Naturelles

Depuis 2017, Éric Tabuchi et Nelly Monnier quadrillent les quelque 450 « pays » de France – découpage du territoire antérieur aux départements – pour en saisir la complexité et les nuances. Leur méthode : photographier ce qui habituellement ne retient pas notre attention, des fermes aux HLM en passant par les discothèques et les distributeurs de pizzas. « Un éloge de la lenteur et de la proximité, une tentative d’épuisement du réel dans l’esprit de George Perec », commente le duo. Dans leur folle quête d’exhaustivité, Éric Tabuchi et Nelly Monnier ont déjà réalisé plus de 20 000 prises de vue. Par le jeu des typologies et de l’accumulation, l’exposition de 250 images dessine une France en sept thématiques : habitat, architecture rurale, zone commerciale, etc. Pour l’occasion, le couple d’artistes inaugure un système scénographique modulaire, transportable et réutilisable, fruit de plusieurs années de recherche.

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Éric Tabuchi et Nelly Monnier – Soleil gris

Du 3 juillet 2023 au 24 septembre 2023

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50 ans de photos de Libé

Guillaume Herbaut, Manifestation anti-Le Pen place de la Nation à Paris, le 29 avril 2002
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Guillaume Herbaut, Manifestation anti-Le Pen place de la Nation à Paris, le 29 avril 2002

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© Courtesy Guillaume Herbaut et Agence Vu’

Si un journal mérite les cimaises des Rencontres d’Arles, c’est bien Libération qui fête cette année son jubilé. Sous la conduite de Lionel Charrier, actuel chef du service photo, l’exposition montre les riches heures de ce quotidien reconnu pour son inventivité en matière photographique. Donner l’avantage à l’image, passer commande à des auteurs aux points de vue libres et décalés, élaborer des concepts éditoriaux originaux, ainsi peut-on résumer l’esprit photographique Libé, une identité façonnée par Christian Caujolle dans les années 1980. De Henri Cartier-Bresson à la jeune génération en passant par Raymond Depardon, Françoise Huguier et bien d’autres, l’exposition retrace les événements marquants de ces cinquante dernières années.

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50 ans, dans l’œil de Libé

Du 3 juillet 2023 au 24 septembre 2023

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Saul Leiter : de la peinture au regard photographique

Saul Leiter, Rideau rouge
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Saul Leiter, Rideau rouge, 1956

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© Courtesy Saul Leiter Foundation

Pionnier de la photographie couleur dans les années 1940, à une époque où seul le noir et blanc avait droit de cité dans les galeries et les musées, Saul Leiter est aussi et surtout un orfèvre du regard. Faisant dialoguer ses images noir et blanc et couleurs avec ses peintures et ses dessins, l’exposition révèle un artiste complet. Il est rare de voir les quatre aspects de son œuvre réunis. Que ce soit avec des pinceaux dans son atelier ou muni de son appareil photo dans les rues de New York en bas de chez lui, l’Américain a fait du réel une matière à mystère. Si le peintre joue avec les aplats pour aboutir à l’abstraction, le photographe cisèle le réel, métamorphosant le banal en extraordinaire grâce à sa maîtrise de la composition et des cadrages. Soixante ans de création à déguster sans modération.

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Saul Leiter, Assemblages

Du 3 juillet 2023 au 24 septembre 2023

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À la découverte de l’œil asiatique

Md Fazla Rabbi Fatiq, De la série « Chez moi »
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Md Fazla Rabbi Fatiq, De la série « Chez moi », 2020

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© Courtesy Md Fazla Rabbi Fatiq

Pour la troisième fois, le Prix Découverte Fondation Louis Rœderer est présenté sous la forme d’une grande exposition à l’église des Frères Prêcheurs. Cette année beaucoup d’artistes sont basés en Asie, à l’instar de l’Indienne Tanvi Mishra, commissaire invitée de cette édition 2023. Partant du constat que « notre condition influence notre manière de voir », elle a choisi de questionner ce qui façonne notre perception du monde. Parmi les dix projets retenus, coup de cœur pour le Français Philippe Calia, basé en Inde depuis quinze ans, qui s’interroge sur le pouvoir des images et le rôle des musées à travers une série réalisée dans ces « maisons des merveilles », comme il les nomme. De son côté, le Bangladais Md Fazla Rabbi Fatiq intrigue avec ses natures mortes « déjantées » conçues chez lui pendant la pandémie, miroir grossissant de ses / nos angoisses pendant le confinement. La Vietnamienne Hien Hoang quant à elle s’attaque aux clichés des Occidentaux envers les Asiatiques à travers une imagerie élaborée à partir d’ingrédients culinaires exotiques. Au menu : rouleaux de printemps, tofu, nouilles et fleurs de bananier associés à des détails de son propre visage. Ça peut faire grincer des dents ou donner l’eau à la bouche.

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Prix Découverte 2023 Fondation Louis Roederer

Du 3 juillet 2023 au 27 août 2023

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Rétrospective XXL de Diane Arbus

Diane Arbus, Two Ladies at the Automat, N.Y.C.
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Diane Arbus, Two Ladies at the Automat, N.Y.C., 1966

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© The Estate of Diane Arbus / Collection Maja Hoffmann / LUMA Foundation, Arles

« Jumelles identiques », « enfant à la grenade dans Central Park », on pense immédiatement à Diane Arbus. Cette photographe américaine a beau être l’une des plus célèbres portraitistes du XXe siècle, elle a connu une reconnaissance posthume, notamment grâce à une exposition au MoMA de New York en 1973. LUMA lui rend hommage en cette année anniversaire du centenaire de sa naissance à travers 454 images, dont certaines inédites, produites par la seule personne autorisée à tirer ses négatifs après sa mort en 1971. L’exposition invite à une véritable immersion dans l’univers de cette reine du format carré et du noir et blanc. Elle avait l’art de débusquer l’étrange dans le quotidien des rues de son New York natal et une fascination pour ceux qui vivaient en marge : les travestis, les transgenres, les handicapés mentaux, les freaks, etc.

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Diane Arbus : Constellation

Du 26 mai 2023 au 24 septembre 2023

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Être trans dans les US des années 1950 et 1960

Anonyme, “Les Bungalows Chevalier d’Éon” et “Susanna, Vicky, Audrey, Edith et une amie au Chevalier d’Éon”
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Anonyme, “Les Bungalows Chevalier d’Éon” et “Susanna, Vicky, Audrey, Edith et une amie au Chevalier d’Éon”, 1960

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Courtesy Collection Cindy Sherman. Coll. et © Art Gallery of Ontario, Toronto

Dans la société américaine conservatrice et formatée des années 1950 et 1960, impossible de vivre sa transidentité, si ce n’est à l’abri des regards. Bravant la loi, des hommes ont vécu en travestis, parallèlement à leur vie ordinaire de mari, de père de famille et à leur travail dans un refuge : la propriété de Susanna et de sa femme Marie, située à deux heures de New York. On doit la connaissance de ce qui fut un véritable réseau clandestin organisé à la découverte, en 2004, de 340 photographies sur un marché aux puces de New York. Un témoignage exceptionnel exposé en France pour la première fois.

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Casa Susanna

Du 3 juillet 2023 au 24 septembre 2023

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"Casa Susanna"

Documentaire de Sébastien Lifshitz réalisé en collaboration avec Isabelle Bonnet, co-commissaire de l’exposition

Disponible sur arte.tv jusqu’au 12 octobre

Projection le 5 juillet à 22 heures (entrée libre) à Croisière 65, boulevard Émile Combes, Arles

Ode aux femmes, mais pas seulement !

Maciejka Art, Naomi
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Maciejka Art, Naomi, 2019

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Intervention photographique, Costa Chica, Oaxaca, Mexique • © Courtesy Maciejka Art

« Ce projet a constitué pour moi un voyage, aller et retour, vers l’origine : l’utérus », explique Maciejka Art. Fruit d’un séjour dans une communauté de femmes afro basée dans une région isolée du Mexique, elle a été primée par le LUMA Rencontres Dummy Book Award 2022 dont la finalité est la publication d’un ouvrage coédité par Actes Sud et Dewi Lewis. C’est ainsi que Christoph Wiesner l’a découverte et a décidé de l’intégrer dans la programmation. Cette Polonaise installée en Italie depuis l’enfance livre ici un récit en images tantôt poétiques, tantôt crues, mêlant noir et blanc, couleurs, instantanés, style documentaire, photomontages et d’autres interventions sur tirages. Un tourbillon d’images racontant la maternité, la vie, la mort, et une ode aux femmes avec, en creux, le colonialisme, les conflits culturels, le spirituel…

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Maciejka Art – Hoja Santa (feuille sacrée)

Du 3 juillet 2023 au 24 septembre 2023

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Une invitation au voyage dans les épaisseurs du temps

Juliette Agnel, Série « La main de l’enfant »
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Juliette Agnel, Série « La main de l’enfant », 2023

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© Courtesy Clémentine de la Féronnière Gallery, Paris

Après « Les nocturnes » présentées aux Rencontres en 2017 et « Les portes de glace », ce troisième volet vient clore la trilogie Un autre monde, publiée par Maison CF. Avec cette série réalisée dans les grottes préhistoriques d’Arcy-sur-Cure, Juliette Agnel nous convie au cœur des ténèbres pour un voyage dans les épaisseurs du temps. Revenant aux sources de la définition de la photographie – écrire avec la lumière –, elle saisit les peintures pariétales ébauchées il y a quelque 28 000 ans, telles des apparitions, à la lueur d’une petite lampe de poche. « Ce travail relève à la fois du light painting et de la performance », précise l’artiste. Il prend une dimension particulière dans les Cryptoportiques d’Arles, lieu d’exposition situé dans les entrailles de la ville et investi pour la première fois par le festival. La promesse d’une expérience immersive pour une rencontre du troisième type, loin du présent et au plus près des origines de l’art.

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Juliette Agnel – La main de l’enfant

Du 3 juillet 2023 au 24 septembre 2023

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Les Rencontres de la photographie – Arles 2023

Du 3 juillet 2023 au 24 septembre 2023
À travers la ville et en PACA •. Renseignements et billetterie au 34, rue du Docteur Fanton • 04 90 96 76 06.

www.rencontres-arles.com

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Catalogue des expositions

Les Rencontres d’Arles 2023 • versions française et anglaise

Coéd. Les Rencontres d’Arles / Actes Sud 360 p. • 48 €

 

Soirées

Au Théâtre antique pour la semaine d’ouverture du 3 au 9 juillet

 

Application mobile Arles 2023

Gratuite, elle contient billets, plan de la ville et documentation sur la programmation

Visites guidées

Du 10 juillet au 24 septembre

Gratuites sans réservation pour les détenteurs d’un forfait, elles proposent des parcours d’une heure et demie au sein des expositions

Retrouvez dans l’Encyclo : Agnès Varda

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