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Le marché de l’art est un terrain de jeu idéal pour les arnaqueurs de tout poil.
© Candice Roger / agence Karine Garnier pour Beaux Arts Magazine
Il y a 50 ans, prenait naissance l’Office central de lutte contre le trafic des biens culturels, connu – et craint – dans le monde de l’art sous son acronyme OCBC. La France entendait répondre à des vagues répétées de cambriolages dans des résidences privées, des églises, mais aussi des musées, qui atteignaient des proportions dramatiques.
Au moment où le marché de l’art reprenait son essor, les gangsters prirent conscience du contraste entre les intérêts financiers en jeu et la faiblesse de la répression judiciaire. La France rivalisait alors avec l’Italie pour la place de première victime des vols d’œuvres d’art. C’était aussi l’époque de montée de la protection internationale du patrimoine, impulsée par l’UNESCO.
Il n’existe pas un voleur d’art, mais des voleurs d’art.
© Candice Roger / agence Karine Garnier pour Beaux Arts Magazine
Créé pour contrer les cambriolages, après plusieurs succès, comme la récupération au Japon de tableaux de Corot ou d’Impression, soleil levant de Monet, et le recul significatif des vols dans l’Hexagone, l’OCBC s’est attaqué au fléau des pillages et trafics archéologiques, en France et dans le monde entier. Il a de surcroît été chargé de la lutte contre les faux, même si ses effectifs n’ont pas été augmentés en conséquence.
Exilé du Faubourg Saint-Honoré vers Nanterre, l’Office compte toujours une trentaine d’agents, gendarmes, policiers, administratifs, techniciens… Il s’est doté d’une base de données comptant aujourd’hui plus de 35 000 dossiers, qui a été améliorée par un logiciel d’identification des images.
Les affaires les plus spectaculaires encore en attente de procès portent sur les faux meubles Boulle, les présumés faux tableaux de maîtres anciens écoulés par le marchand d’art Giuliano Ruffini ou encore l’enquête brinquebalante et tentaculaire sur le trafic des antiquités égyptiennes achetées par le Louvre Abu Dhabi. À quelques épisodes illustratifs de la saga de l’OCBC, nous avons ajouté un exemple hors de ses enquêtes, qui donne idée du contexte du pillage des sites archéologiques sur la planète.
Il n’existe pas un voleur d’art, mais des voleurs d’art. Beaucoup sont des imbéciles finis qui ne savent que faire de leur butin, surtout quand leur coup est suffisamment spectaculaire pour susciter l’intérêt des médias. Ce fut singulièrement le cas, en 2010, du casse du musée d’Art moderne de Paris : des peintures de Picasso, Léger, Braque, Modigliani et Matisse avaient été dérobées par un cambrioleur serbe, qui a pu passer un bon quart d’heure la nuit à déambuler dans le musée.
Son modus operandi était simple : il entrait dans des musées peu fréquentés, voyait une œuvre qui lui plaisait et l’emportait cachée sous ses vêtements ou dans un sac.
© Candice Roger / agence Karine Garnier pour Beaux Arts Magazine
L’un des deux brocanteurs avec lesquels il était acoquiné, affolé, a mis le feu aux toiles dans son évier – ou les a jetées à la benne, on ne sait pas trop – quand la Brigade de répression du banditisme s’est faite trop pressante. Il y a les voleurs d’opportunité, qui saisissent l’occasion à l’improviste. Il y a le professionnel, antiquaire, commissaire-priseur, expert, brocanteur, restaurateur ou même artiste qui fait un pas de côté en avalisant un faux ou un bien volé, puis un autre pas de côté… jusqu’à rejoindre la cohorte des escrocs. On pense bien sûr à l’expert en sièges XVIIIe siècle Bill Pallot dont le procès retentissant vient de se tenir à Pontoise. Contrairement aux forbans, ces dévoyés sont capables d’avoir des remords et de nourrir une véritable passion pour l’art.
À côté de ces amateurs, bien plus endurcis, il y a les gitans qui, dans les années 1990, écumaient les châteaux de province, dont ceux de Vaux-le-Vicomte ou de Thoiry, à la recherche des horloges, bronzes et meubles à faire passer vite fait chez les antiquaires en Belgique et aux Pays-Bas, bandes bientôt démantelées par l’OCBC. Ou ces gitans aussi qui, plus récemment, installaient des « galeries provisoires » dans le sud de la France pour proposer aux touristes crédules de faux Warhol, Arman ou Botero, certificat d’expert marron à l’appui.
Le préjudice pour 76 victimes ayant acheté 135 faux dépasse les deux millions d’euros. En marge de ces bandes organisées, il y a les voleurs de métaux qui ne dédaignent pas de s’emparer d’œuvres d’Anselm Kiefer pour en récupérer le plomb. Un bronze de deux tonnes d’Henry Moore a ainsi disparu du parc de sa fondation, en Angleterre, pour être livré à la casse à Rotterdam et expédié en Asie. D’une valeur de trois millions et demi d’euros, il fut vendu au prix du métal pour quelques milliers d’euros…
Là-dedans, désolé de décevoir, il n’y a aucun Arsène Lupin, mais bien plutôt des crapules mues par l’appât du gain souvent impliquées dans des trafics de drogue, des gens violents capables de menacer les témoins, certains recherchés pour meurtres et autres joyeusetés. De même, on a beau chercher, on n’a jamais trouvé de commanditaire délirant qui se serait constitué une collection de haut vol cachée dans un bunker, où personne ne pourrait la voir.
Il a jeté des œuvres et il en a régulièrement vendu.
© Candice Roger / agence Karine Garnier pour Beaux Arts Magazine
Mais alors, il y a l’énigme Stéphane Breitwieser. Pendant sept ans, ce jeune Alsacien a écumé les musées pour voler plus de 250 tableaux et objets d’art. Il a commencé par de timides émois – un larcin aux puces de Strasbourg, un pistolet de collection dont la vitrine avait été laissée ouverte dans un petit musée de sa région – pour se faire plaisir et impressionner sa copine. Il s’est enhardi et, l’impunité aidant, s’est retrouvé pris dans une spirale vertigineuse.
Son modus operandi était simple : il entrait dans des musées peu fréquentés, voyait une œuvre qui lui plaisait et l’emportait cachée sous ses vêtements ou dans un sac. Il aimait bien les armes de collection, les petits panneaux nordiques ou encore l’orfèvrerie allemande. Des objets faciles à dissimuler. Il déroba quand même une statue de Vierge à l’Enfant dans une chapelle alsacienne et une grande tapisserie au château de Gruyères, en Suisse, qu’il balança par la fenêtre. Il a jeté des œuvres et il en a régulièrement vendu, mais il gardait l’essentiel dans la maison qu’il partageait avec sa mère, laquelle fermait les yeux.
Breitwieser est en fait un pervers narcissique pris par la jouissance de la possession.
Breitwieser et son amie se mirent à voyager à travers la France et l’Europe. Le rythme s’est accéléré (sur ses sept ans d’activité, il a volé en moyenne une œuvre par semaine). Comme tout maniaque, il devenait de plus en plus audacieux, restant dans les lieux pour choisir d’autres objets ou revenant le lendemain… si bien qu’il a fini par se faire prendre après un ultime chapardage en Suisse.
Apprenant son interpellation, sa mère affolée a détruit les tableaux et les a jetés à la benne. Elle a balancé les objets d’art dans un canal, en dispersant quelques-uns dans la forêt. C’est un officier vaudois, Alexandre von der Mühll, qui sut, en plusieurs semaines d’interrogatoire, lui faire révéler l’ampleur de ses forfaits. En Alsace, l’OCBC suivit le mouvement.
Il prétendait que ces œuvres étaient les siennes car elles avaient « besoin de lui ».
© Candice Roger / agence Karine Garnier pour Beaux Arts Magazine
La personnalité de Stéphane Breitwieser en a déconcerté plus d’un. Les deux experts qui se sont succédé à son procès de Strasbourg ont émis des diagnostics psychologiques diamétralement opposés. Pour l’un, l’accusé ne manifestait aucun remords et présentait des risques de récidive très élevés ; pour l’autre, ces risques étaient « minimes » et le prévenu était sur le chemin de la guérison.
C’est le premier qui avait raison. Peu après sa sortie de prison, Breitwieser a recommencé et recommencé encore et encore. C’est en fait un pervers narcissique pris par la jouissance de la possession. Il prétendait que ces œuvres étaient les siennes car elles avaient « besoin de lui ». Pendant ses procès, il pleurait à chaudes larmes – parce qu’il s’était fait prendre, pas à cause des actes irréparables qu’il avait commis. Tout en se présentant à la télévision comme un esthète égaré, il se comportait en vrai voyou.
Quand son compte bancaire fut saisi, il menaça le directeur de l’agence de lui envoyer des malfrats d’Europe de l’Est rencontrés dans sa prison de Suisse. Il fit de même avec moi, quand il apprit que je comptais tirer un livre de nos échanges. Il réussit quand même à séduire un journaliste américain qui a publié un nouveau récit de ses aventures en le comparant à une sorte de « héros de l’histoire de l’art », un fou amoureux de la beauté des œuvres, emporté par le syndrome de Stendhal…
Le retable démantelé est passé de main en main pendant trente-cinq ans avant d’être reconstitué.
© Candice Roger / agence Karine Garnier pour Beaux Arts Magazine
Un malfaiteur qui sut faire preuve d’ingéniosité est celui qui a escamoté en 1984 un retable gothique en albâtre de Nottingham de la basilique Saint-Michel de Bordeaux. Le vol de sept panneaux de 60 centimètres de haut représentant la vie de la Vierge et des saints a été découvert neuf ans plus tard, parce qu’il avait pris soin de les remplacer par des moulages en plâtre, lesquels se nichaient derrière une grille dans une chapelle sombre où ils n’étaient guère visibles.
Les originaux avaient échoué chez Antoine Perpitch, un antiquaire de Saint-Germain des-Prés qui ne se doutait pas de la supercherie. À sa mort, sa veuve en ayant proposé un en dation, la spécialiste du Louvre Françoise Baron l’identifia comme provenant du retable anglais de l’église bordelaise. Le plus fin limier de l’OCBC, Bernard Darties, remonta la chaîne jusqu’au voleur, qui ne put être poursuivi : aux yeux du Code pénal, le vol d’une œuvre d’art est punissable au même titre que celui d’une bicyclette et, à l’époque, le délit était prescrit au bout de trois ans (six aujourd’hui).
Le vol de sept panneaux représentant la vie de la Vierge et des saints n’a été découvert que neuf ans plus tard : le malfaiteur avait pris soin de les remplacer par des moulages en plâtre.
Deux figurines furent récupérées à la galerie Perpitch. Après la lecture du récit du vol dans l’un de mes ouvrages, un amateur de Haute Époque qui avait acheté, en toute bonne foi, la statuette du saint Jean-Baptiste proposa spontanément de la rendre, sans rien demander en retour. Ce donateur, qui s’appelait Stephen Zuellig, avait formé l’une des plus belles collections au monde de porcelaines et de bronzes archaïques chinois. Avec l’aide de Christian Deydier, alors président du Syndicat national des antiquaires, qui le connaissait bien, la sculpture, montrant encore des traces de sa polychromie d’origine, fut récupérée à Monte-Carlo.
Aux yeux du Code pénal, le vol d’une œuvre d’art est punissable au même titre que celui d’une bicyclette.
© Candice Roger / agence Karine Garnier pour Beaux Arts Magazine
Interloqué de découvrir le précieux paquetage, un policier de l’aéroport de Nice prit la précaution d’appeler le commandant Darties qui le rassura sur la légitimité de l’opération… Il fallut encore des mois de tractations avec une administration rétive pour parvenir à restituer l’œuvre à la ville, qui nous délivra une médaille de citoyen d’honneur de la cité.
« Ah mais, Monsieur, nous n’avons pas le formulaire pour cela ! », fut l’une des remarques auxquelles je m’étais heurté de la part des divers services de la Culture. L’antiquaire parisien avait vendu les quatre autres panneaux à un confrère de la côte est des États-Unis, qui refusa de les rendre en soulignant avoir reçu un certificat de sortie de France. Ils aboutirent chez un collectionneur londonien qui, comme Zuellig, accepta de les restituer. 35 ans après le vol, le retable put enfin être reconstitué. Comme quoi, en cette matière, il ne faut jamais désespérer…
Appâtés par la récompense de dix millions de dollars promise pour aider à retrouver des chefs-d’œuvre dérobés à Boston, ils étaient venus chercher de quoi faire office de monnaie d’échange.
© Candice Roger / agence Karine Garnier pour Beaux Arts Magazine
L’assaut donné au musée Chéret de Nice, un dimanche d’août 2007, a causé un grand émoi. Il est très rare que des hommes en armes fassent irruption dans un musée. Les cinq gangsters masqués emportèrent un Sisley et un Monet ainsi que deux allégories de l’école de Brueghel.
Pourquoi ces deux œuvres sans grande valeur ? Cette incongruité tenait d’une méprise née aux États-Unis. À Miami, un agent infiltré du FBI, Bob Whitman, était tombé sur un gitan toulonnais surnommé Sonny qui prétendait savoir que le butin du musée Gardner de Boston, cambriolé en 1990, s’était retrouvé du côté du gang de la Brise de mer, en Corse.
L’une des plus grandes pertes du patrimoine, le Graal pour des policiers : le Concert de Vermeer, la seule marine connue de Rembrandt, un Manet, cinq Degas et un fleuron napoléonien au passage, pris par deux faux policiers ayant maîtrisé les gardes. Le musée a promis une récompense de dix millions de dollars pour qui aiderait à les retrouver.
Pour appâter son interlocuteur, Bob Whitman prétendit avoir un acheteur amateur de grands maîtres hollandais. Le truand passa le renseignement à ses copains de la Côte d’Azur, des petits dealers qui ne trouvèrent rien de mieux que de s’attaquer au musée de Nice, prenant les paysages impressionnistes en prime. Un audit de l’OCBC a pointé les défaillances patentes de la sécurité du musée. Alertés par le FBI, les chefs de l’Office, Pierre Tabel, Corinne Chartrelle et Bernard Darties, placèrent les pieds nickelés sous surveillance.
Le truand passa le renseignement à ses copains de la Côte d’Azur, des petits dealers qui ne trouvèrent rien de mieux que de s’attaquer au musée de Nice, prenant les paysages impressionnistes en prime.
© Candice Roger / agence Karine Garnier pour Beaux Arts Magazine
Fallait-il attendre que les filatures remontent aux chefs-d’œuvre de Boston, au risque de voir disparaître les œuvres de Nice ? Se rendant compte que cet espoir était vain, ils se décidèrent à agir en montant « un coup d’achat ». Avec la brigade d’intervention de Marseille, les truands furent appréhendés sur la rocade avant de pouvoir sortir leurs armes, et les peintures, récupérées.
Aucun convive n’a pu oublier le dîner offert le 5 juillet 1999 par le couple de collectionneurs new-yorkais Leon Levy et Shelby White, dans une villa louée à Terni, en Ombrie. En cette belle soirée d’été, un invité de marque, Christo Michaelides, s’est ouvert le crâne en tombant dans l’escalier. La mort, à 56 ans, de cet héritier d’une fortune maritime grecque a entraîné la déchéance de son compagnon et associé, l’antiquaire britannique Robin Symes.
L’histoire de ce couple qui brillait dans les soirées mondaines est ponctuée d’anecdotes dignes d’un film de gangsters. Convaincue que Symes avait détourné l’héritage de son frère, la sœur de Christo, Despina Papadimitriou, se lança dans un long procès à Londres. L’atmosphère s’est quelque peu tendue quand le yacht familial a mystérieusement brûlé au port du Pirée. Entre un Apollon d’Égypte et des Picasso ou des Warhol, il fut beaucoup question d’un mobilier d’Eileen Gray qui décorait le salon de la maison des deux amants, à Chelsea.
Symes était l’un des plus prospères antiquaires du Royaume-Uni. Mais il était aussi devenu le passeur privilégié des bandes de pillards de tombes écumant le bassin méditerranéen.
Robin Symes l’avait en fait cédé en douce à un marchand parisien, lequel l’avait revendu au Qatar. Des transferts d’un total de dix millions de dollars furent retrouvés sur des comptes de sociétés offshore. Symes prétendit au tribunal que cette somme lui avait été donnée par une dame fortunée du Moyen-Orient. Il s’avéra que son nom était l’expression arabe pour dire « foutaise totale ». Les magistrats ont dû apprécier.
Symes a passé sept mois en prison pour avoir « effrontément menti à la cour » sur l’état de ses transactions. Jusqu’alors, il était l’un des plus prospères antiquaires du Royaume-Uni, un charmeur, toujours élégant, à l’humour incisif, frayant avec les grandes fortunes et les musées américains, se déplaçant en Rolls ou en Bentley. Mais il était aussi devenu le passeur privilégié des bandes de pillards de tombes écumant le bassin méditerranéen.
Sa chute fut précipitée par la publication, en 2006, d’une enquête d’un journaliste anglais, Peter Watson, dévoilant ses trafics et ses ventes à des institutions aussi prestigieuses que le Metropolitan Museum of Art de New York, la fondation Getty ou le Minneapolis Institute of Art, dont les trésors durent être restitués à l’Italie ou à la Grèce au terme de longues batailles. Des centaines d’œuvres, dont des cercueils étrusques et un visage grandeur nature d’Apollon taillé dans l’ivoire, furent saisies dans une trentaine d’entrepôts, dont le port franc de Genève.
Les héritiers de Christo Michaelides ne s’en tirèrent pas à si bon compte. À leur tour, Despina Papadimitriou et son fils, Dimitri, furent inquiétés. La police a débarqué avec force moyens dans une villa des environs d’Athènes et dans une péninsule privée appartenant à la famille dans les Cyclades, où elle a effectué la plus grosse saisie d’antiquités de l’histoire de la Grèce, sous le nom de code « Opération Aeolos ».
Les policiers eurent la surprise de constater que la famille s’était construit des villas avec piscines encadrées de bustes en marbre, de deux sphinx, de mosaïques et de fragments de monuments de l’Antiquité.
© Candice Roger / agence Karine Garnier pour Beaux Arts Magazine
Les policiers eurent la surprise de constater que la famille s’était construit des villas avec piscines encadrées de bustes en marbre, de deux sphinx, de mosaïques et de fragments de monuments de l’Antiquité. Il y avait là, encore en caisses, les éléments d’un palais du XVIIe siècle attendant d’être reconstitué.
Les Papadimitriou furent condamnés en première instance pour trafic archéologique, puis acquittés en appel. La cour a jugé qu’il n’était pas démontré qu’ils avaient connaissance de l’origine frauduleuse des antiquités héritées de Christo, qu’ils prenaient naïvement pour des éléments décoratifs. Mais cet arrêt, jugé incohérent, fut cassé deux ans plus tard. Le 22 mai dernier, après 17 ans de procédure, ils ont été condamnés à trois ans et demi de prison dont trois avec sursis, un verdict qu’ils entendent contester en cassation.
Même si la peine paraît bien légère, « les trafiquants, à terme, se font toujours rattraper », s’est félicité l’archéologue Christos Tsirogiannis qui a témoigné à leur procès, après avoir contribué aux investigations.
Trafic d’œuvres d’art – Une enquête au cœur de l’OCBC
Par Luc Larriba / Illustrations Laure Fissore
L’Affaire Ruffini – Enquête sur le plus grand mystère du monde de l’art
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