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Frederic Leighton en 2 minutes

Frederic Leighton (1830–1896) en bref

Peintre britannique célèbre et virtuose, Frederic Leighton est une personnalité incontournable de l’époque victorienne. Passionné par l’Antiquité gréco-romaine, les mythes artistiques et le décor orientaliste, il incarne tout à la fois la tradition académique et le symbolisme pictural anglais. Sa technique virtuose, ses thèmes séduisants, ses toiles monumentales s’adressent à l’élite culturelle londonienne. Polyglotte, grand voyageur et peintre de notoriété internationale, Leighton – surnommé « Jupiter Olympus » – est élu président de la Royal Academy of Arts en 1878. Parmi ses collectionneurs, figure la reine Victoria en personne !

Frederic Leighton, Autoportrait
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Frederic Leighton, Autoportrait, 1880

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Huile sur toile • 76,5 × 64 cm • Coll. Gallerie degli Uffizi, Florence • © Bridgeman Images

On a dit de lui

« Nul peintre depuis Sir Joshua Reynolds n’a plus dignement occupé le fauteuil de président de l’Académie royale que Sir Frederic Leighton. » Ernest Chesneau

La vie de Frederic Leighton en quelques dates

Une jeunesse européenne

Né en 1830 à Scarborough, dans une famille aisée de médecins, Frederic Leighton bénéficie très jeune d’une solide éducation artistique et classique. À douze ans, il quitte l’Angleterre pour vivre à Rome. Là, l’enfant reçoit ses premières leçons de peinture d’un maître italien. Leighton étudie par la suite à l’Académie des arts de Berlin, au Beaux-Arts de Florence, à Francfort puis Bruxelles. Le jeune homme se rend ensuite à Paris, et copie au Louvre. Durant sa jeunesse, Leighton se partage ainsi entre la France et l’Italie. Ses œuvres de prédilection ? Des scènes de genre qui s’inspirent de l’histoire mythiques des grands artistes du passé, telles que La Madone de Cimabue portée en procession dans les rues de Florence. Peinte en 1855 puis exposée à la Royal Academy de Londres, cette œuvre connaît un grand succès et est achetée par la reine Victoria.

Un peintre à la mode

Frederic Leighton est un spécialiste des sujets de genre historique, témoignant de sa préférence pour l’Antiquité et la Renaissance. Chaque année, le peintre présente ses œuvres dans les expositions de la Royal Academy, à Londres. Il est également connu pour ses talents d’orateur, livrant des conférences et des discours sur l’art très appréciés. En 1864, Leighton devient associé de la Royal Academy et, trois ans plus tard, il est présent à l’Exposition universelle de Paris. Son style, assez sévère et dramatique, s’adoucit au cours des années 1870. Ses œuvres mettent régulièrement en scène des jeunes filles, dans des atmosphères orientalistes ou dans des costumes néo-grecs. L’artiste se diversifie également en pratiquant la sculpture. En 1878, Leighton est élu président de la Royal Academy. Distingué et récompensé, il reçoit une prairie en 1896. À la veille de sa mort, d’une insuffisance cardiaque, Leighton est ainsi fait baron of Stretton. Il est enterré dans la cathédrale Saint-Paul.

Un palais orientaliste pour atelier

Dans les années 1860, Leighton se rendit en Espagne, en Égypte, en Algérie. L’Orient le fascine. De cette passion, il conçoit le décor orientaliste de son habitation à Londres, considérée comme l’une des plus originales de son époque. Véritable palais, cette maison-atelier conçue par l’architecte George Aitchison en bordure de Holland Park est une préoccupation constante pour Leighton. Il lui consacre une grande partie de sa fortune, exposant des textiles, des objets, des carreaux de faïence tapissant les murs de la Salle arabe. Dans les années 1890, Leighton fait construire la Salle de la soie, réservée à l’exposition des œuvres qu’il collectionne, dont des toiles de John Everett Millais et John Singer Sargent. Si cet ensemble est dispersé après la mort de Leighton, la maison est conservée et transformée en musée en 1900.

Ses œuvres clés

La Madone de Cimabue portée en procession dans les rues de Florence, 1853–1855

Frederic Leighton, La Madone de Cimabue portée en procession dans les rues de Florence
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Frederic Leighton, La Madone de Cimabue portée en procession dans les rues de Florence, 1853–1855

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Huile sur toile • 222 × 521 cm • Coll. National Gallery, Londres • © Bridgeman Images

Cette immense toile est considérée comme l’œuvre majeure de Leighton. Inspirée d’une description livrée par Giorgio Vasari, elle met en scène la procession d’une Vierge à l’Enfant peinte par Cimabue dans la ville de Florence. L’artiste de la pré-Renaissance est représenté devant la Madone, une couronne de laurier sur la tête. Plusieurs autres peintres célèbres de l’époque accompagnent ce cortège dans un tableau qui fait la part belle aux costumes, aux détails et aux ornements architecturaux. Il témoigne ainsi de toute la passion de Leighton pour l’histoire de l’art et connaît un immense succès en 1855. La reine Victoria s’en porte d’ailleurs acquéreuse.

Daphnéphorie, 1876

Frederic Leighton, Daphnéphorie
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Frederic Leighton, Daphnéphorie, 1876

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Huile sur toile • 226 × 518 cm • Coll. galerie d’art de Lady Lever, Musées nationaux de Liverpool

Leighton choisit pour sujet une fête que la jeunesse thébaine organisait en l’honneur d’Apollon tous les neufs ans. Le grand prête ouvre la marche de la procession vers le temple à travers un bois sacré. Il est suivi par des adolescents, un chef de chœur, des enfants et de jeunes vierges drapées. Des sacrifices et des ablutions se préparent. Forme d’immense tapisserie peinte, cette œuvre est alors destinée à la maison de campagne de Stewart Hodgson.

June flamboyante, 1895

Frederic Leighton, June flamboyante
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Frederic Leighton, June flamboyante, 1895

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Huile sur toile • 119,1 × 119,1 cm • Coll. Museo de Arte de Ponce, Porto Rico • © Bridgeman Images

Cette œuvre de maturité, exposée à la Royal Academy de Londres en 1895, représente une allégorie incarnée sous les traits d’une femme particulièrement sensuelle. Endormie et lovée sur elle-même, elle semble emprunter sa posture à la figure de La Nuit sculptée par Michel-Ange (1526–1531). Le drapé savant, couleur de l’été, s’harmonise avec la longue chevelure de ce personnage monumental. Occupant tout l’espace du tableau, il ne laisse que peu de place à l’évocation d’un paysage méditerranéen à l’arrière-plan. Ode à la sensualité, cette toile est sertie dans un cadre doré créé spécialement pour elle.

Par • le 5 mai 2025
Retrouvez dans l’Encyclo : Frederic Leighton

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