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Sélection

15 expos canons à voir en 2020

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Le printemps arrive plus vite avec Beaux Arts ! Des fresques de Pompéi aux toiles solaires de Matisse, le réchauffement artistique ne sauve pas la planète mais console déjà un peu. Voici notre sélection des événements les plus prometteurs en France et à l’étranger dans les six mois à venir.

1. Pompéi revient à la vie au Grand Palais

Il aura suffi de deux journées pour rayer la ville de la carte et la faire entrer dans l’éternité. Le 17 octobre 79, Pompéi était figée dans la lave par une éruption soudaine du Vésuve. Jusqu’à sa redécouverte au XVIIIe siècle, restèrent intacts l’ordonnancement de la cité, le luxe de ses villas parées de fresques et de mosaïques… Intacts à condition de passer sans encombre les affres du temps, malgré ses 4 millions de visiteurs annuels. En 2010, faute d’entretien suffisant, une maison s’effondrait, provoquant la stupeur mais aussi de nouvelles campagnes de travaux et de fouilles. D’où de prodigieuses récentes découvertes : maisons, taverne, vestiges de peintures, squelettes de victimes… affinant toujours davantage notre connaissance de la vie quotidienne des Pompéiens et des arts du Ier siècle. Au printemps prochain, Pompéi reprendra vie de manière spectaculaire au Grand Palais par le biais d’une stupéfiante reconstitution virtuelle – avec remake de la catastrophe –, expérience complétée par la présentation d’un ensemble d’artefacts originaux (fresques, sculptures, objets, bijoux…). S. F.

Parmi les vestiges retrouvés sur le site, cette mosaïque montrant Dionysos et Ariane recevant des offrandes
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Parmi les vestiges retrouvés sur le site, cette mosaïque montrant Dionysos et Ariane recevant des offrandes

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© GEDEON Programmes

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Pompéi

Du 1 juillet 2020 au 2 novembre 2020
Réouverture le 1er juillet. La billetterie est désormais ouverte, la réservation est obligatoire.

www.grandpalais.fr

2. Au Louvre, le pays des merveilles d’Albrecht Altdorfer

Ratisbonne n’était pas Florence. Mais qu’importe, Albrecht Altdorfer (1480–1538) fut un peintre mythique de la Renaissance allemande, contemporain de Dürer. Éminent représentant de l’École du Danube, il livra un chef-d’œuvre : la bouillonnante Bataille d’Alexandre (celle d’Issos, 333 av. J.-C., qui vit le Grec défaire le Perse Darius). Le Louvre n’a pas fait déplacer le tableau de Munich pour une bonne raison : l’exposition se concentre principalement sur l’œuvre dessiné et gravé de ce maître du paysage. Un pur délice. S. F.

Albrecht Altdorfer, Paysage au grand épicéa
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Albrecht Altdorfer, Paysage au grand épicéa, vers 1517–1520

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© Abertina Museum, Vienne.

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Albrecht Altdorfer - Maître de la Renaissance allemande

Du 1 octobre 2020 au 4 janvier 2021

3. Redécouverte de l’élégant James Tissot au musée d’Orsay

James Tissot (1836–1902), peintre moderne, dandy et collectionneur, tombé quelque peu dans l’oubli ces dernières années, fait l’objet d’une exposition d’envergure – il était temps ! Brillant chroniqueur de la haute société de son époque, passionné par l’art japonais, Tissot s’affirme comme l’un des portraitistes les plus talentueux de sa génération. Ami d’Édouard Manet et d’Edgar Degas – qui tenta de l’entraîner à participer à la première exposition impressionniste de 1874 –, il s’exila, après la guerre de 1870 et la Commune de Paris, en Angleterre, où il participa aux Salons entre 1860 et 1870. Il y connut un certain succès, grâce à son « élégance à la française ». De retour au pays après la mort de sa compagne et principal modèle, Kathleen Newton, il délaisse les frivolités et se tourne, à la fin de sa vie, vers des sujets orientalistes voire religieux. Un artiste assurément inclassable ! S.d.B.

James Tissot, La Galerie du HMS Calcutta, Portsmouth
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James Tissot, La Galerie du HMS Calcutta, Portsmouth, vers 1876

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Coll. Tate, Londres • © RMN - Grand Palais / Tate Photography.

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James Tissot, l’ambigu moderne

Du 23 juin 2020 au 13 septembre 2020
Réouverture du musée d'Orsay à compter du mardi 23 juin.

www.musee-orsay.fr

4. Au musée Jacquemart-André, le romantisme abstrait de William Turner

À travers le fonds d’aquarelles et peintures légué par l’artiste à la nation britannique, voilà retracé le parcours d’un génie de la lumière et de la couleur. Intime, expressif, expérimental, cet ensemble nous permet de suivre pas à pas l’évolution de Joseph Mallord William Turner (1775–1851). Abandonnant le paysage classique pour des images plus romantiques, tournées vers le sublime, il atteint une liberté de style où la forme se dissout au profit de la couleur, ouvrant l’une des voies vers l’abstraction. S.d.B.

William Turner, Venise, vue sur la lagune au coucher du soleil
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William Turner, Venise, vue sur la lagune au coucher du soleil, 1840

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Coll. & © Tate.

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Turner - Peintures et aquarelles de la Tate

Du 13 mars 2020 au 11 janvier 2021
Nouveaux horaires : 11h - 19h

www.musee-jacquemart-andre.com

5. Au Centre Pompidou-Metz, le folklore, c’est de l’art

Kandinsky était ethnographe avant de devenir l’un des pères de l’abstraction ; Brancusi, qui révolutionna la sculpture, avait un arrière-grand-père bâtisseur d’églises en bois en Roumanie… Deux exemples, parmi des dizaines d’autres, de l’influence du folklore sur les avant-gardes du XXe siècle. Pourtant, cette histoire n’a jamais vraiment été racontée. Pas assez orthodoxe pour les tenants du formalisme à tous crins. Mais il est plus que temps de revoir les hiérarchies artistiques ! En collaboration avec le Mucem de Marseille, riche de trésors issus des traditions populaires de France, le Centre Pompidou-Metz reprend ce fil passionnant, du Gauguin de Pont-Aven au Joseph Beuys ressuscité par les Tatares, des inspirations bavaroises du Blaue Reiter aux envolées flamencas de Natalia Gontcharova, des tissus du Bauhaus aux « folkloristes » contemporains que sont Jeremy Deller ou Pierre Huyghe, inventeurs d’une vision 3.0 du vernaculaire. Bref, une révision ultra-revigorante de l’histoire de la modernité ! E. L.

Vassily Kandinsky, Ovale n°2
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Vassily Kandinsky, Ovale n°2, 1925

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© Centre Pompidou-Metz

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Folklore

Du 21 mars 2020 au 21 septembre 2020

6. Mégarétrospective Matisse au Centre Pompidou

« L’importance d’un artiste se mesure à la quantité de nouveaux signes qu’il aura introduits dans le langage plastique », déclarait Matisse (1869–1954). On ne les compte plus, les signes qu’aura inventés le grand rival de Picasso. C’est à l’analyse de ce vocabulaire, révolutionnaire de simplicité, que s’attache cette vaste rétrospective, la plus importante depuis un demi-siècle. Riche de prêts des deux musées consacrés à l’artiste en France, celui du Cateau-Cambrésis et celui de Nice, elle tente d’élucider ce qu’Aragon définissait dans Henri Matisse, roman (1971), comme « une lueur sur ce qui se passe », de l’œuvre au mot, du mot à l’œuvre, des Fauves à Mallarmé, du jazz à Vence. Indispensable ! E. L.

Henri Matisse, La Blouse roumaine
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Henri Matisse, La Blouse roumaine, avril 1940

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© Coll. Centre Pompidou, musée national d’Art moderne, Paris.

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Matisse

Du 13 mai 2020 au 31 août 2020

7. Le mystère Chirico dévoilé au musée de l’Orangerie

« Pour qu’une œuvre soit vraiment immortelle, il faut qu’elle sorte complètement de l’humain. » Connu pour ses visions oniriques dépeuplées, Giorgio de Chirico (1888–1978) inspira les surréalistes avant de fonder à Ferrare, en Italie, l’École métaphysique avec les peintres Carlo Carrà et Giorgio Morandi, voyageant dans des contrées lointaines et irréelles. Le musée de l’Orangerie explore le monde énigmatique du peintre découvert par Apollinaire et ses liens avec les cercles culturels français et italiens. D. B.

Giorgio de Chirico, Il Ritornante
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Giorgio de Chirico, Il Ritornante, 1917–1918

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© Centre Pompidou, MNAM-CCI, Dist.

8. La fondation Maeght rend hommage au grand Jacques

À une encablure de la grande bleue, hommage est rendu à Jacques Monory, disparu à un âge vénérable en 2018. Pour cette fondation qui l’a fidèlement soutenu, c’est l’occasion de revisiter soixante ans de carrière du géant de la Figuration narrative, qui faisait rimer art et polar dans ses merveilleuses toiles azur. E. L.

Jacques Monory, Couleur n°1
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Jacques Monory, Couleur n°1, 2002

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© Jacques Monory / Adagp, Paris 2019-2020 / Photo Augustin de Valence / Claude Germain – Archives Fondation Maeght

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Jacques Monory

Du 1 juillet 2020 au 22 novembre 2020

9. Christo emballe Paris (et le Centre Pompidou)

Pour ceux qui n’auraient jamais foulé le Pont-Neuf drapé comme jamais en 1985, Christo réitère son coup d’éclat en momifiant cette fois l’Arc de triomphe. Mais il faudra attendre le 19 septembre pour découvrir la réalisation de ce rêve qui a mûri pendant près de soixante ans. En délicieux hors-d’œuvre, le Centre Pompidou consacre une rétrospective au couple qu’il formait avec Jeanne-Claude, disparue en 2009, en se concentrant sur les années parisiennes, de 1958 – année où le duo se forme – à 1985. Comment ont-ils eu cette idée saugrenue d’envelopper des bâtiments publics comme le Reichstag, en 1995 ? Quels défis ont-ils relevés, de déserts en cités ? Voilà l’un des come-back les plus attendus de l’année ! E. L.

Christo, L’Arc de Triomphe empaqueté
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Christo, L’Arc de Triomphe empaqueté, 2018

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© 2018 Christo / Photo André Grossmann.

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Christo et Jean-Claude - Paris !

Du 1 juillet 2020 au 19 octobre 2020

10. Cindy Sherman, toute première fois à la fondation Louis Vuitton

Cheveux courts, en tailleur gris, elle scrute l’horizon devant un gratte-ciel, se perdant dans un drôle de Vertigo. Marilyn joufflue, elle se laisse attraper au détour de la nuit par un flash indiscret. Hystérique, tout offerte à un Tramway nommé désir, écolière perdue en bord de mer ou succulente bibliothécaire ; glaciale blonde ou carré sombre, clown tragique ou sinistre MILF (« Mother I’d Like to Fuck »)… Cindy Sherman a endossé tous les rôles : « Assez bonne pour être une vraie actrice », selon Andy Warhol. Au gré de ses obsessions, la photographe américaine construit depuis quarante ans un labyrinthe de fausses pistes autobiographiques. C’est tout juste si, dans chaque cliché, on reconnaît sa moue boudeuse et son regard pesant. À chaque fois métamorphosée, anti-Narcisse absolue, la vraie Cindy Sherman échappe : « J’essaie de faire en sorte que les gens reconnaissent quelque chose d’eux-mêmes plutôt que moi », confie-t-elle. La célébrissime prend ses quartiers à la fondation Louis Vuitton pour la rétrospective que Paris ne lui a jamais offerte. E. L.

Cindy Sherman, Untitled (Instagram Image)
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Cindy Sherman, Untitled (Instagram Image), 2017

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© 2020 Cindy Sherman

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Cindy Sherman à la Fondation Louis Vuitton

Du 23 septembre 2020 au 31 janvier 2021

11. William Kentridge, homme de scènes au LaM

Touche-à-tout génial, passionné par le théâtre, William Kentridge a créé une œuvre protéiforme, bien au-delà des frontières de l’art, convoquant aussi bien le dessin, la gravure, la sculpture, la tapisserie que la vidéo, la performance et le film d’animation, afin de mettre en scène la comédie humaine. La première rétrospective française consacrée à l’artiste sud-africain a lieu au LaM, qui nous émerveille régulièrement avec ses propositions singulières et exigeantes. D. B.

William Kentridge, The Head & The Load / KABOOM!
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William Kentridge, The Head & The Load / KABOOM!, 2018

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Courtesy & © William Kentridge / Photo Thys Dullaart

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William Kentridge. Un poème qui n'est pas le nôtre

Du 5 février 2020 au 13 décembre 2020

www.musee-lam.fr

12. Au Louvre-Lens, le noir est une couleur

Entre nuit et éblouissement, révélation et aveuglement, la terre des terrils explore les mille facettes de ce diamant qu’est le noir. Une « couleur » vraiment pas comme les autres, que le Louvre Lens met en scène dans une vaste exposition immersive. Pour faire briller ce « soleil noir de la mélancolie » chanté par Gérard de Nerval, une constellation de peintres de la modernité mais aussi de contemporains scintillent dans l’obscurité, à commencer par Anish Kapoor qui tente de créer une absolue ténèbre, et Pierre Soulages bien sûr, empereur incontesté de l’Outrenoir. E. L.

Kasimir Malevitch, Croix [noire]
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Kasimir Malevitch, Croix [noire], 1915

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© Centre Pompidou, MNAM – CCI, Dist. RMN-Grand Palais / Photo Philippe Migeat.

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Soleils noirs

Du 25 mars 2020 au 25 janvier 2021

13. La fine fleur du noir et blanc à retrouver au Grand Palais

Hommage à une couleur universelle : le noir et blanc. Trois cents chefs-d’œuvre issus des collections de la BnF (riches de 5 millions de tirages) sont réunis au Grand Palais pour retracer une histoire haute en contrastes. Du flash à la poudre de magnésium mis au point par Nadar aux solarisations de Man Ray, toute la lumière sera faite sur les grands alchimistes et expérimentateurs du médium. Mais c’est surtout l’esthétique black and white que l’exposition célèbre, à travers le regard de photographes de tous les continents. Nuits noires tokyoïtes de Daido Moriyama, neiges miraculeuses de Mario Giacomelli, portraits grisants de Diane Arbus, sombre Amérique de Robert Frank, paysages intemporels d’Ansel Adams… Considéré comme noble quand la couleur paraissait vulgaire, le noir et blanc a redessiné le monde en découpant ses ombres et caressant ses lumières. Sans jamais cesser d’attirer notre regard vers les zones grises de l’humain. N. N.

Flor Garduño Canasta de luz, Sumpango, Guatemala
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Flor Garduño Canasta de luz, Sumpango, Guatemala, 1989

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Courtesy & © Minerva Cuevas et Kurimanzutto, Mexico City-New York.

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Noir & blanc - Une esthétique de la photographie

Du 8 avril 2020 au 6 juillet 2020

14. Sarah Moon, l’amour flou au musée d’Art moderne de Paris

C’est une première : Sarah Moon, née à Vichy en 1941 – et à la photographie en 1970 –, fait enfin l’objet d’une rétrospective dans un musée en France. De Polaroid en sublimes tirages charbon, cette traversée magnétique de cinq décennies de création révèle son amour fou pour la beauté crépusculaire du pictorialisme, les idoles du cinéma expressionniste, le Bauhaus et Guy Bourdin. Un hommage sera également rendu à son compagnon, l’éditeur mythique Robert Delpire, disparu en 2017. N. N.

Sarah Moon, Yohji Yamamoto II
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Sarah Moon, Yohji Yamamoto II, 1996

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© Sarah Moon.

15. Le musée des Beaux-Arts de Gand touché par la grâce de Van Eyck

Longtemps considéré comme l’inventeur de la peinture à l’huile – technique qu’il perfectionna et dont il généralisa la pratique –, Jan Van Eyck (v. 1390–1441) est surtout l’auteur du premier autoportrait de l’art flamand, l’Homme au turban rouge, qui vous regarde fixement d’un air grave et pénétrant. Et de quelques-unes des œuvres les plus iconiques au monde telles que les énigmatiques Époux Arnolfini, véritable morceau de bravoure pictural, aux nombreux détails significatifs. Vedette du groupe très sélect des primitifs flamands, ces pionniers qui changèrent le cours de l’histoire de l’art occidentale par la grâce de leur pinceau, Van Eyck bénéficie d’une exceptionnelle exposition au musée des Beaux-Arts de Gand, qui réunit autour du polyptyque l’Adoration de l’Agneau mystique, fraîchement restauré, une dizaine d’huiles sur bois, soit la moitié de son œuvre, ainsi que des peintures, sculptures, dessins et miniatures de ses contemporains en Allemagne, France, Italie et Espagne. D. B.

Jan Van Eyck, L’Homme au chaperon bleu
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Jan Van Eyck, L’Homme au chaperon bleu, vers 1428–1430

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© Coll. Muzeul National Brukenthal, Sibiu.

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Van Eyck - Une révolution optique

Du 1 février 2020 au 30 avril 2020

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Retrouvez les 60 plus belles expositions de 2020 dans le Beaux Arts magazine n° 427 !

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