En partenariat avec le Musée des Arts décoratifs

Dakin, Ours Huggy bears, 1980
© Les Arts Décoratifs
C’est une boule de câlins qui sent bon l’enfance… Et si, pour oublier ce monde de brutes, vous plongiez dans un havre de douceur ? Pour cela, rien de mieux que de se lover au musée des Arts décoratifs à Paris !
Jusqu’à l’été 2025, une exposition nous y conte la belle histoire de l’ours en peluche, de ses origines à nos jours. Déployant une ribambelle de 130 spécimens issus des collections du musée, le parcours séduira toute la famille !
Il était une fois, une créature féroce qui allait devenir star chez les enfants. Vénéré ou craint dans la Préhistoire, l’animal figure sur les parois de la grotte de Lascaux avant de faire sa mue dans la littérature et les contes qu’il peuple depuis des siècles. Dans les cirques, on exhibe aussi volontiers cette bête de foire…
À gauche : Ours en peluche, vers 1940–1940 ; À droite : Sans titre, A-Poc Able Issey Miyake, 2024
À gauche : © Les Arts Décoratifs ; À droite : © Issey Miyake INC
C’est en 1902 que naît l’ours en peluche. En Allemagne, dans son atelier de couture travaillant le feutre, Margarete Steiff fabrique de petits coussins à aiguilles qui vont être adoptés comme des jouets par les enfants de ses clientes : ainsi le premier ours en laine mohair a-t-il vu le jour ! Le succès est fulgurant. Au même moment, en Amérique, le président Théodore Roosevelt refuse d’abattre un ourson sans défense lors d’une partie de chasse. L’affaire fait les gros titres : dans les journaux, on a trouvé un surnom au rescapé… C’est comme cela que le célèbre teddy-bear sera décliné en peluche par le fabricant Morris Michtom.
Palitoy, Kenner Parker Toys Inc., American Greetings Corporation, Bisounours Grosdodo, 1983
© Les Arts Décoratifs
À grand coup de réclames, en plein essor des grands magasins, le jouet articulé à fourrure a conquis le monde et les cœurs. Rond, moelleux, beige, marron, vert, violet… En devenant héros de nombreuses aventures, à la télévision et dans les livres, l’ours en peluche est un roi dans notre imaginaire collectif. Pour convoquer un morceau de votre enfance, le musée des Arts décoratifs a fait venir Winnie l’ourson, Paddington, Petit Ours Brun, les Bisounours, le Nounours de Bonne nuit les petits, Michka… Ils sont tous là, même « Gaby l’ami des tout-petits » !
Un ours, ça rassure, un doudou, ça cajole… Cet « objet transitionnel » par excellence, selon les théories du pédopsychiatre Donald Winnicott sur l’attachement, joue un rôle clé dans la construction de la psyché enfantine.
Jean-Charles de Castelbajac, Nounours, 1988
© Les Arts Décoratifs / Jean Tholance
On verra également une colonie envahir le Boudoir peluchoir de l’artiste Charlemagne Palestine, une sorte de grotte magique aux bruits étranges, créée spécialement pour l’exposition. Car des totems d’ours d’Annette Messager au carré Hermès, en passant par les manteaux de Moschino ou de Jean-Charles de Castelbajac, l’ours en peluche inspire les créateurs de tous poils, lesquels n’hésitent pas à le revisiter. On craque en voyant défiler ce phénomène de mode pour Vuitton ou Dior…
Mon ours en peluche
Jusqu’au 22 juin 2025
Musée des Arts décoratifs • 107, rue de Rivoli • 75001 Paris
madparis.fr
Vous aimerez aussi
Carnets d’exposition, hors-série, catalogues, albums, encyclopédies, anthologies, monographies d’artistes, beaux livres...
Visiter la boutiqueÀ lire aussi
SORTIES
Vacances ! 8 sorties pour s’émerveiller en famille à Noël et durant les fêtes de fin d’année 2024 à Paris
Abonnés
Céret
Qui est Teresa Lanceta, tisseuse prolifique considérée comme l’une des plus grandes artistes espagnoles actuelles ?
Actu
Faith Ringgold, éclatante figure de l’art afro-américain et de la lutte contre le racisme, est morte