Vue aérienne de la Tour Eiffel et du champs de Mars illuminés avec les gratte-ciel de La Défense en arrière plan
© Alamy / Hemis / Photo Gavin Hellier
Fière et majestueuse, elle toise Paris du haut de ses 330 mètres ! Avec sa silhouette longiligne lancée comme une flèche vers le ciel, la tour Eiffel est devenue l’emblème de la France, reconnaissable dans le monde entier. Audacieusement dressée entre la Seine et le Champ-de-Mars, elle accueille près de 7 millions de visiteurs par an. Elle fut en son temps un véritable défi technique (et esthétique !) pensé par Gustave Eiffel (1832–1923) pour éblouir le monde lors de l’Exposition Universelle de 1889 à Paris et commémorer le centenaire de la Révolution française.
Construite en un temps record (deux ans, deux mois et cinq jours), de 1887 à 1889, par 250 ouvriers, la tour Eiffel est une structure de 7 300 tonnes de poutrelles rivetées en fer puddlé et rythmée par trois étages. Le premier repose sur des piliers qui se rejoignent pour former des arcs décorés de volutes, donnant l’impression d’une jupe de dentelle, ce qui lui vaut l’affectueux surnom de « Dame de fer ». Inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1991, ce monument historique, qui scintille chaque soir dans le ciel de la capitale, sert également d’antenne radiophonique et télévisuelle.
La structure en fer de la Tour Eiffel vue de sa base
© Alamy / Hemis / Photo Gavin Hellier
Pensé par les ingénieurs Maurice Koechlin et Emile Nouguier et dessiné par l’architecte Stephen Sauvestre, tout trois employés de l’entreprise Eiffel, ce projet de tour fut sélectionné face à une centaine d’autres concurrents. Alors que l’édifice devait être démonté 20 ans après l’Exposition universelle, où elle connaît un grand succès, Eiffel y fait installer une station météo, un laboratoire d’expériences en aérodynamique, puis une antenne télégraphique. Des dispositifs scientifiques qui assureront sa pérennité alors que l’édifice est rejeté par les riverains et que son esthétique est violemment critiquée par les grandes plumes de l’époque, telles que Paul Verlaine, Guy de Maupassant et Joris-Karl Huysmans, qui n’y voient qu’un vulgaire pylône.
Marc Chagall, Les Mariés de la tour Eiffel, 1938–1939
huile sur toile • 150 × 136,5 cm • © Centre Pompidou, MNAM-CCI / Dist. Rmn-Gp / © Adagp, Paris 2020
Monument le plus élevé au monde pendant 40 ans, avant d’être supplanté par le Chrysler Building de New York en 1930, la « Dame de fer » sera célébrée par les peintres de l’avant-garde comme Georges Seurat puis Robert Delaunay ou Marc Chagall, lequel en fait un décor romantique dans son tableau les Mariés de la tour Eiffel (1938). Sa silhouette, repeinte (à la main !) 19 fois en diverses teintes, s’anime aujourd’hui d’une multitude de jeux de lumière au gré des événements grâce à ses 20 000 ampoules.
Si ses trois étages se visitent, le plus impressionnant reste le dernier situé au sommet (35,30 euros pour y accéder tout de même) et d’où le panorama à 360° sur la capitale est à couper le souffle. Seulement 400 personnes sont admises simultanément à ce niveau (accessible uniquement par ascenseur). La-haut, il est possible de boire une coupe de champagne et de jeter un œil aux statues de cire de Gustave Eiffel et Thomas Edison qui s’y seraient rencontrés.
Au premier étage, le visiteur peut faire l’expérience du vide en marchant sur un plancher de verre mais aussi, depuis cet été, découvrir autrement le monument grâce à la réalité virtuelle (« Tour Eiffel Effect »), tandis qu’au deuxième étage, le must est incontestablement de dîner au mythique restaurant le Jules Verne, perché à 125 mètres !
La Tour Eiffel et le champs de Mars
© Alamy / Hemis
Cet été, la tour Eiffel est la star des Jeux de Paris ! Elle se pare pour l’occasion des anneaux olympiques, les « Spectaculars », et, après avoir vibré tout entière au son de l’Hymne à l’amour d’Édith Piaf interprété par la chanteuse Céline Dion lors du grand final de la cérémonie d’ouverture du 26 juillet, se fait le théâtre des compétitions de beach-volley. Le monument reste toutefois ouvert à la visite. Petit conseil : pour apercevoir les anneaux XXL lors de votre ascension, postez-vous à droite dans l’ascenseur du pilier ouest, côté Seine.
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