Article réservé aux abonnés

DESIGN

Mobilier du XXe siècle : la folie des rééditions

Par

Publié le , mis à jour le
Extrêmement recherchés, les meubles signés Jean Prouvé, Charlotte Perriand, Jean Royère ou Mario Bellini sont devenus iconiques. Au point que les rééditions, contrôlées par les ayants droit et les fondations, s’arrachent à prix d’or. Analyse d’un phénomène.
Jean Prouvé, Fauteuil Kangourou
voir toutes les images

Jean Prouvé, Fauteuil Kangourou, 1948, réédité par Vitra en bleu Marcoule en 2022.

i

La plupart des rééditions font l’objet d’une réflexion poussée sur la manière d’apporter un confort supplémentaire à l’objet. Comme ici sur un fauteuil Prouvé, dont les meubles sont réputés un peu raides… Conçu en collaboration avec Catherine Prouvé, la fille du designer, ce Kangourou remanié, édité en seulement 150 exemplaires, est ici doté d’une assise plus moelleuse.

Tissu Karandash, piètement et accoudoirs en bois massif, châssis en métal • 30 x 33 cm • © ADAGP Paris 2022. Coll et © Vitra Design Museum Collection / Photo Jürgen Hans.

Après une embellie – une croissance de 20 % imputable aux confinements à répétition, durant lesquels les Français ont bichonné leur intérieur –, la filière ameublement déco accuse un net ralentissement et même une stagnation. Logique : on ne change pas de mobilier comme de veste ou de souliers, de sorte que les grandes enseignes patinent, reculent et dévissent si elles sont cotées en Bourse. Pourtant, il est une mode qui résiste à tout et surtout aux caprices du style : celle du design du XXe siècle. Vaste sujet, encore inépuisable en dépit des travaux de réhabilitation menés par certains professionnels, aussi sincères que spéculateurs. L’exploration et l’exploitation de cette veine n’ont rien de nouveau, mais elles se sont prodigieusement accélérées au début des années 2000, au point que les ères de référence se sont juxtaposées sans chronologie aucune.

Une tendance née en 1948

Au vintage « historique » s’est ajouté le phénomène de la réédition, aujourd’hui copieusement nourri par des célébrations diverses – cinquantenaires, centenaires… – passées au tamis du marketing. Avec, en coulisses, un travail d’archives, une collaboration avec les designers quand ils sont encore vivants, des négociations serrées avec les ayants droit et les fondations dédiées, pour redonner vie à des pièces en séries limitées ou non. Cette entreprise d’archéologie industrielle n’a rien de nouveau. Dès 1948, aux États-Unis, Florence Knoll propose à Mies van der Rohe, installé à Chicago depuis 1938, de procéder à la reproduction par l’entreprise Knoll de la chaise Barcelona qu’il avait créée en 1929 pour le pavillon allemand de l’Exposition internationale de Barcelone. Ce gentlemen’s agreement hautement profitable aux deux parties, Knoll le réitérera dix ans plus tard avec Marcel Breuer pour le fauteuil Wassily dessiné en 1925 et produit alors conjointement à Berlin par la firme Thonet et par Standard Möbel, cofondée par Breuer en personne. Des icônes sont nées…

C’est à Thonet France que Le Corbusier et Pierre Jeanneret avaient confié la production de leur mobilier tubulaire créé en 1928–1929. Dès 1949, le duo caressa l’idée d’en relancer la fabrication industrielle, sans savoir qu’en Suisse la firme zurichoise Wohnbedarf peaufinait la reproduction de la chaise longue basculante. En dépit des protestations de Le Corbusier – qui s’en fera livrer une à titre compensatoire –, cette entreprise exploitera le filon jusqu’en 1970.

Le Corbusier, cette locomotive

Entre-temps, toujours en Suisse, l’architecte Heidi Weber, détentrice des droits de production, procédait avec la bénédiction de Le Corbusier à l’édition de ces meubles tubulaires – quatre sièges dont elle confiera à la firme italienne Cassina la sous-licence de reproduction, circonscrite en 1964 à l’Italie, puis en 1965 à l’Europe, et enfin en 1966 aux États-Unis. Ces quatre modèles formeront la base de la collection LC. Le Corbusier étant décédé en 1965, c’est désormais à son ayant droit, la fondation Le Corbusier qui verra le jour en 1968, que Cassina s’adressera. Au début, la collection LC (fauteuil LC1, fauteuils et divans LC2 dits Petit Confort et Grand Confort, et chaise longue LC4) figure au catalogue de Cassina sans aucun distinguo avec les créations contemporaines. Ce n’est qu’en 1972–1973 qu’a été formalisée la collection I Maestri, après les rééditions de meubles de Gerrit Rietveld et Charles Rennie Mackintosh. Le succès de la collection LC, véritable locomotive en termes d’image, a en effet aiguisé les ambitions de Cassina.

« Redonner à l’univers du design des projets inédits de grande valeur historique. »

Outre l’arrivée dans l’écurie de Frank Lloyd Wright, la firme envisage la réédition des textiles du Bauhaus, non sans ajouter des références à la collection LC ou introduire, au cours des années 1970, des modifications sur certaines pièces apportées par Charlotte Perriand, cocréatrice des meubles. Cassina attendra un an, après le décès de la designer survenu en 1999, pour conclure avec sa fille Pernette Perriand-Brissac un contrat de licence mondial pour tous les meubles et éléments décoratifs dessinés en dehors du cadre de la collaboration avec Le Corbusier. Entreprise de reproduction menée avec les exécuteurs testamentaires ou les héritiers directs des architectes et des designers concernés, la collection I Maestri célèbre en cette année 2023 ses 50 ans. Un anniversaire marqué notamment par le renouvellement de la licence accordée par la fondation Le Corbusier et un approfondissement de son processus philologique. Les pièces de la collection Le Corbusier®, Pierre Jeanneret®, Charlotte Perriand® ont ainsi été renommées : 2 Fauteuil Grand Confort, petit modèle, deux places de Le Corbusier, Pierre Jeanneret, Charlotte Perriand, adaptation de Charlotte Perriand pour Cassina en 1978. Tout en étant enrichies d’éditions tirées des archives, jamais produites industriellement, pour « redonner à l’univers du design des projets inédits de grande valeur historique », selon le mot d’ordre de l’éditeur.

Gaetano Pesce, Tramonto à New York
voir toutes les images

Gaetano Pesce, Tramonto à New York, 1980, réédité par Cassina en 2022

i

À la fois radical et symbolique, le design de Gaetano Pesce traverse le temps sans rien perdre de sa valeur, qu’il s’agisse d’une pièce originale ou rééditée.

Cadre en multiplis, rembourrage en mousse de polyuréthane, d’origine partiellement biologique, revêtement en tissu, acier satiné • 140 × 120 cm • © ADAGP Paris 2022. © Cassina / Photo Luca Merli.

Outre I Maestri, Cassina peaufine son catalogue de rééditions « contemporaines », avec la fondation Franco Albini pour huit références, ou en direct avec les designers encore en vie. Ainsi de Gaetano Pesce (83 ans) pour Tramonto à New York, de la Danoise Bodil Kjaer (90 ans) pour plusieurs pièces meublantes ou encore d’Afra & Tobia Scarpa (fils de Carlo Scarpa) pour la ligne d’assises Soriana, lancée en 1970 et produite jusqu’en 2010. Une réédition 2021 aiguillonnée par le succès de celle opérée début 2020 par B&B Italia du fameux canapé Camaleonda, également de 1970, pour en marquer le 50e anniversaire.

Bellini pilote lui-même ses rééditions

Dans les deux cas, il s’agit de pièces produites originellement et rééditées par la même firme, et les designers concernés sont toujours vivants. Celui du Camaleonda, Mario Bellini, octogénaire bon teint, a lui-même piloté ce travail industriel, qui s’est soldé par un best-seller mondial. Rebelote en 2022 avec la ligne Le Bambole du même Mario Bellini, manifeste des assises 1972, qui est là encore promue par un cinquantenaire au long cours. Cette politique des anniversaires couronne des pièces historiques. Elle est aussi le fruit d’un long travail pour en améliorer le confort.

Mario Bellini, Canapé et fauteuils Le Bambole
voir toutes les images

Mario Bellini, Canapé et fauteuils Le Bambole, 1972, réédités par B&B Italia en 2022

i

Best-sellers des années pop, les sièges Le Bambole (les Poupées) de Bellini se gonflent d’un nouvel orgueil cultissimo. Alors que la construction originale était basée sur une structure métallique noyée dans du polyuréthane, les matériaux utilisés sont désormais de dernière génération (polyéthylène recyclé) et totalement recyclables.

Assises en mousse de polyuréthane souple formée à froid, revêtement en fibre de polyester • 169 x 75 cm • © B&B Italia.

Gijs Bakker, Lounge Chair
voir toutes les images

Gijs Bakker, Lounge Chair, 1972, réédité par Karakter en 2022

i

Les rééditions permettent de (re)découvrir certains designers en même temps que leurs œuvres de jeunesse – ici, le travail du Néerlandais Gijs Bakker, né en 1942 et plus connu pour sa joaillerie en aluminium. Un fauteuil conçu en pliant à 90° un morceau de mousse, ensuite fixé dans un cadre métallique. Sa réédition lui a apporté des pieds le surélevant légèrement.

Cadre en acier avec revêtement en poudre, rembourrage en textile, patins en plastique. • 95 × 37 cm • © ADAGP Paris 2022. © Karakter.

De Milan à Copenhague via Paris, le phénomène est récurrent et s’accompagne de rééditions, d’éditions spéciales ou limitées. Ainsi de FontanaArte pour ses 90 ans avec les lampes de Gio Ponti, Max Ingrand, Pietro Chiesa ou Ben Swildens, par ailleurs jamais sorties de production, mais la piqûre de rappel était indispensable. Même âge pour la chaise S43 de Mart Stam chez Thonet. Cinquante ans également pour le canapé Togo de Michel Ducaroy chez Ligne Roset ou pour la Lounge Chair de Gijs Bakker, rééditée par la maison danoise Karakter. Les centenaires et plus sont marqués : 150 ans de design pour le vénérable éditeur de Copenhague Fritz Hansen qui remet en production deux pièces de Poul Kjærholm ; 110 ans pour le fabricant italien Poltrona Frau ou 100 ans pour Alessi qui profite de l’occasion pour briquer sa collection Values de petits objets aux formes originales. Les exemples sont légion…

Des collectors aux prix stratosphériques

Si la réédition de design n’est, souvent, rien moins que la remise en production officielle d’une référence archivée par la société qui en fut l’éditeur d’origine, son procédé s’est élargi à des firmes tierces ou à des galeries, au gré d’affinités, d’opportunités et d’héritages. Quand tout le monde rêve d’avoir chez soi du Jean Prouvé, du Carlo Mollino, du Gio Ponti ou du Serge Mouille dont on fête d’ailleurs le centenaire de la naissance, la rareté de pièces historiques authentiques, devenues inabordables, est suppléée par leur réédition. Qui deviennent à leur tour parfois très recherchées des amateurs : au début des années 1980, la société allemande Tecta avait conclu un accord de licence pour quelques pièces phares de Prouvé comme la chaise Standard et le fauteuil « de grand repos », un contrat dénoncé en 2001 par les héritiers de Jean Prouvé. Ce qui eut pour effet de hisser les sièges Prouvé-Tecta au rang de collectors. Les cotes zénithales atteintes à l’encan et les prix stratosphériques pratiqués par les galeries forgent évidemment le statut de trophée suprême de certaines pièces que d’aucuns brûlent de posséder.

Gio Ponti, Lampe de bureau dite Bilia Mini
voir toutes les images

Gio Ponti, Lampe de bureau dite Bilia Mini, 1952, réédité par Fontana Arte en 2019

i

Talent suprême du design italien moderne, Gio Ponti collabora avec un grand nombre de firmes. Directeur artistique ou designer invité, il a laissé un héritage inépuisable, aubaine absolue pour le marché de la réédition et de ses ayants droit.

Métal et verre soufflé satiné • 26 cm de haut • © ADAGP Paris 2022. © Fontana Arte / Made In Design.

Entre design et décoration, Jean Royère en est le vibrant exemple. Décorateur des élites et des royautés disparu en 1981, il fut un créateur prolifique et audacieux, à la tête d’un empire au service d’une clientèle richissime. Redécouvert voilà vingt ans par un public averti, son canapé Ours polaire est devenu une sainte icône du design bichonnée par les marchands et les antiquaires. Copié et imité à l’envi – tout le monde de la déco d’aujourd’hui fait du Royère ! raille-t-on rue de Seine –, objet d’un beau livre récemment édité par les galeries Jacques Lacoste et Patrick Seguin, gardiennes du temple s’il en est, Royère ressuscite sous le nom de Maison Royère, pilotée par Vladimir Markovic qui s’annonce comme « le représentant de la succession de Jean Royère ». D’ailleurs, l’entreprise ne parle pas de rééditions, mais de continuité. À savoir que chaque pièce est fabriquée comme elle le fut à l’époque de sa création. En ligne, Maison Royère présente un ensemble de 16 meubles et luminaires dont les fameux canapés et fauteuils Ours polaire, produits en France. Avec leur carcasse en hêtre massif habillée de laine, duvet, ressorts, crin de cheval, velours d’alpaga, leur facture artisanale exige, après commande, un an de délai, et un budget de 200 000 €. Si la remise en production du canapé Ours polaire a exigé deux ans et demi de développement, sa « réédition » pose-t-elle problème au marché de l’ancien ? Ce modèle créé en 1947 est un « must have » dont le prix actuel tourne autour de 1,4 M €, indique la galeriste Aline Chastel, ce qui oblige Maison Royère à hisser très haut le degré de qualité de fabrication, histoire de ne pas influer sur la bonne tenue du marché de l’ancien.

Charlotte Perriand, Fauteuil pivotant LC7
voir toutes les images

Charlotte Perriand, Fauteuil pivotant LC7, 1927

i

Un original dans son jus… Inclus dans le groupe de sièges reproduits officiellement par Cassina depuis 1964, il obéit désormais à une nomenclature nouvelle exigée par la fondation Le Corbusier : 7 Fauteuil tournant de Charlotte Perriand, intégré dans la collection Le Corbusier®, Pierre Jeanneret®, Charlotte Perriand®.

Tube d’acier chromé, cuir • 58 × 67cm • © ADAGP Paris 2022. Coll. et © Les Arts Décoratifs, Paris / Jean Tholance / akg-images.

Hier prompte à hurler au loup et au clou dans leur cercueil à chaque réédition, qu’il s’agisse d’un vase d’Ettore Sottsass ou d’un banc de George Nelson, sous prétexte que cela cassait le marché, la profession a changé de ton, considérant même que reproduction ou réédition provoquerait un effet d’aubaine sur l’historique, jusqu’à en amplifier le désir de possession. Soit. Car il reste maintenant à définir les ressorts sur lesquels repose le choix d’un meuble trophée. Sa forme, son usage, sa matière, sa couleur, sa facture, sa signature ? Ou l’investissement qu’il représente ? En effet, même une réédition coûte cher, quand bien même elle est issue d’un circuit fermé comme avec les assiettes et les chaises Fornasetti, puisque c’est Barnaba, le fils de Piero Fornasetti, qui veille et procède à leur reproduction officielle au seul profit de sa marque. Certaines rééditions produites en édition limitée numérotée ajoutent à l’aspect spéculatif de l’achat. Pour son 60e anniversaire, le lampadaire Arco des frères Castiglioni, dont la firme Flos n’a jamais interrompu la production depuis 1962, a troqué son pied marmoréen pour un bloc de verre. Déjà, pour ses 40 ans, ce luminaire à haute teneur symbolique avait remplacé son marbre blanc par du noir. Collector assuré.

Un fétichisme de l’objet vintage

Et puis il y a des ovnis, telle cette lampe de bureau de Charlotte Perriand (1965) rééditée par Nemo Lighting, et des objets trouvés, comme la lampe la Lune sous le chapeau de Man Ray (1974) à laquelle la marque italienne Warli redonne vie. Voilà peu, après restauration, une Ford Taunus break 1300 XL de 1973, véhicule banal s’il en est, a intégré le Museo Nazionale dell’Automobile de Turin. Son seul titre de gloire est d’avoir appartenu à la grande décoratrice milanaise Gabriella Crespi qui s’en servit longtemps pour ses livraisons. Œuvrant pour l’élite, la designer qui aurait eu 100 ans en 2022 est disparue en 2017. Certaines de ses pièces commencent à être réexposées par DimoreGallery à Milan et rééditées par le danois Gubi. Notamment des meubles en rotin, dont les archives sont conservées. L’objet d’un prochain culte ?

Arrow

Réédition vs copie, que dit la loi ?

Depuis 2001, le Code de la propriété intellectuelle précise que la protection d’une création dûment déposée produit ses effets pour cinq ans renouvelables par périodes de la même durée jusqu’à un maximum de vingt-cinq années. Au-delà, le dessin ou modèle n’est plus protégé et un tiers peut librement le reproduire sans craindre d’être poursuivi pour contrefaçon. Voilà pour la création contemporaine. Désormais important, le marché de la réédition et de la reproduction contemporaines de meubles, luminaires, tapis et autres objets issus de la production industrielle relevant de l’histoire du design entre 1920 et 1990 s’accompagne en revanche d’une coulisse légale où se croisent industriels, ayants droit (personnes physiques, tels les héritiers, et/ou morales, telles les fondations), et parfois même, s’ils sont encore vivants, les auteurs concernés. Des créateurs qui, souvent, ne se sont jamais protégés en déposant leurs modèles ou qui ne l’ont fait que parce que leurs partenaires industriels l’avaient exigé par contrat.

Techniquement, une firme ou une galerie désireuse de (re)produire et de diffuser les créations d’un designer, d’un architecte ou d’un décorateur dans le cadre d’une réédition officielle doit se rapprocher de cet auteur s’il est vivant, et sinon de ses ayants droit, quels qu’ils soient. Pour conclure ce contrat, les deux parties négocient, définissant le projet, le choix des œuvres, le montant des royalties (qui ne sera jamais divulgué), la commercialisation mondiale ou européenne, la durée du contrat, la lutte contre la copie et la contrefaçon, et fixent les limites de la reproduction : petite série, édition limitée… Dans ce cadre légal strict, la protection des dessins ou modèles pèse autant que celle des droits d’auteur.

Cette batterie juridique valide dans la quasi-totalité des pays européens n’empêche pas la flibuste : certains n’hésitent pas à exploiter les failles et lacunes de la loi sur leur territoire pour usiner des copies de meubles dont les droits de reproduction sont officiellement détenus par des sociétés établies. Ainsi Cassina, Vitra et quelques autres firmes prestigieuses emploient-elles à l’année des bataillons d’avocats occupés à faire valoir ces droits auprès des tribunaux du monde entier, non sans investir des sommes colossales pour lutter contre la contrefaçon. On le sait moins, mais à ce titre, celui qui acquiert une contrefaçon risque autant que le contrefacteur. Enfin, le néophyte qui écume les foires, puces et salles des ventes, devra avoir en tête que les expressions «dans le goût de» – avec toutes ses variantes évoquant le style, la manière, le genre, la façon – ou «d’après» ne donnent aucune garantie de l’identité du designer ni de la date de l’œuvre.

Vous aimerez aussi

Carnets d’exposition, hors-série, catalogues, albums, encyclopédies, anthologies, monographies d’artistes, beaux livres...

Visiter la boutique
Visiter la boutique

À lire aussi