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Vidéo : Plongez dans « Le Paris de la modernité (1905-1925) » au Petit Palais !

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Paris, capitale des arts ! Au Petit Palais, l’exposition « Le Paris de la modernité » plonge les visiteurs dans l’émulation artistique qui, de la Belle Époque aux Années folles, s’est emparée de la Ville lumière… Faisant souffler sur la scène culturelle parisienne un vent de créativité inédit teinté d’une joyeuse impertinence !

À la fin du XIXe siècle, des artistes venus des quatre coins du monde se retrouvent sur les hauteurs de la butte Montmartre. Du Lapin Agile au Bateau-Lavoir, l’ancien village pittoresque, rattaché à Paris dans les années 1860, s’impose comme le premier vivier des avant-gardes. Bientôt, la rive sud lui vole la vedette. À Montparnasse, peintres et sculpteurs prennent leurs quartiers à la Ruche. Marc Chagall, Fernand Léger, Ossip Zadkine forgeront entre autres la légende de cette mythique cité d’artistes fondée par Alfred Boucher.

Les codes de la représentation bouleversés

Robert Delaunay, Hommage à Blériot
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Robert Delaunay, Hommage à Blériot, 1914

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Robert Delaunay célèbre l’exploit de l’aviateur qui a traversé la Manche en 1904 avec ce festival de couleurs contrastées dans lequel on devine la tour Eiffel et les ailes d’un biplan.

huile sur toile • 46,7 × 46,5 cm • coll. Musée de Grenoble • © Musée de Grenoble / Photo Ville de Grenoble / J.-L. Lacroix

Fauvisme, cubisme, futurisme… Les « ismes » bouleversent les codes de la représentation et scandalisent au Salon. L’heure est à l’audace et à l’inventivité dans tous les domaines, y compris ceux de l’architecture, de l’automobile et même de l’aviation ! Et si la Première Guerre mondiale sonne bientôt le glas de la Belle Époque, elle ne bride pas pour autant l’élan créatif des artistes non mobilisés – en témoigne le fabuleux ballet Parade qui crée un véritable scandale en 1917 au théâtre du Châtelet.

De nouvelles avant-gardes !

Pendant les Années folles, Paris devient une fête. Joséphine Baker enflamme les Folies Bergère et incarne, comme Kiki de Montparnasse ou Tamara de Lempicka, un nouvel idéal féminin. La mode accompagne l’émancipation des femmes : coupés « à la garçonne », les cheveux raccourcissent, la longueur des jupes aussi.

Gino Severini, La Danse du pan-pan au « Monico »
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Gino Severini, La Danse du pan-pan au « Monico », 1909–1960 (réplique de l’original de 1910–1911)

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Le futuriste italien dépeint ici le tourbillon des danseurs d’un établissement de Pigalle, réputé pour son ambiance électrique. Ou comment traduire le bruit et le mouvement sur une toile.

huile sur toile • 280 × 400 cm • coll. Centre Pompidou, Musée national d’art moderne, Paris • © Centre Pompidou, Musée national d’art moderne, Paris / Photo RMN-Grand Palais (Centre Pompidou, MNAMCCI) / Hélène Mauri

Artistes, modèles et mécènes : elles s’imposent sur la scène artistique qui voit émerger de nouvelles avant-gardes, comme le surréalisme. Au Petit Palais, ce formidable panorama s’achève avec l’Exposition internationale des arts décoratifs et industriels de 1925, où l’Art déco impose ses lignes géométriques tandis que la tour Eiffel s’illumine de 250 000 ampoules… C’était ça, le Paris de la modernité !

Texte : Inès Boittiaux

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Le Paris de la modernité (1905-1925)

Du 14 novembre 2023 au 14 avril 2024

www.petitpalais.paris.fr

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