Expos gratuites

5 expositions gratuites pour réveiller le mois de janvier

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Publié le , mis à jour le
Déplumés par les fêtes ? Pas de panique : comme chaque mois, Beaux Arts a repéré pour vous cinq expositions gratuites, à visiter de Paris à Hyères en passant par Dreux et Gentilly ! Avec de l’art contemporain participatif, de la photographie, de l’architecture, de la peinture…

Un focus sur Taïwan dans deux institutions de Gentilly, une mise en lumière inédite à la Villa Noailles, des œuvres participatives à Dreux, de l’architecture contemporaine à Paris, un Bonnard exceptionnellement prêté par les États-Unis au musée d’Art moderne… Le mois de janvier s’annonce riche en propositions.

Pour cette première sélection d’expositions gratuites de l’année 2025, on multiplie les grands écarts pour de fascinantes découvertes à travers la France. Faim d’art ? Suivez le guide !

Au Pavillon Comtesse de Caen, lumière sur Bernard Tschumi

Bernard Tschumi Architectes, Musée des Sciences de Binhai, Tianjin, Chine
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Bernard Tschumi Architectes, Musée des Sciences de Binhai, Tianjin, Chine, 2013–2019

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© Kris Provoost courtesy of Bernard Tschumi Architects

Il y a quelques semaines, l’Académie des beaux-arts a décerné son Grand Prix d’Architecture au Franco-Suisse Bernard Tschumi (né en 1944), récompensant l’ensemble de son parcours. Fils de Jean Tschumi, l’homme de 80 ans est notamment connu pour son généreux et ludique parc de la Villette à Paris, ainsi que pour sa coconception élégante du nouveau musée de l’Acropole à Athènes. Pour accompagner le prix, l’Académie propose au grand public de (re)découvrir l’univers de Bernard Tschumi dans une jolie exposition au sein du Pavillon Comtesse de Caen. Divisée en cinq chapitres et illustrée de photographies, de plans et de dessins, celle-ci donne à voir les coulisses du travail de l’un des architectes les plus célèbres d’aujourd’hui, dix ans après sa rétrospective au Centre Pompidou.

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Bernard Tschumi. Poétiques

Du 5 décembre 2024 au 26 janvier 2025

www.academiedesbeauxarts.fr

Au musée d’Art moderne de Paris, un Bonnard de 3 mètres de long

Pierre Bonnard, Paysage au Cannet
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Pierre Bonnard, Paysage au Cannet, 1928

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Huile sur toile • 128 × 278,2 cm • Coll. Kimbell Art Museum • © Paris Musées / Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris

Outre sa grande exposition (payante) sur l’« Âge atomique », le focus (payant également) sur le sculpteur suisse Hans Josephsohn, ou encore le projet participatif (libre d’accès) d’Oliver Beer réservé aux enfants, le musée d’Art moderne de Paris invite le public à contempler dans ses collections permanentes une œuvre de Pierre Bonnard (1867–1947), prêtée exceptionnellement par le Kimbell Art Museum de Fort Worth au Texas jusqu’au 3 mars prochain. Accroché à côté d’un portrait du peintre signé par son ami Édouard Vuillard au début des années 1930, ce très grand Paysage au Cannet (1928) de près de trois mètres de long raconte le regard fasciné de Bonnard sur le paysage qui entoure la villa Le Bosquet, dans laquelle il vient d’emménager avec son épouse Marthe en 1927. Un chef-d’œuvre qui offre aussi l’occasion de redécouvrir les œuvres de l’artiste conservées au musée d’Art moderne de Paris, tel le gracieux Nu dans le bain (1936–1938).

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Bonnard au Cannet

Du 20 octobre 2024 au 3 mars 2025
Le musée d’Art moderne de Paris présente pour la première fois l’important Paysage au Cannet (1928) de Pierre Bonnard, accompagné de son portrait peint par Edouard Vuillard. Une exposition réussie grâce à la collaboration exceptionnelle avec le Kimbell Art Museum de Fort Worth au Texas.

www.mam.paris.fr

À la Villa Noailles, un pan méconnu des explorations de Marie-Laure de Noailles

Marie-Laure de Noailles, Fécondité
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Marie-Laure de Noailles, Fécondité, 1965

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Huile sur toile • 27 × 21,5 cm • Coll. Alexandre Biaggi

Vite ! Plus que quelques jours pour découvrir cette importante exposition de la Villa Noailles, à Hyères, qui met en valeur une facette méconnue de la charismatique Marie-Laure de Noailles (1902–1970). Commanditaire de cette exceptionnelle demeure signée Robert Mallet-Stevens, grande amie des artistes, cette mécène capitale était aussi une écrivaine et peintre, dont les créations ont été exposées en France, en Italie et aux États-Unis. En dialogue avec des œuvres de Christian Bérard, Dora Maar ou Jean Cocteau (son éternel amour), son travail témoigne de sa proximité avec les artistes surréalistes. À la librairie de la villa, on complétera la redécouverte de l’excentrique vicomtesse par la lecture de ses ouvrages récemment réédités par les éditions Seghers et 7L, dont l’intéressant Journal d’un peintre.

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Marie-Laure de Noailles peintre

Du 27 juin 2024 au 12 janvier 2025

villanoailles.com

À Dreux, un arsenal d’œuvres participatives

Dans un musée, il est toujours interdit de toucher. Vraiment ? À Dreux, le centre d’art de l’arTsenal prend le contrepied de cette idée en réunissant 15 artistes dont les œuvres sont des invitations à bouger, échanger, interagir. On pourra, par exemple, jouer au ping-pong sur une voiture retournée par Benedetto Bufalino, regarder au plafond le ballet des ballons emplis d’hélium par Philippe Parreno, traverser l’exposition déguisé avec les accessoires textiles de Camille Bondon, éteindre la lumière d’une salle pour s’immerger dans un paysage fluorescent signé Anaïs Dunn, composer et recomposer un labyrinthe avec des éléments en volume conçus par Anaïs Lelièvre lors d’ateliers participatifs, se prendre en photo dans la miroitante et énorme sculpture gonflable de Bruno Peinado [ill. ci-dessus]… Un parcours stimulant !

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Rien sans vous

Du 28 juin 2024 au 19 janvier 2025

dreux.com

À Gentilly, deux expositions se tournent vers Taïwan

Yang Shun Fa, Pêcheurs de palourdes, Embouchure de la rivière Zhuoshui
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Yang Shun Fa, Pêcheurs de palourdes, Embouchure de la rivière Zhuoshui, 2020

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© Yang Shun Fa

À Gentilly, la Maison Doisneau et le Lavoir numérique s’unissent pour mettre en lumière un même territoire : Taïwan. La première s’intéresse à un magazine édité entre novembre 1985 et septembre 1989, et fondé par l’écrivain militant Chen Ying-Zhen. Terre des hommes a ceci de particulier qu’il réunit aussi bien des auteurs reconnus que des photo-reporters pour saisir les changements de la société taïwanaise, et raconter en une dizaine de reportages par numéro « les méfaits de la maltraitance et de l’exploitation sociale, la pauvreté, la discrimination des peuples indigènes, le délaissement des enfants handicapés », expliquent les deux commissaires de l’exposition Michel Frizot et Ying-Lung Su. Le Lavoir numérique se concentre, quant à lui, sur le travail du photographe Yang Shun-Fa (né en 1964), documentation très politique des impasses du Taïwan contemporain. Une belle collaboration entre deux institutions qui n’avaient jusque-là pas encore travaillé ensemble.

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Terre des hommes

Du 20 septembre 2024 au 16 février 2025

maisondoisneau.grandorlyseinebievre.fr

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Yang Shun-Fa : Taïwan, de terre et de mer

Du 20 septembre 2024 au 16 février 2025

lavoirnumerique.grandorlyseinebievre.fr

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