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Un rare et lumineux paysage vénitien de Paul Signac mis aux enchères à New York

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Publié le , mis à jour le
Paul Signac, Saint-Georges. Couchant (Venise)
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Paul Signac, Saint-Georges. Couchant (Venise), 1905

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Huile sur toile • 65 x 81 cm • © Sotheby's

Une toile radieuse de Paul Signac (1863–1935) refait surface ! Peint en 1905 par le célèbre pointilliste français, Saint Georges, couchant (Venise) – une vue étincelante de la basilique San Giorgio Maggiore au coucher du soleil depuis la Riva degli Schiavoni – sera vendu aux enchères le 13 mai chez Sotheby’s New York.

En attendant, ce tableau estimé entre sept et dix millions de dollars, qui a passé ces 70 dernières années dans le secret d’une collection privée française, est exposé jusqu’à ce mardi 15 avril dans les locaux parisiens de la maison de vente.

Évocation colorée de Venise

C’est dans un joyeux feu d’artifice de couleurs vives, déposées par petites touches systématiques, typiques de son style divisionniste, que le néo-impressionniste a peint ce paysage vénitien. Relevées de jaune et de vert, les silhouettes rose orangé de la basilique et de son campanile s’élèvent dans un ciel moucheté de rose, de mauve et de vert pâle. Au premier plan, des gondoles amarrées se parent de reflets d’or, tandis que l’eau de la lagune, sur laquelle glissent des bateaux à voile, semble scintiller au soleil, animée d’une mosaïque de touches juxtaposant différentes teintes de bleu, de vert et de rose.

Les employés de la maison de vente aux enchères Sotheby’s exposent le tableau « Saint-Georges. Couchant (Venise) » (1905) de Paul Signac
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Les employés de la maison de vente aux enchères Sotheby’s exposent le tableau « Saint-Georges. Couchant (Venise) » (1905) de Paul Signac, 9 avril 2025

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© Xavier Galiana / Afp

Avec sa lumière et ses embarcations, la Sérénissime ne pouvait que plaire à Signac, grand passionné d’effets de soleil sur l’eau et de nautisme, qu’il pratique à Saint-Tropez. En peignant cette vue, déjà brossée à plusieurs reprises par le précurseur William Turner, puis sept fois par Claude Monet (alors âgé de 68 ans) en 1908, l’artiste confirme ses liens forts avec les impressionnistes, très séduits par la cité des Doges – Auguste Renoir en ayant lui aussi peint d’autres vues en 1881.

Issu d’une série exécutée dans la ville italienne entre 1904 et 1908, ce tableau est décrit par Aurélie Vandevoorde, codirectrice du département art moderne et contemporain de Sotheby’s France, comme « une prouesse technique, une utilisation virtuose de la couleur et de la lumière », « un tableau magistral » qui « compte parmi les plus belles réalisations » du peintre.

Passé entre les mains de plusieurs grands collectionneurs

Pendant du Grand Canal à Venise (1905) de Paul Signac, conservé au musée d’Art de Toledo (États-Unis), l’œuvre était restée depuis 1953 au sein d’une même collection privée française. Avant cela, elle avait appartenu au docteur Maurice Girardin, qui l’avait acquise 500 francs chez Druet, rue Royale à Paris (son tout premier achat artistique) alors qu’il était soldat en permission pendant la guerre de 1914–1918. Elle était auparavant passée entre les mains, notamment, du peintre et collectionneur Gustave Fayet. Sa contemplation chez Sotheby’s pourra s’accompagner d’une découverte de l’exposition dédiée à un grand ami de Signac, le pointilliste Maximilien Luce, actuellement présentée au musée de Montmartre.

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Présentation de "Saint Georges, couchant (Venise)" de Paul Signac

Jusqu'au 15 avril 2025

Chez Sotheby’s Paris, 83 rue du Faubourg Saint-Honoré, 75008 Paris

Retrouvez dans l’Encyclo : Paul Signac

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