Dans un vignoble digne d’un musée à ciel ouvert, au milieu des bois pour une digital detox arty, dans un hôtel particulier classé monument historique, dans un château de conte de fées ou dans un palais métamorphosé en œuvre d’art total… : les hôtels rivalisent d’inventivité pour offrir des expériences uniques où la passion de l’art rime avec art de recevoir.
De Paris à Ménerbes, en passant par la Loire, la Charente et les Hauts-de-France, nos journalistes vous livrent leurs meilleures adresses pour des séjours inspirés, riches en visites d’expositions et découvertes patrimoniales ; testées et approuvées !
Au numéro 14, l’Académie de la Grande Chaumière a vu défiler Giacometti, Bourgeois, Calder… Au 13, Alphonse Mucha a occupé un appartement. Au 8 se sont succédé Gauguin et Modigliani. C’est dans la rue de la Grande Chaumière, chargée d’histoire, que l’hôtel des Académies et des Arts a ouvert ses portes, en octobre 2021. Conçus par le duo Stéphanie Lizée et Raphaël Hugot, les lieux évoquent jusque dans les moindres détails une maison d’artiste. Dans ce cadre tout en sobriété, l’œil est irrésistiblement happé par des touches de couleurs vives, à commencer par une grande fresque carrelée du céramiste Maximilien Pellet. Du lobby, décoré d’une fresque de Franck Lebraly – qui évoque la ligne claire de Cocteau ou Picasso – au salon-bibliothèque sont disséminés revues et livres d’art. Tandis qu’à l’arrière du restaurant, un espace recrée l’atmosphère feutrée d’un atelier, où chacun peut laisser libre cours à sa créativité ! Déployées sur cinq niveaux, les chambres font la part belle aux matières brutes et aux lignes épurées, et offrent pour certaines une vue imprenable sur les toits de Paris. I.B.
Une chambre deluxe et la bibliothèque du rez-de-chaussée de l’Hôtel des académies et des arts
© Benoit_Linero
Hôtel des académies et des arts
15 Rue de la Grande Chaumière • 75006 Paris
https://hoteldesacademies.fr/ • À partir de 250 € la nuit.
À moins de deux heures de Paris en train, c’est un lieu hors du temps ! En plein cœur d’une forêt de 300 hectares, non loin de Tours, Loire Valley Lodges offre un bain de nature total grâce à ses dix-huit spectaculaires cabanes perchées au milieu des arbres. Ici, pas de connexion, ni de climatisation, mais un luxe rare : se réveiller avec le chant des oiseaux, observer les biches depuis sa terrasse, prendre un bain à la belle étoile, s’offrir un massage à la cire d’abeille et goûter aux produits du potager cuisinés par le chef Thomas Besnault. Tout concourt à l’éveil des sens. C’est pourquoi la maîtresse des lieux, Anne-Caroline Frey, ex-Parisienne passionnée d’art et de sylvothérapie, a tenu, dès l’ouverture de ce concept hôtelier unique en 2020, à confier la décoration de ses lodges à des amis artistes – JonOne, Charlélie Couture, Aurèle… L’art est aussi présent de manière monumentale à travers un surprenant parcours à découvrir à vélo, dans la forêt et les jardins qui bordent la piscine. Si l’on aurait préféré un choix d’œuvres plus en adéquation avec le caractère sauvage de l’environnement, on ne peut qu’être subjugué par l’apparition, au fond d’une mare desséchée, du squelette de baleine de dix-huit mètres de long tout en inox de Philippe Pasqua, qui rappelle combien il est essentiel de sauvegarder ce fabuleux trésor qu’est le vivant. F.G.
À gauche, une chambre avec vue sur la forêt de Loire Valley Lodges. À droite, dans la forêt, le squelette de baleine en inox de Philippe Pasqua
© Anne Emmanuelle Thion / © Géraldine Martens
Dormir au domaine de Chaumont-sur-Loire, après une visite du festival international des Jardins (24 avril au 3 novembre 2024) ou de la Saison d’Art contemporain (du 30 mars au 27 octobre 2024) ? C’est désormais possible, au Bois des chambres, ancien corps de ferme reconverti en « hôtel d’arts et de nature » par l’architecte Loïc Julienne et la décoratrice Isabelle Allégret, tous deux conseillés par Patrick Bouchain. Deux bâtisses se partagent trente-neuf chambres, dont cinq haut perchées offrant une vue, sur le ciel et la végétation, à couper le souffle. Quant au restaurant gastronomique, d’une capacité de 50 à 60 couverts, sa terrasse donne sur un point d’eau. Parfait pour se ressourcer. S.B.
Le Bois des chambres à Chaumont-sur-Loire, 2022
© DR
Le Bois des chambres
478 Le Château • 41150 Chaumont-sur-Loire
https://domaine-chaumont.fr/fr • De 145 à 320 € la nuit.
Restaurant le Grand Chaume • Sur réservation • Ouvert 7 jours sur 7 d’avril à octobre • De 19h00 à 21h30.
Chaumont-Photo-Sur-Loire
Du 18 novembre 2023 au 25 février 2024
Domaine de Chaumont-sur-Loire • Rue des Argillons • 41150 Chaumont-sur-Loire
www.domaine-chaumont.fr
Festival international des jardins 2024
Du 24 avril 2024 au 3 novembre 2024
Domaine de Chaumont-sur-Loire • Rue des Argillons • 41150 Chaumont-sur-Loire
www.domaine-chaumont.fr
Saison d’art 2024
Du 30 mars 2024 au 27 octobre 2024
Domaine de Chaumont-sur-Loire • Rue des Argillons • 41150 Chaumont-sur-Loire
www.domaine-chaumont.fr
Entrée de l’hôtel de Tingry
© Hôtel de Tingry
À quarante-cinq minutes d’Avignon, dans le pittoresque village de Ménerbes, se cache l’hôtel de Tingry, classé monument historique en 1989. Son nom, ce petit bijou le doit non à son premier propriétaire, Joseph Balthazard des Laurents, mais au mari de sa descendante, Éléonore Pulchérie des Laurents, épouse du prince de Tingry. Dans les années 1990, Nancy Brown Negley s’y installe, devenant ainsi la voisine de Dora Maar. Et la mécène américaine, peintre à ses heures, d’acheter la maison de l’artiste, après sa mort en 1997, pour y lancer un programme de résidences, une initiative qui lui vaudra, entre autres, le titre de chevalier de la Légion d’honneur. Derrière la double porte en bois de l’hôtel de Tingry se profile une enfilade de salons, pavés de tomettes et peuplés d’œuvres ayant appartenu à l’ancienne propriétaire des lieux, décédée en 2022 : un tableau monumental d’Anselm Kiefer domine l’entrée ; un chandelier Baccarat surplombe la salle à manger… À cette collection privée se mêlent régulièrement des expositions temporaires. À l’étage, quatre chambres (ouvertes à la location jusqu’en décembre) n’attendent plus que vous. S.B.
Institution du 8e arrondissement de Paris, forte d’une cinquantaine de chambres, l’hôtel Lancaster appartient à la famille des Leading Hotels of The World. Bâtie en 1889 pour l’homme d’affaires espagnol Santiago Drake del Castillo, cette ancienne propriété privée se transforme en cinq-étoiles de luxe dans les années 1920, sous la direction de l’hôtelier suisse Emile Wolf, laissant son nom à une suite. D’autres portent le nom d’artistes, ayant séjourné ou non sur place. Marlène Dietrich vécut trois années entières derrière la porte 401. De Félix Ziem (1821–1911), représentant de l’école de Barbizon, le Lancaster détient trois tableaux : Gondole sur la lagune, Vue du Giardino à Venise, Barque dans le Bosphore. Quant à Boris Pastoukhoff (1894–1974), peintre ukrainien naturalisé français, il avait l’habitude de payer ses séjours en œuvres d’art. Près de quatre-vingts d’entre elles (portraits, paysages et natures mortes) ornent encore les murs de l’établissement. S.B.
La suite Signature Felix Ziem de l’hôtel Lancaster
Hôtel Lancaster
7 rue de Berri, 75008 Paris
Plus d’informations sur les chambres et réservations.
À partir de 495 euros la nuit.
Oubliez un instant la guinguette parisienne survoltée qui lui emprunte son nom et filez plutôt chez elle, à Thomery, non loin de Fontainebleau. Aux abords de la forêt, vous goûterez ici plutôt à la quiétude de la vie de château. Mais pas n’importe laquelle, celle que s’est construite une femme à la force de son pinceau, au XIXe siècle. C’est dans cette demeure seigneuriale que l’artiste à succès Rosa Bonheur (célébrée l’année dernière au musée d’Orsay) a élu domicile en 1859 et aménagé son impressionnant atelier où trônent encore ses objets personnels, ses tableaux et les souvenirs de ses chers animaux de compagnie (dont la lionne Fatma !). Transformé aujourd’hui en musée intimiste qui nous fait voyager dans le temps, le château est aussi une charmante maison d’hôtes où l’on dort entouré des œuvres de l’artiste (y compris dans sa chambre !) et dans une déco renouvelée avec des doigts de fées. Réveillé par le chant des oiseaux, on ne rate ni le « brunch de l’impératrice », ni le tea time servis sous la verrière : le goût du bonheur ! F.G.
Le Château de Rosa Bonheur et l’atelier de l’artiste à Thomery
© Château Rosa Bonheur / © OuiFlash
Château de Rosa Bonheur
12 Rue Rosa Bonheur • 77810 Thomery
https://www.chateau-rosa-bonheur.fr/ • 350 € la nuit (avec le brunch).
Pour bruncher ou prendre le thé : réservation en ligne • Du mercredi au dimanche de 11h à 18h.
La programmation des évènements est disponible juste ici.
Peut-être connaissez-vous déjà ce fabuleux vignoble-musée situé dans l’arrière-pays varois ? Sachez que pour visiter au mieux la centaine d’œuvres (Joana Vasconcelos, Daniel Buren, Victor Vasarely, Bernar Venet, Dan Graham…) qui jalonnent les 850 hectares de ce domaine doté d’un centre d’art, le mieux est de poser ses valises à la Rouvière. À un kilomètre de l’ancienne commanderie de l’ordre des Templiers – cœur historique du site – cette jolie bastide de 1835, abrite huit chambres d’hôtes et quatre appartements au charme provençal authentique (bois brut, meubles chinés, tomettes…). L’été, on profite de la piscine au creux des bois après un savoureux petit déjeuner des produits du coin dégusté sous la tonnelle, et l’hiver, on se blottit devant la cheminée du grand salon peuplé d’animaux empaillés et de livres. L’accueil chaleureux se retrouve également du côté des deux tables de la commanderie : l’une gastronomique, Chez Jeannette, l’autre plus décontractée, Le Bistrot de Lou, mais toutes deux succulentes. À noter qu’un hôtel 5 étoiles devrait également voir le jour prochainement à Peyrassol ! F.G.
La Rouvière. À gauche la chambre Paresseux. À droite, cave du Château Peyrassol rosé 2021
© La Commanderie de Peyrassol / Photos Olivier Monge / Myop. © EdwigeLamy
La Rouvière, chambre d'hôtes
Domaine de Peyrassol, Flassans-sur-Issole
À partir de 132 euros la nuit.
Parmi les châteaux de la Loire, je demande le fabuleux (et trop méconnu) château du Rivau ! Comme tout droit sortie d’un conte de fées, cette forteresse du XVe siècle enchante de bout en bout : de sa majestueuse salle du festin au potager de Gargantua en passant par ses quinze jardins à thèmes peuplés de paons et d’œuvres d’art contemporain de haute volée. Un rêve éveillé que l’on peut prolonger dans l’une des sept chambres douillettes installées dans les anciennes écuries transformées en hôtel 4 étoiles. Élégamment aménagées de chêne brut, de tommettes et de brocart, elles offrent au réveil une vue imprenable sur le château. L’occasion d’avoir rien que pour soi, avant l’arrivée des visiteurs, ce pays des merveilles qui cache également une table gastronomique où l’on déguste les légumes et fleurs comestibles du domaine. La nature comme art de vivre total ! F.G.
Le château du Rivau et sa chambre « Catherine de Medicis »
© Château du Rivau / P.Laigneau
Hôtel du château du Rivau
9 Rue du Château • 37120 Lémeré
https://www.chateaudurivau.com/fr/dormir-au-chateau.php • À partir de 168 € la nuit.
Restaurant Le Jardin Secret • Sur réservation • Le mercredi de 19h à 23h • Du jeudi au dimanche de 12h à 14h puis de 19h à 23h.
L’ensemble du site sera fermé du 13 novembre 2023 au 29 mars 2024 inclus. Le Château du Rivau, son hôtel 4 étoiles et ses deux restaurants vous donnent rendez-vous au printemps !
Hôtel de l’abbaye royale de Fontevraud
© Abbaye Fontevraud / N.Matheus
Ici, pas moins de 900 ans d’histoire vous contemplent ! Fondé en 1101 par Robert d’Arbrissel, un ermite et moine itinérant, l’abbaye royale de Fontevraud a accueilli pendant des siècles les nobles, avant d’être transformée, au XIXe siècle, en prison – l’une des plus dures de France. Centre culturel depuis les années 1970, le site de Fontevraud a inauguré en 2021 un musée d’art moderne, qui abrite la collection de Martine et Léon Cligman, ainsi qu’un hôtel doté d’un restaurant gastronomique, étoilé s’il vous plaît ! Véritable cocon de sérénité, les chambres arborent des tons doux qui évoquent la pierre de tuffeau, typique de la région. Dès la nuit tombée, on s’y laisse envelopper par le silence offert par ce cadre hors norme. Les plus noctambules pourront se laisser tenter par une exploration by night de l’abbaye, puisque celle-ci est accessible aux clients de l’hôtel jusque 1 h du matin. L’exposition du moment ? « Une folle histoire du temps » qui convoque sciences, philosophie et imaginaire pour un voyage des plus passionnant. I.B.
Abbaye Royale de Fontevraud
49590 • Fontevraud-l'Abbaye
https://www.fontevraud.fr/hotel/fontevraud-l-hotel/ • À partir de 104 € la nuit.
Marjolaine Caron et Louis Bachelot
Du 25 novembre 2023 au 6 mars 2024
Abbaye royale de Fontevraud • 49590 Fontevraud-l'Abbaye
www.fontevraud.fr
Les tables au musée
Du 25 novembre 2023 au 5 mars 2024
Abbaye royale de Fontevraud • 49590 Fontevraud-l'Abbaye
www.fontevraud.fr
Une folle histoire du temps
Du 7 octobre 2023 au 21 septembre 2025
Abbaye royale de Fontevraud • 49590 Fontevraud-l'Abbaye
www.fontevraud.fr
La naissance de cette ancienne seigneurie, située au cœur du terroir limousin, remonte au XIIIe siècle. Didier Primat, le petit-fils de l’industriel Marcel Schlumberger, en investit les 1 000 hectares dans les années 1980. Disparu en 2008, il cède la place à sa fille Garance, qui ne cesse d’enrichir la collection familiale : Ugo Rondinone, Richard Long, Lee Ufan, à l’intérieur ; Vincent Fournier, Emily Kame Kngwarreye, Thomas Ruff à l’intérieur. L’art est partout et ce, jusque dans les dix-sept chambres au luxe discret, tout en matériaux naturels. En bonus, le domaine est équipé d’une piscine, d’un espace bien-être et même de jeux pour enfants. Au-delà de la réception, la Laiterie accueille depuis 2017 des expositions temporaires. En ce moment, c’est « Primordial Waters » qui joue les prolongations (jusqu’au 22 mars). S.B.
Château du domaine des Étangs à Massignac
© Domaine des Etangs
Le Domaine des Étangs
16310 • Massignac
https://domainedesetangs.com/fr/ • À partir de 396 € la nuit.
C’est sans conteste la plus belle place de Montpellier ! D’autant plus depuis juin 2021 où l’un de ses fleurons, l’hôtel Richer de Belleval, est sorti de sa chrysalide après cinq années d’importants travaux de restauration. Construit au XVIIe siècle, ce chef-d’œuvre d’architecture a ainsi pu révéler ses somptueuses voûtes baroques sous lesquelles est aujourd’hui installé le restaurant gastronomique des frères Jacques & Laurent Pourcel. L’ancienne demeure abrite aussi vingt chambres Relais & Châteaux dans lesquelles le décor historique s’hybride dans un esprit joueur avec le design contemporain. Ouvrez l’œil ! Partout, du lobby à l’escalier d’honneur, se sont glissées des œuvres d’art contemporain (Jim Dine, Abdelkader Benchamma, Marlène Mocquet…) de la fondation GGL Helenis. Un espace d’expositions temporaires accueille même le public gratuitement. Et si vous êtes juste de passage, arrêtez-vous pour boire un verre dans le spectaculaire bar de l’hôtel au plafond recouvert d’élytres de scarabées (l’œuvre de Jan Fabre) et aux allures de cabinet de curiosité. F.G.
Façade de l’hôtel Richer de Belleval ; Fresque d’Olympe Racana-Weiler, “Le chant de la Sybille” à la fondation GGL Helenis
© Alois Aurelle
Hôtel Richer de Belleval Relais & château
Place de la Canourgue • 34000 Montpellier
https://www.hotel-richerdebelleval.com/ • À partir de 220 € la nuit.
Restaurant “Jardin des sens” • Sur réservation • 7j/7.
Différent Parfois, Libre toujours
Du 27 octobre 2023 au 27 avril 2024
Fondation Helenis GGL - Hôtel Richer de Belleval • Place de la Canourgue • 34000 Montpellier
fondationhelenis-ggl.com
Ce petit bijou du centre d’Arles, tout le monde en parle depuis son ouverture en 2018 ! Ex-palais, baraque militaire, demeure particulière, L’Arlatan est le fruit d’une rencontre. Entre Jorge Pardo, designer américain d’origine cubaine connu pour ses « œuvres d’art total » (Gesamtkunstwerk) dans le monde entier et Maja Hoffmann, mécène suisse à l’origine de LUMA, complexe culturel situé à 10 minutes à pied. Les 6 000 mètres carrés de mosaïques qui tapissent sols et murs ont été fabriqués dans le Yucatan. L’ensemble de la déco pavoise aux couleurs du Mexique et de Vincent van Gogh. Max Romanet et Renzo Wieder ont respectivement participé à la rénovation de l’hôtel et à la création du restaurant, où l’on mange fort bien. Soit dit en passant… S.B.
Chambre / Salle de restaurant de l’hôtel L’Arlatan à Arles, 2020
© Adrian Deweerdt
L’Arlatan
20 Rue du Sauvage • 13200 Arles
https://www.arlatan.com • À partir de 149 € la nuit.
Restaurant ouvert de 11h à 22h30 tous les jours • Bar ouvert de 11h à 00h Tous les jours • Sur réservation.
Nichée sur les hauteurs de Saint-Paul-de-Vence, mythique village d’artistes, à deux pas de la fondation Maeght, la fondation CAB a ouvert ses portes il y a tout juste un an. L’élégant bâtiment blanc, dont les lignes pures évoquent volontiers les plus belles heures du Bauhaus, abrite des expositions temporaires, ainsi qu’un restaurant gourmand et une librairie. L’art se déploie aussi à l’extérieur, où l’on croise Richard Long, Bernar Venet… Dans le jardin, qui offre une belle vue sur le cap d’Antibes, un petit chemin mène aux chambres d’hôte. Leur particularité ? Toutes abritent des pièces de designers mythiques : Alvar Aalto, Pierre Jeanneret, Le Corbusier, Charlotte Perriand… Ainsi que des œuvres d’artistes contemporains comme Sarah Smolders ou Peter Downsbrough. Le must : faire l’expérience de passer une nuit dans l’une des fameuses maisons démontables de Jean Prouvé situées en contrebas, décorées, là encore, de pièces historiques : archi-culte ! I.B.
Guest room Demountable House par Jean Prouvé, Fondation CAB à Saint-Paul-de-Vence
© Antoine Lippens
Fondation CAB
5766 Chem. des Trious • 06570 Saint-Paul-de-Vence
https://fondationcab.com/fr/chambres-dhotes-saint-paul-de-vence • À partir de 225 € la nuit • Maison démontable de Jean Prouvé à partir de 600 €.
Quinquagesimum
Du 6 septembre 2023 au 25 novembre 2023
Fondation CAB • 22 Rue Borrens • 1050 Ixelles
fondationcab.com
Rue Ampère, rue Volta, rue Edison… Pas de doute, vous voilà à la Cité des électriciens ! Construite entre 1856 et 1861 par la compagnie des mines de Bruay-la-Buissière, il s’agit de la plus ancienne cité du bassin minier des Hauts-de-France. Laissé à l’abandon des années durant, cet important vestige de briques rouges a été inscrit aux monuments historiques avant d’être réaménagé en centre culturel par l’architecte Philippe Prost. Celui-ci témoigne désormais de la riche histoire industrielle du Pas-de-Calais, de la vie quotidienne des mineurs et de leur famille, et accueille également des artistes de tous horizons (plasticiens, écrivains…) en résidence. Pour s’imprégner pleinement de l’atmosphère de ce lieu si singulier, les visiteurs peuvent aussi passer la nuit dans l’un des gîtes. Chacun porte le nom d’un ancien habitant : Léon, Alice, Rosalie et Marie-Jeanne… À l’intérieur, c’est un peu comme à la maison, la touche vintage en plus : papiers peints inspirés des anciens intérieurs des corons, mobilier en formica… De petits nids douillets, mais surtout chaleureux, à l’image de la région ! I.B.
Cité des Electriciens
© Antéale
Cité des électriciens
Rue Franklin • 62700 Bruay-la-Buissière
https://citedeselectriciens.fr/fr • À partir de 105 € la nuit.
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