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Sélection

Les 50 plus belles expositions de 2018

le 30 décembre 2017 à 12h12

Le printemps en janvier ? Beaux Arts accélère le temps pour révéler ce que le premier semestre vous réserve de meilleur en France et à l’étranger.

1. Ecce Delacroix !

Si tout un chacun a en tête la Liberté guidant le peuple ou la Mort de Sardanapale, quelques-unes des peintures d’Eugène Delacroix devenues des icônes de l’art occidental, rares sont ceux qui, aujourd’hui, connaissent l’ensemble de son œuvre et en mesurent l’importance. Cinquante-cinq ans après l’exposition organisée à Paris pour commémorer le centenaire de la mort de l’artiste, le musée du Louvre a décidé de remédier à ce constat en consacrant une vaste rétrospective au chef de file du romantisme. En plus de 180 peintures, estampes et dessins, l’exposition s’appliquera à démontrer la variété et l’étendue de son travail en suivant un fil chronologique. Elle établira combien il fut tout à la fois classique – « Je suis un pur classique », revendiqua-t-il – et un novateur infatigable, en quête perpétuelle d’originalité. Charles Baudelaire le qualifia de « dernier des renaissants et premier des modernes », lui qui se passionna pour l’art ancien, à commencer par la peinture de la Renaissance vénitienne et du baroque flamand. Par-delà l’œuvre, la manifestation tentera de restituer l’homme qu’il fut : un créateur polymorphe épris de gloire et acharné de travail, à la personnalité attachante. A.F.

Eugène Delacroix, Le Christ au jardin des Oliviers
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Eugène Delacroix, Le Christ au jardin des Oliviers, vers 1826

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© COARC / Roger-Viollet

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Eugène Delacroix (1798-1863)

Du 28 mars 2018 au 23 juillet 2018

2. Corot, au-delà des paysages

Douze ans après la rétrospective consacrée à Jean-Baptiste Camille Corot au Grand Palais, le musée Marmottan Monet se penche à nouveau sur le père de l’impressionnisme. Laissant de côté ses paysages peints en plein air, l’exposition dévoilera la facette la plus personnelle et la plus moderne de son travail, centrée sur la figure humaine. Une part intime de sa production que très peu de ses contemporains purent connaître puisqu’il la garda secrètement dans son atelier. Prêtés par de prestigieuses institutions européennes et américaines, une soixantaine de tableaux, portraits de proches et nus féminins, illustreront la manière dont l’artiste français a placé la représentation de l’homme au cœur de ses recherches picturales et fait poser les modèles les plus fameux de son temps. A. F.

Jean-Baptiste Camille Corot, Bacchante à la panthère
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Jean-Baptiste Camille Corot, Bacchante à la panthère, vers 1855-1860

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Coll. Shelburne Museum, Shelburne • © Shelburne Museum

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Corot, le peintre et ses modèles

Du 8 février 2018 au 8 juillet 2018

3. L’âme balte

Poursuivant sa très estimable politique d’exposition d’œuvres et d’artistes inconnus du public français, le musée d’Orsay fête le centenaire de l’autonomie des pays baltes en présentant 130 peintures, sculptures, dessins et gravures réalisés en Estonie, Lettonie et Lituanie entre 1890 et 1920–1930, à l’aune des thématiques des mythes et des légendes, de l’âme et de la nature. A. F.

Konrad Mägi, Paysage de Norvège au pin
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Konrad Mägi, Paysage de Norvège au pin, 1908–1910

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Coll. & Courtesy © Eesti Kunstimuuseum, Tallinn

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Âmes sauvages - Le symbolisme dans l'art des pays baltes

Du 10 avril 2018 au 15 juillet 2018

4. Nippomania

Moment fondateur de la modernité, l’engouement des impressionnistes et des post-impressionnistes – Monet, Degas, Gauguin, Van Gogh en tête – pour les estampes japonaises, à la suite de l’ouverture commerciale et diplomatique de l’archipel en 1868, fait l’objet d’une exposition à Giverny. Un double éblouissement. A. F.

William Merritt Chase, A Comfortable Corner (At Her Ease; The Blue Kimono)
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William Merritt Chase, A Comfortable Corner (At Her Ease; The Blue Kimono), vers 1888

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Coll. Parrish Art Museum, Littlejohn Collection, Water Mill (État de New York)

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Japonismes / Impressionnismes

Du 30 mars 2018 au 15 juillet 2018

5. Un jeune et fougueux Tintoret

Dès ses débuts, il a su faire surgir la couleur des ténèbres. Ambitieux, réputé excessif, Tintoret (1518–1594) a marqué de son empreinte sulfureuse l’histoire de l’art vénitien pour incarner le génie de la Renaissance, allant jusqu’à claquer la porte de son maître, le grand Titien, au bout de quelques mois seulement. C’est justement aux débuts flamboyants du jeune prodige né il y a cinq siècles que s’intéresse le musée du Luxembourg, retraçant ses quinze premières années de création, de l’Adoration des mages du Prado, l’œuvre la plus ancienne connue de sa main (il n’avait pas 20 ans), jusqu’aux prestigieuses commandes des années 1550. À l’instar du Péché originel, exécuté pour l’une des fameuses scuole (confréries) de Venise, ou Saint Louis, saint Georges et la Princesse, pour le siège administratif d’une institution située près du Rialto, deux tableaux révélant un art de la composition aussi savant que dynamique, porté par un colorito tout en contrastes. Un éblouissement. D. B.

Tintoret, La Conversion de saint Paul
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Tintoret, La Conversion de saint Paul, vers 1545

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Coll. National Gallery of Art, Washington • © National Gallery of Art, Washington

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Tintoret - Naissance d'un génie

Du 7 mars 2018 au 1 juillet 2018

6. Mary Cassatt, reine des impressionnistes

Qui était Mary Cassatt ? Quelle femme et quelle artiste ? C’est à cette peintre originaire de Pennsylvanie (1844–1926) ayant vécu soixante ans en France que le musée Jacquemart-André consacrera son exposition du printemps. Retour sur l’histoire de celle qui exposa aux côtés des impressionnistes, qui s’en distingua, notamment dans l’expression de diverses particularités issues de son identité américaine. Une cinquantaine de peintures, pastels, dessins et estampes empruntés à de grandes collections en Europe et aux États-Unis permettront de s’immerger dans une œuvre faisant la part belle aux thématiques familiales et à la traduction plastique du sentiment maternel. A. F

Mary Cassatt, Petite fille dans un fauteuil bleu
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Mary Cassatt, Petite fille dans un fauteuil bleu, 1878

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Coll. & Courtesy National Gallery of Art, Washington • © National Gallery of Art, Washington

7. Les nabis sont de retour

Fraîchement rénové, le musée de Pont-Aven présente 22 tableaux sur la quarantaine que compte la collection d’Alexandre et Mahsa Mouradian dédiée aux artistes de la première modernité ayant travaillé en Bretagne, parmi lesquels Maurice Denis, Paul Sérusier, entre autres nabis, et de jeunes peintres venus des pays nordiques à l’instar de Jan Verkade, Meijer de Haan ou Roderic O’Conor. A. F.

Maurice Denis, Perros Guirec, Jesus chez Marthe et Marie
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Maurice Denis, Perros Guirec, Jesus chez Marthe et Marie, 1917

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Coll. Musée de Pont-Aven • Photo © Didier Robcis

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L'École de Pont-Aven - Berceau de la modernité

Du 2 février 2018 au 6 janvier 2019

8. Au plus fort de Rembrandt

Bien connues des amateurs, les incroyables collections d’art graphique du musée Condé de Chantilly font l’objet d’une très active politique d’exposition au sein du somptueux Cabinet d’arts graphiques récemment rénové dans ce but. Y sera proposé, fin janvier, une plongée dans l’œuvre graphique de Rembrandt, à la faveur de 21 eaux-fortes originales du maître, mises en regard avec ses dessins et des productions de contemporains. A. F.

Rembrandt, Vieillard à grande barbe au front ridé
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Rembrandt, Vieillard à grande barbe au front ridé, 1631

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Coll. Musée Condé, Chantilly • © RMN-GP / Michel Urtado

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Rembrandt au musée Condé

Du 27 janvier 2018 au 3 juin 2018

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