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Sélection

Les 50 plus belles expositions de 2018

le 30 décembre 2017 à 12h12

Le printemps en janvier ? Beaux Arts accélère le temps pour révéler ce que le premier semestre vous réserve de meilleur en France et à l’étranger.

Le printemps en janvier ? Beaux Arts accélère le temps pour révéler ce que le premier semestre vous réserve de meilleur en France et à l’étranger.

1. Trésors persans

Sous leur règne, les arts se sont épanouis, ouverts au monde et à la modernité, tout en conservant certaines traditions. Dernière grande dynastie turkmène d’Iran, les Qajar (1786 à 1925) sont à l’origine d’une création fastueuse et foisonnante, s’exprimant tout autant à travers la peinture, le dessin, la céramique ou la photographie que dans les costumes, bijoux, émaux, tapis ou armes d’apparat. Le Louvre-Lens invite le public à la cour de leurs souverains, réunissant plus de 400 œuvres mises en scène par le couturier Christian Lacroix. Lequel a conçu le parcours comme une déambulation dans un luxueux palais. Porte monumentale évoquant la triple arcade des ruines du palais d’Ashraff, murs parés de soie, salles inspirées par le château de Souleymanieh construit par Fath Ali Shah, séparées entre elles par des ruelles intérieures : rien n’est trop beau pour nous faire découvrir comment les shahs surent mettre la création au service de leur pouvoir, tandis que les artistes, passionnés par de nouveaux médiums comme la photographie ou la lithographie, allaient bouleverser en profondeur la scène artistique iranienne.

Césarine Davin-Mirvaul, Portrait d’Asker Khan Afchar, ambassadeur d’Iran
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Césarine Davin-Mirvaul, Portrait d’Asker Khan Afchar, ambassadeur d’Iran, 1808

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Coll. Musée du Château de Versailles et du Trianon, Versailles • © RMN-GP (Château de Versailles) / Photo Gérard Blot

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L'Empire des roses - Chefs-d'œuvre de l'art persan du XIXe siècle

Du 28 mars 2018 au 22 juillet 2018

2. Défilé de seigneurs de guerre japonais

Spectaculaires, redoutables et redoutés, les Daimyo défilent dans leurs plus beaux atours au musée Guimet. Ces seigneurs de guerre japonais, qui régnèrent en maîtres durant les périodes Azuchi-Momoyama (1568–1600) et Edo (1600–1868), exhibaient des armures d’exception, affirmant leur toute-puissance et valorisant les prouesses techniques de leurs artisans, virtuoses de la laque sèche et du fer. Pour se faire remarquer, ils portaient des « casques extraordinaires » (kawari kabuto) évoquant le règne animal, summum de cette démonstration de force qui se poursuit au Palais de Tokyo. L’établissement voisin prolonge le parcours avec une installation de George Henry Longly. L’artiste britannique s’est approprié les codes du « monde flottant » japonais pour semer le trouble dans notre esprit et nos rétines.

Armure du clan Matsudaïra, époque Edo (1603-1868), fin XVII<sup>e</sup> – début XVIII<sup>e</sup> siècle
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Armure du clan Matsudaïra, époque Edo (1603–1868), fin XVIIe – début XVIIIe siècle

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© RMN-GP (MNAAG, Paris) / Photo Thierry Olivier

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Daimyo - Les seigneurs de la guerre au Japon

Du 15 février 2018 au 13 mai 2018

3. L’empire des encens

Laissez-vous envoûter par les effluves des encens de la Chine ancienne à base de bois d’aigle, clou de girofle, liquidambar et autres résines d’arbres. Une expérience à la fois visuelle et olfactive à laquelle nous convie le musée Cernuschi en retraçant deux mille ans d’histoire du parfum, depuis les Han (apparus au IIIe siècle avant notre ère) jusqu’à la fin de la période impériale. Élément essentiel des rituels, prisé des lettrés et empereurs, le parfum était diffusé via des objets sophistiqués (coupes, encensoirs, brûle-parfums). Pour concevoir ce parcours tout en délicatesse, le musée a travaillé avec François Demachy, le nez de Dior, et Frédéric Obringer, sinologue spécialiste de la pharmacopée chinoise, qui a traduit des recettes ancestrales.

Zhang Daqian, La Dame Li en donatrice tenant un brûle barfum
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Zhang Daqian, La Dame Li en donatrice tenant un brûle barfum, vers 1943

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© Roger-Viollet / Musée Cernuschi

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Parfums de Chine - La culture de l'encens au temps des empereurs

Du 9 mars 2018 au 26 août 2018

4. Épouvantables fantômes d’Asie

Frissons garantis au Quai Branly, hanté par des fantômes venus d’Asie. Des spectres célèbres comme le Japonais Oiwa, assoiffé de vengeance, auquel Katsushika Hokusai donna un visage effrayant (celui d’un squelette décharné à l’œil pendant) avant que le cinéma ne s’en empare pour terroriser acteurs et spectateurs. Créatures ambivalentes, à la frontière entre le monde des morts et celui des vivants, les revenants traversent le temps et l’espace pour nous surprendre et ébranler nos certitudes. Chassés par des exorcistes utilisant des objets magiques issus du taoïsme, les vampires sauteurs chinois (yokai) jouent sur un mode comique, tandis que les esprits nippons, calmes et silencieux, poussent leurs victimes vers la folie, voire le suicide. Leurs homologues thaïlandais se révèlent, eux, plus violents… Toutes ces histoires épouvantablement fascinantes promettent de réjouir les visiteurs, dans un parcours avec hologrammes 3D, séquences de cinéma, jeux vidéo, maison de poupées hantée, sans oublier une série de commandes à des artistes contemporains comme Anupong Chantorn et son fantôme affamé.

Ikkyo, Peinture du fatôme d’Oiwa, signée Ikkyo [détail]
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Ikkyo, Peinture du fatôme d’Oiwa, signée Ikkyo [détail], fin du XIXe – début XXe

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Enfers et fantômes d'Asie

Du 10 avril 2018 au 15 juillet 2018

5. Le monde au fil du canal de Suez

L’Institut du monde arabe retrace l’épopée du canal de Suez, lieu symbolique assurant la jonction entre l’Asie, l’Afrique et l’Europe. Depuis le canal des pharaons (reliant le Nil à la mer Rouge) jusqu’aux récents travaux d’extension, une exposition-fleuve qui aborde les enjeux économiques, politiques et culturels auxquels dût faire face l’un des plus vieux États du monde, l’Égypte.

Vue du canal de Suez
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Vue du canal de Suez, vers 1930

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© ASFLCS. Numérisation Lebas Photographie Paris

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L'épopée du canal de Suez

Du 27 mars 2018 au 5 août 2018

6. Des robots et des hommes

Quel impact l’intelligence artificielle a-t-elle sur la création ? L’interactivité modifie-t-elle notre rapport à l’espace et au temps ? Les robots peuvent-ils nous remplacer ? Pour répondre à ces vastes questions, le Grand Palais donne la parole aux artistes qui se sont confrontés à la machine, de Jean Tinguely à Joan Fontcuberta ou Daft Punk.

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Artistes & Robots

Du 5 avril 2018 au 9 juin 2018

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