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GUIDE

Nadia Léger, François Chifflart, Tarsila do Amaral… 15 artistes que vous allez adorer découvrir en cette rentrée 2024

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Place aux découvertes ! François Chifflart, Bruno Liljefors, Tarsila do Amaral, Harriet Backer… En cette rentrée 2024, les musées ne manqueront pas de nous surprendre avec une programmation qui met l’accent sur des artistes injustement méconnus, mais ô combien passionnants. Présentations !

Toute rentrée s’ouvre une nouvelle saison culturelle, apportant avec elle son lot de révélations et remises en lumière de certains artistes invisibilisés ou oubliés ! Au programme, du cubisme, du néoclassicisme, de l’impressionnisme et de l’art conceptuel avec Nadia Léger au musée Maillol, Cerith Wyn Evans à Metz, Guillaume Guillon-Léthière au musée du Louvre, Tarsila do Amaral au musée du Luxembourg ou encore Harriet Backer au musée d’Orsay.

Amateurs de photographie ? Vous allez être servis ! Rendez-vous au Jeu de Paume à Paris, pour une plongée dans la jeunesse new-yorkaise de Tina Barney, ou à Tours pour une immersion dans la mafia sicilienne, capturée par la photographe Letizia Battaglia. Suivez le guide !

1. Au musée du Luxembourg, la peinture dévorante de Tarsila do Amaral

Tarsila do Amaral, A Cuca
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Tarsila do Amaral, A Cuca, 1924

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Huile sur toile • 73 × 100 cm • Coll. Musée de Grenoble • © Ville de Grenoble / Photo J.L. Lacroix © Tarsila do Amaral Licenciamento e Empreendimentos S.A

Entre São Paulo et Paris, surfant sur les audaces cubistes et la vague du primitivisme tout en puisant dans l’imaginaire des peuples autochtones brésiliens, Tarsila do Amaral (1886–1973) a élaboré des peintures puissantes et originales. Le musée du Luxembourg révèle les multiples facettes de cette œuvre à l’origine du mouvement « anthropophagique » né en 1928 à São Paulo, allusion au cannibalisme. Ou comment dévorer métaphoriquement l’autre dans le but d’assimiler les cultures étrangères et colonialistes pour les réenvisager de façon constructive. DB

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Tarsila do Amaral

Du 9 octobre 2024 au 5 février 2025

museeduluxembourg.fr

2. Au musée du Louvre, Guillaume Guillon-Léthière « né à la Guadeloupe »

Guillaume Guillon-Lethiere, Brutus condamnant ses fils à mort
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Guillaume Guillon-Lethiere, Brutus condamnant ses fils à mort, 1811

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Huile sur toile • 404 × 783 cm • Coll. musée du Louvre, Paris • Dist. GrandPalaisRmn / Photo Jean Blot / presse

L’histoire de l’art a de grandes amnésies. Le cas de Guillaume Guillon-Lethière (1760–1832) en est symbolique. Le peintre cocha toutes les cases d’une brillante carrière officielle : second Prix de Rome en 1784, puis directeur de l’Académie de France à Rome, membre de l’Institut, professeur à l’École des beaux-arts, exposé très régulièrement au Salon… Cela avant d’être totalement oublié, au point que cette exposition monographique constitue une première. Pourquoi ? D’abord car son style, un académisme héroïque, fut balayé par la révolution romantique. Peut-être aussi du fait de son histoire personnelle. Né en Guadeloupe d’une mère esclave libérée d’origine africaine et d’un procureur du roi, qui ne le reconnut pas tout de suite, il est l’un des rares artistes métis de son époque à avoir suivi une telle trajectoire. En 1822, il rendit puissamment hommage à ses origines en offrant à la jeune république noire d’Haïti le Serment des ancêtres, manifeste contre l’esclavage signé « Lethière, né à la Guadeloupe ». SF

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Guillon-Lethière, né à la Guadeloupe

Du 13 novembre 2024 au 17 février 2025

www.louvre.fr

3. Au musée Maillol : le charme troublant de Nadia Léger

Nadia Léger, Autoportrait, le serment d’une résistante
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Nadia Léger, Autoportrait, le serment d’une résistante, 1941

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Huile sur toile • 73 × 60 cm • Coll. particulière • © IMAV éditions / © ADAGP, Paris 2024

Son nom vous dit probablement quelque chose, son style graphique aux traits marqués et aux couleurs franches aussi. À présent, retenez son nom. La peintre Nadia Léger (1904–1982), femme et collaboratrice du célèbre Fernand, sort de l’ombre. Après une imposante monographie parue en 2019 (dirigée par Aymar du Chatenet), le musée Maillol dévoile son œuvre picturale, compositions des débuts aux formes géométriques et portraits contrastés empruntant au style réaliste socialiste. Proche de Picasso, Chagall et Aragon, Nadia expose d’abord dans diverses galeries et lance sa revue l’Art contemporain, avant d’être absorbée par les commandes publiques de son mari à qui elle dédie sa vie, lui faisant ériger un musée à Biot. Immigrée russe, résistante durant la Seconde Guerre mondiale, elle fut jusqu’à sa mort une fervente militante communiste et une stalinienne convaincue, restée aveugle aux atrocités du régime et même soupçonnée d’être un agent à la solde de Moscou. Une personnalité résolument ambiguë pour une œuvre au charme rude et troublant. DB

Nadia Léger. Une femme d'avant-garde

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Billetterie Beaux Arts présentée par Come to Paris.

4. À la maison Victor Hugo : François Chifflart, bad boy du romantisme

François Chifflart, La conscience
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François Chifflart, La conscience, entre 1860 et 1868

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Pierre noire ou fusain huilé sur papier • 61,6 × 47 cm • Coll. Maison de Victor Hugo – Hauteville House, Paris • © Paris Musées

Un nom qui sonne comme une claque, un style tourmenté et un esprit profondément rebelle. Voici François Chifflart (1825–1901), peintre, graveur et illustrateur des plus doués « qui a tout fait pour rater sa carrière, ce qui le rend éminemment sympathique », comme le souligne Gérard Audinet, directeur de la maison Victor Hugo à Paris. Il nous fait découvrir avec panache cet artiste idéaliste, tant en art qu’en politique, jamais soutenu par l’État car trop indiscipliné. Grand admirateur du monstre sacré de la littérature qu’est Hugo, Chifflart illustre plusieurs de ses ouvrages à commencer par les Travailleurs de la mer, projet qui lui permet de rencontrer l’écrivain et le marque à jamais. DB

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François Chifflart, L’insoumis

Du 7 novembre 2024 au 23 mars 2025

www.maisonsvictorhugo.paris.fr

5. Au Petit Palais, la vie sauvage de Bruno Liljefors

Bruno Liljefors, Winter Hare
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Bruno Liljefors, Winter Hare, 1905

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Huile sur toile • 86 × 115 cm • Coll. Thielska Galleriet, Stockholm • © Thielska Galleriet, Stockholm / Photo Tord Lund

Un lièvre surpris dans la neige, un chat assassin, un couple de renards lovés dans des feuilles mortes… Avec ses scènes animalières réalistes pleines de vie au cœur d’une nature suédoise préservée, Bruno Liljefors (1860–1939) est l’une des révélations de cet hiver. À vous donner des envies de grands froids scandinaves ! Artiste incontournable de la scène artistique suédoise de la fin du XIXe siècle, il est le troisième larron du groupe ABC formé avec Anders Zorn et Carl Larsson, tous deux montrés récemment au Petit Palais. Voici donc venu le temps de Liljefors, grand observateur du vivant, dont il capte sur le vif la sauvagerie et la fougue. DB

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Bruno Liljefors. La Suède sauvage

Du 1 octobre 2024 au 16 février 2025

www.petitpalais.paris.fr

6. À Metz : toute la lumière sur Cerith Wyn Evans !

Cerith Wyn Evans, *Mantra*
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Cerith Wyn Evans, *Mantra*, 2016

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Lustre (Galliano Ferro), gradateur et deux rails de commande • 340 × 230 × 80 cm • Coll. particulière • © Cerith Wyn Evans / Photo White Cube (George Darrell)

Peut-on imaginer dandy plus contemporain ? Nourri de la culture clubbing du Londres underground autant que du théâtre nō japonais, Cerith Wyn Evans (né en 1958) orchestre une œuvre qui irradie de mystère. Pour cette première rétrospective depuis celle du musée d’Art moderne de Paris en 2006, le plasticien gallois met en scène l’une de ces chorégraphies lumineuses dont il a le secret. Des lustres, des mobiles, des sons et des lumières cryptiques retranscrivent en morse des morceaux de littérature. Des sculptures de néon blanc se mettent en suspens, les fantômes du théâtre traversent l’espace. Autant de « stratégies de réfraction », comme l’artiste les définit, qui brouillent les langages. « Jardin sensoriel et poétique », comme le promet le musée messin, l’ensemble miroitant relève de l’expérience enchanteresse, s’ouvrant à mille lectures plus ou moins immédiates. À la fois baroque et conceptuel, kitsch et minimal ! EL

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Cerith Wyn Evans. Lueurs empruntées à METZ

Du 1 novembre 2024 au 14 avril 2025

www.centrepompidou-metz.fr

7. Au Jeu de paume, les clichés de Tina Barney

Tina Barney, Jill and Polly in the Bathroom [Jill et Polly dans la salle de bain]
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Tina Barney, Jill and Polly in the Bathroom [Jill et Polly dans la salle de bain], 1987

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Photographie argentique • Coll. particulière • Courtesy Tina Barney et Kasmin, New York

Tina Barney a grandi dans l’Upper East Side de Manhattan, avec des tableaux de Renoir et de Degas dans l’appartement familial. Née en 1945, elle a entrepris dès la fin des années 1970 de photographier son entourage et ses amis, réalisant des clichés aux mises en scène savantes où tout porte sens, les décors bourgeois, les tenues vestimentaires, les poses et les expressions. Ses portraits en couleurs de grand format traduisent de façon saisissante les codes sociaux, les rituels et la psyché de l’« upper class » de la côte Est. Le Jeu de Paume présente pour la première fois en Europe une rétrospective de cette artiste américaine majeure. NW

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Tina Barney. Family Ties

Du 28 septembre 2024 au 19 janvier 2025

jeudepaume.org

8. Au musée d’Orsay, rencontrer Harriet Backer, l’impressionniste venue du froid

Harriet Backer, Intérieur bleu
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Harriet Backer, Intérieur bleu, 1883

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Huile sur toile • 84 × 66 cm • Coll. musée national, Oslo • © National Museum, Oslo / Photo Børre Høstland

Première rétrospective digne de ce nom pour Harriet Backer (1845–1932), peintre norvégienne connue pour ses scènes intimistes aux couleurs lumineuses et son style singulier faisant la synthèse entre innovations impressionnistes et veine naturaliste. Organisé conjointement par le musée d’Orsay et le Nationalmuseum de Stockolm, à l’initiative du National Museum d’Oslo et du Kode Bergen Art Museum, ce parcours retrace la vie et la carrière de cette artiste soutenue par le même mécène qu’Edvard Munch, Rasmus Meyer, qui fonda une école d’art, participa aux comités d’acquisition du musée national d’Oslo et s’illustra aussi pour ses engagements féministes avec d’autres camarades scandinaves. DB

Harriet Backer (1845-1932). La musique des couleurs

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Billetterie Beaux Arts présentée par Come to Paris.

9. À la fondation Cartier, les textiles lumineux d’Olga de Amaral

Olga de Amaral, Strata XV
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Olga de Amaral, Strata XV, 2009

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Lin, gesso, acrylique et feuille d’or • 225 × 201 × 3 cm • Coll. particulière • © Olga de Amaral, Courtesy Lisson Gallery

Lin, coton, crin de cheval, l’artiste colombienne Olga de Amaral (née en 1932) repousse les limites de la création textile en lui adjoignant gesso, feuille d’or ou palladium. « La couleur est comme une amie, elle m’accompagne », résume l’artiste. Formée aux États-Unis mais sensible aux géométries de l’art précolombien, elle dévoile ici un demi-siècle de création immersive, avec près de 90 œuvres créées entre les années 1960 et aujourd’hui. Célébrée dans le monde entier, cette consœur inspirée de notre Sheila Hicks adorée a été peu exposée en France. La fondation Cartier répare magnifiquement l’outrage, en la montrant, à 92 ans, toujours à l’ouvrage. EL

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Olga de Amaral

Du 12 octobre 2024 au 16 mars 2025

www.fondationcartier.com

10. À Caen, les dessins « immenses » de Judit Reigl

Judith Reigl, Centre de dominance
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Judith Reigl, Centre de dominance, 1958

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Huile sur toile • 83 × 90 cm • Coll. particulière • Courtesy Galerie Dina Vierny

« Je vous crois en mesure d’accomplir des choses immenses », lui avait écrit André Breton en 1954. La preuve avec cette exposition consacrée aux grandes séries dessinées de Judit Reigl (1923–2020). Corps en suspens, néants en flottement… Hommage à une grande peintre portée par l’écriture et la musique. EL

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Judit Reigl, l'Envol. Dessins et peintures 1954-2012

Du 26 octobre 2024 au 23 février 2025

mba.caen.fr

11. Au musée d’Orsay, le pictorialisme au féminin de Céline Laguarde

Céline Laguarde, Les Usines du Boucau
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Céline Laguarde, Les Usines du Boucau, 1913

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Épreuve aux encres grasses • 19,4 × 28 cm • Coll. Musée d’Orsay, Paris • © Dist. GrandPalaisRmn / Photo Patrice Schmidt / presse

On a oublié son nom mais Céline Laguarde (1873–1961) était, à la fin du XIXe siècle, l’une des rares femmes photographes reconnues du mouvement pictorialiste, aux côtés de Robert Demachy, Constant Puyo ou Maurice Bucquet. Pour la première fois, une exposition remet en lumière 140 de ses épreuves à la gomme bichromatée ou aux encres grasses, mises en regard avec des photos de ses contemporains. NW

Céline Laguarde (1873-1961). Photographe

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12. Au musée d’Art moderne de Paris, scruter l’essence de la sculpture de Josephsohn

Albert Oehlen et Ulrich Meinherz au Kesselhaus Josephsohn
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Albert Oehlen et Ulrich Meinherz au Kesselhaus Josephsohn

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Photo © Katalin Deér, Kesselhaus Josephsohn

Né dans une famille juive de Königsberg (actuelle Kaliningrad russe), Hans Josephsohn (1920–2012) a fui le nazisme en s’installant en Suisse. Âpres et rudes, ses sculptures de plâtre, bronze ou laiton portent la trace de cette tragédie. Peu connues en France, elles sont ici rassemblées par l’un de ses ardents défenseurs, le peintre Albert Œhlen. De sa figuration des années 1950, qui évoque celle d’un Giacometti, aux nus couchés des années 1980, la quête d’une intensité toujours renouvelée. EL

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Josephsohn vu par Albert Oehlen

Du 11 octobre 2024 au 16 février 2025

www.mam.paris.fr

13. À Tours, la mafia immortalisée par Letizia Battaglia

Letizia Battaglia, Donna che fuma [Femme qui fume. Catania]
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Letizia Battaglia, Donna che fuma [Femme qui fume. Catania], 1984

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Photographie argentique • Coll. particulière • © Letizia Battaglia

Elle s’appelait Letizia Battaglia (1935–2022) et a fait de sa vie une « bataille » en constituant ce qu’elle appelait « un archivio di sangue », une archive de sang, riche de centaines de milliers d’images documentant les crimes de la mafia en Sicile. Certaines sont devenues des pièces à conviction pour la justice. Elle a travaillé pour le quotidien de Palerme, l’Ora, entre 1970 et 1990, avant d’embrasser une carrière politique. Elle est la seule, avec quelques amis, à avoir osé organiser une exposition de photographies dans le village même de Corleone. Le Jeu de Paume – Tours expose l’œuvre tellurique de cette grande dame de la photo italienne. NW

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Letizia Battaglia

Du 5 décembre 2024 au 18 mai 2025

jeudepaume.org

14. Sur les traces des réfugiés avec Raymond Meeks à la fondation Henri Cartier-Bresson

Raymond Meeks, The Inhabitants
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Raymond Meeks, The Inhabitants, 2023

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Série photographique publiée dans l’ouvrage du même nom réalisé en collaboration avec l’écrivain George Weld • Coll. particulière • © Raymond Meeks

Sixième lauréat du prix Immersion créé par la fondation d’entreprise Hermès, l’Américain Raymond Meeks (né en 1963) a suivi, pendant l’été 2022, les réfugiés qui remontent depuis l’Espagne jusqu’aux abords de Calais, traversant sous-bois et terrains vagues, laissant derrière eux des traces qu’il a pistées comme les précieux indices de leurs migrations clandestines. Derrière le chaos de la nature, c’est l’ébranlement des vies qui se manifeste. NW

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Raymond Meeks. The Inhabitants

Du 9 octobre 2024 au 5 janvier 2025

www.henricartierbresson.org

15. Au palais Galliera, Stephen Jones sort de son chapeau

Stephen Jones, Koto Bolofo
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Stephen Jones, Koto Bolofo, 2024

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© Peter Ashworth

Tout a commencé dans les années 1980 lorsque le couturier Jean Paul Gaultier repère le chapeau excentrique de Boy George dans son clip « Do You Really Want to Hurt Me ». Son auteur, le modiste britannique Stephen Jones (né en 1957), commence alors une carrière éblouissante, collaborant avec les grands stylistes et des maisons de mode parisiennes telles que Dior, ainsi qu’à travers ses propres collections. Elles défilent aujourd’hui au Palais Galliera qui retrace la carrière de ce créateur chic et audacieux. DB

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Stephen Jones : Chapeaux d’artiste !

Du 19 octobre 2024 au 16 mars 2025

Retrouvez dans l’Encyclo : Tarsila do Amaral Nadia Léger

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