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Les musées et centres d’art accompagnent « les personnes en situation de handicap psychique ou cognitif », 2024
© Camille Deschiens pour Beaux Arts magazine
Fermez les yeux, relâchez vos muscles et vos épaules, inspirez profondément… Dans cette salle du musée français de la Carte à jouer d’Issy-les- Moulineaux, un soir après une longue journée de travail, une dizaine de néophytes se redressent sur leurs chaises pour faciliter le passage de l’air dans les poumons.
Sous une lumière douce, la séance de méditation dure une trentaine de minutes. Guidés par la voix de Marjan Abadie, psychothérapeute et créatrice de la méthode Mindful Art, les participants prennent le temps de découvrir Portrait de famille, peint par Jean-Baptiste Van Loo en 1740, sur lequel, « connectés à leurs émotions », ils décèlent des détails insoupçonnés, dans un moment de partage et de communion. Pour les plus timides, l’expérience peut aussi se vivre en flashant un QR code et en prenant place dans un confortable fauteuil installé près du tableau.
Hamo au Palais de Tokyo
© Rachael Woodson
Se faire du bien en admirant des œuvres d’art, prendre rendez-vous avec soi-même au musée, lors d’une pratique encadrée, voilà qui est devenu chose courante dans les musées et centres d’art. Au Palais de Tokyo, à Paris, le Hamo est en activité depuis plusieurs mois et s’adresse à tous les publics, avec une vocation supplémentaire : accompagner « les personnes en situation de handicap psychique ou cognitif ».
À Lens, le programme « Louvre-Lens-Thérapie » convie dix participants par session, dès 16 ans, « à vivre un moment d’introspection avec des œuvres d’art » et ce gratuitement. Une proposition qui complète le panel d’activités de l’institution faisant la part belle aux sens via la sophrologie, les siestes de pleine conscience ou des stages comme « L’art d’être grands-parents »…
Pratiquer le yoga dans les collections (au musée Rodin, au musée des Beaux-Arts de Rennes, au Louvre, à la Cité de l’architecture et du patrimoine…), ralentir le pas avec la slow visite menée par une sophrologue à l’Institut du monde arabe…
Se faire du bien en admirant des œuvres d’art, voilà qui est devenu chose courante dans les musées et centres d’art, 2024
© Camille Deschiens pour Beaux Arts magazine
« Depuis les confinements, il y a eu une prise de conscience des institutions et de leur rôle à jouer dans la cité. La question de la santé mentale des citoyens a été placée au cœur des préoccupations. »
Nathalie Bondil
Quatre ans après la pandémie, l’art est devenu une nouvelle pilule bien-être. « Depuis les confinements, il y a eu une prise de conscience des institutions et de leur rôle à jouer dans la cité, se félicite Nathalie Bondil, directrice du musée de l’Institut du monde arabe et pionnière sur le sujet. La question de la santé mentale des citoyens a été placée au cœur des préoccupations. » Lorsqu’elle était à la tête du musée des Beaux-Arts de Montréal, l’historienne de l’art a instauré, avec l’association des Médecins francophones du Canada, des prescriptions médicales inédites et inauguré un atelier d’éducation et d’art-thérapie en formulant le concept de muséothérapie.
« Ce terme émerge des méthodologies du care [bien-être] qui a commencé à se développer au sein des sciences sociales il y a une vingtaine d’années et qui a pénétré les musées, complète Nathalie Bondil. L’idée est d’utiliser le lieu avec toutes ses ressources pour accompagner le soin, dans une approche holistique appuyée par les neurosciences et la médecine. Fréquenter des lieux culturels serait source de bien-être mais également de mieux-être, voire de guérison. »
Dan Ghenacia, The Oracle, 2022
À l’exposition « Le serpent cosmique », présentée à Lille en 2022, l’installation du collectif Alpha Wave Experience et du DJ Dan Ghenacia a transporté les visiteurs dans un voyage chamanique.
installation immersive. • © Toon van den Broek.
Depuis trois ans, Nathalie Bondil dispense un cours de muséothérapie à l’École du Louvre et animera en mars une session inédite de formation à destination des futurs conservateurs au sein du très sérieux Institut national du patrimoine. À l’Université Claude-Bernard Lyon 1, un diplôme spécifique en « prescriptions culturelles art et santé » a été créé.
Les pays anglo-saxons sont également à la pointe sur ces questions. Au Royaume-Uni, le soin y est parfois pensé jusqu’à l’architecture, à l’image des Maggie’s Center, ces cocons d’accueil pour les personnes atteintes de cancer, construites depuis vingt ans sur tout le territoire par de grands noms tels Frank Gehry, Zaha Hadid ou Rem Koolhaas. Les projets qui invitent directement la créativité au chevet des malades sont nombreux, comme le « Digital Art School » d’Hospitals Rooms, lauréat du Prix européen 2023 de la fondation Art Explora [créée par Frédéric Jousset, actionnaire unique de Beaux Arts Magazine].
La Monte Young & Marian Zazeela, Dream House, 1990 (ici en 2019 au Centre Pompidou-Metz).
Composée à quatre mains, la Dream House repose sur un système de lumières évolutives et colorées montées sur mobiles réagissant
à des fréquences sonores continues.
© Le Centre Pompidou-Metz.
Depuis trois ans, ce programme a permis de toucher plus de 142 000 patients atteints de pathologies mentales très lourdes. En jugeant que « le premier bien est la santé, le deuxième la beauté », le philosophe de l’Antiquité Platon a eu la bonne intuition, validée aujourd’hui par les neurosciences.
« Le beau est essentiel à l’être humain parce qu’il nous fait du bien. »
Spécialiste depuis trente ans des liens entre l’art et le cerveau et auteur de plusieurs livres sur le sujet, le neurologue Pierre Lemarquis insiste sur les effets positifs de l’un sur l’autre tout au long de la vie : « Les arts apportent une aide psychologique, mais aussi physiologique, sociale et comportementale, en procurant une sensation de bien-être. Ils activent les sens, stimulent l’imagination, les émotions et les fonctions intellectuelles, améliorent les interactions sociales, voire dans certains cas, l’activité physique. »
Pierre Lemarquis
Photo Sylvain Thiollier
Au cours des vingt dernières années, plusieurs observations en neuro-imagerie ont prouvé les effets de la contemplation qui, en stimulant certaines régions cérébrales, activent le système de récompense associé au plaisir. Le neurobiologiste et professeur honoraire au Collège de France, Jean-Pierre Changeux, a été l’un des premiers à le démontrer en posant les bases d’une « neuroscience de l’art » : « Le beau est essentiel à l’être humain parce qu’il nous fait du bien. »
Pierre Lemarquis affirme que l’art « caresse » et « sculpte » le cerveau. « Face à une œuvre d’art que l’on apprécie, le cerveau va se mettre à sécréter plusieurs hormones », complète-t-il. Il cite « la dopamine, impliquée dans le mouvement, et dont les personnes atteintes de la maladie de Parkinson souffrent d’un déficit. La sérotonine, la fameuse hormone du bonheur, a des vertus antidépressives. Quant aux endorphines, elles soulagent nos douleurs. Enfin, au cours d’une contemplation artistique, on sécrète de l’ocytocine, la molécule de l’attachement et de l’amour. »
« L’olfactif est l’un des premiers sens développés dans notre vie intra-utérine, c’est un puissant médiateur qui parle directement à nos émotions. »
Ces découvertes scientifiques ont donné naissance à de nombreuses initiatives dans la sphère hospitalière. Parmi elles, l’association L’invitation à la beauté, lancée en 2018 par la psychologue clinicienne Laure Mayoud, et présidée par Pierre Lemarquis, à Lyon. Celle-ci met l’art au chevet de patients à tous les âges de la vie, en gériatrie à l’hôpital Garraud de Lyon, dans le service de chirurgie pédiatrique uroviscérale de l’hôpital Femme Mère Enfant à Bron ou à l’hôpital Lyon Sud au service de médecine interne. Laure Mayoud dispense aux patients des « prescriptions culturelles » adaptées à chaque pathologie, comme choisir un poème assorti d’une œuvre originale, parmi la cinquantaine que compte l’artothèque, pour l’accrocher dans sa chambre.
Plusieurs observations en neuro-imagerie ont prouvé les effets de la contemplation, 2024
© Camille Deschiens pour Beaux Arts magazine
La psychologue associe aussi l’odorat à ses prescriptions avec un éventail de sept parfums que le patient peut « mettre dans son cœur ». « L’olfactif est l’un des premiers sens développés dans notre vie intra-utérine, c’est un puissant médiateur qui parle directement à nos émotions. » Les résultats dépassent parfois les espérances de la thérapeute : « En combinant art et parfum, on arrive à diminuer les analgésiques. » Ses patients lui rapportent : « En me plongeant dans un tableau, je n’avais plus mal. »
Un autre projet, signe d’une grande porosité entre institutions culturelles et structures hospitalières, a déjà porté ses fruits : « L’Art sur ordonnance » au MO.CO de Montpellier, mis en place par Philippe Courtet, chef des urgences psychiatriques du CHU de la ville. Le dispositif permet de bénéficier d’une visite d’exposition et d’un atelier de pratique conduit par un artiste. Destiné aux personnes ayant vécu une crise dépressive et passées par les services d’urgence, ce programme, né en 2022, a été étendu il y a quelques mois aux membres de l’association France dépression.
Amélie Martinez, art-thérapeute et street artiste sous le pseudonyme d’Amsted, travaille quant à elle dans une unité de soins intensifs en psychiatrie où, au quotidien, elle guide des patients en décompensation psychique, souvent hostiles à leur hospitalisation : « L’art est un complément thérapeutique qui agit comme un tremplin. Je propose des thèmes ouverts pour que le patient soit maître de ce qu’il veut faire, c’est un premier pas qui restaure la liberté de chacun. »
Autres objectifs affichés : sortir les personnes de leur solitude, créer du lien, exprimer ses émotions. « L’art ne guérit pas, prévient Amsted, mais dessiner, découper, peindre, donne envie de guérir en relançant le désir et l’engagement du patient. On verra diminuer certains symptômes comme le stress ou l’anxiété. L’art-thérapie peut permettre de réduire la dose de médicament ou la convalescence dans notre unité de soins intensifs. »
Dan Ghenacia, The Clock, 2022
Inspiré de la Dreamachine de Brion Gysin, figure de la Beat Generation, The Clock est une oeuvre rotative qui émet des flashes. Yeux fermés, casque sur la tête, on plonge dans un état méditatif…
installation • © Cluster Crafts, Oxo Tower, Londres, 2021.
Au Palais des beaux-arts de Lille, où l’on emploie deux art-thérapeutes depuis 2012, après avoir accompagné dès 2008 des enfants souffrant de troubles autistiques dans des ateliers adaptés, l’art-thérapie est aussi devenue un pilier. Depuis juin 2023, une convention signée avec le CHU de la ville a permis de quadrupler les capacités d’accueil. Près de 140 ateliers d’art-thérapie par an accueilleront jusqu’à 1 400 patients. « L’idée est de créer une bulle dans laquelle on va lâcher prise, affirme la responsable des publics. Avec des patients atteints d’Alzheimer, l’art-thérapeute œuvrera à préserver l’autonomie et à stimuler la cognition en suivant un parcours élaboré avec les soignants du CHU. »
Dans le cas de la maladie d’Alzheimer, pour laquelle il n’existe pas de traitement curatif, l’art affiche des résultats encourageants. « Même à une phase avancée de la maladie, la personnalité des patients subsiste et les soignants arrivent à la repérer en regardant leurs productions, qui leur permettent, pour un temps, d’exister encore et de se reconnecter à leur entourage et à leur passé », a constaté Laure Mayoud dans les hôpitaux de Lyon.
« L’Art qui guérit » de Pierre Lemarquis
© Editions Hazan
Convaincu des bienfaits de l’art sur la mémoire, Pierre Lemarquis y a également consacré tout un livre, l’Art qui guérit la mémoire : « De tout temps, les images ont permis de conserver la mémoire. Une œuvre d’art qui a accompagné un moment clé de votre existence peut la réactiver. Quand, par la suite, vous vous souvenez de l’image, vous vous souvenez de l’idée. Si vous avez vu une œuvre en étant accompagné d’une personne qui vous est chère, vous la verrez dans votre tête au moment où vous reverrez l’œuvre en question. »
Racontée dans un documentaire, la trajectoire d’Hilda Goldblatt Gorenstein, dite « Hilgos », offre un exemple des plus bouleversants. Aux États-Unis, dans les années 1930, cette artiste prolifique était reconnue pour ses marines. Frappée par la maladie d’Alzheimer à la fin de sa vie, Hilgos s’est remise à peindre avec l’aide d’étudiants de l’Art Institute de Chicago. D’abord en barbouillant avec ses mains dans la peinture, puis avec des pinceaux. « Je me souviens mieux quand je peins », dit-elle.
« J’ai commencé à peindre chez les fous. J’y ai appris à traduire en peinture mes sentiments, les peurs, la violence, l’espoir et la joie. »
Niki de Saint Phalle
L’art est en effet une thérapie aux formidables pouvoirs. Pour « panser les plaies » des réfugiés, la Refugee Week, festival pluridisciplinaire dans des quartiers ciblés au Royaume-Uni, en Grèce et à Malte, mêle danse, bande dessinée, stand-up et visite de musée pour célébrer créativité et résilience (la prochaine se déroulera du 17 au 23 juin). « Les images peuvent nous reconstruire et nous guérir après un grave traumatisme », abonde Pierre Lemarquis en s’appuyant sur l’exemple de l’historien d’art Aby Warburg (1866– 1929) qui a fondé l’iconologie [la science des images] après s’être soigné lui-même d’une grave psychose.
Séance de yoga au musée d’Art moderne de Paris, devant Rythme n° 1 de Robert Delaunay.
© Fabrice Gaboriau / Musée d’Art moderne de Paris.
Les artistes sont d’ailleurs souvent les premiers à bénéficier, à travers leurs pratiques, des bienfaits de l’art sur leur psychisme abîmé. Violée par son père à 11 ans, internée à 23 ans à Nice, Niki de Saint Phalle, autrice d’une œuvre colorée et généreuse (et qui « saigne » parfois), offre un lumineux exemple de la résilience par l’art : « J’ai commencé à peindre chez les fous, écrit-elle. J’y ai appris à traduire en peinture mes sentiments, les peurs, la violence, l’espoir et la joie. »
« Comme dans un théâtre, nos souvenirs sont vivants. Recréer son passé permet de mieux envisager l’avenir. »
Pierre Lemarquis
Raconter une histoire douloureuse de son passé permet d’apprivoiser ses traumatismes, comme le fera Joseph Beuys, rescapé du crash du bombardier allemand qui le transportait, jeune mobilisé dans la Luftwaffe. Le feutre dans lequel les Tatars l’ont enveloppé pour le protéger du froid mordant de Crimée deviendra le matériau curatif de l’artiste devenu chaman : « On peut rapporter ce que je fais à de la médecine », déclara-t-il.
Joseph Beuys, Infiltration homogène pour piano à queue, 1966
Beuys emploie le feutre, son matériau fétiche, pour recouvrir un piano flanqué d’une croix en tissu rouge. Cette sculpture a été réalisée lors d’une action pour sensibiliser le public au scandale du thalidomide, un médicament à l’origine de malformations congénitales au début des années 1960.
feutre • 100 × 152 × 240 cm • © Centre Pompidou, MNAM-CCI, Dist. RMN-Grand Palais / Bertrand Prévost.
Le deuil aussi peut s’en trouver allégé. Sophie Calle, grande conteuse de l’art contemporain, le transcende dans son travail. Elle a ainsi filmé les derniers instants de sa mère Monique en 2006, photographié son père, l’oncologue Bob Calle, sur son lit de mort en 2015, dédié un album musical à son regretté chat Souris en convoquant une quarantaine d’artistes en 2017, et réalisé plusieurs performances dans des cimetières. « Comme dans un théâtre, nos souvenirs sont vivants, nous éclaire Pierre Lemarquis. Recréer son passé permet de mieux envisager l’avenir. » Pour préparer sa propre disparition, Sophie Calle a déjà acheté deux concessions, demandé à son amie plasticienne Serena Carone de réaliser son tombeau et fait établir un inventaire de son patrimoine mobilier lors de sa récente exposition au musée Picasso. La succession est prête.
Des examens utilisant l’imagerie à résonance magnétique permettent d’observer les effets de la contemplation. Quand nous sommes face à une œuvre figurative telle que la Joconde, notre encéphale active une zone située en avant de celles dédiées à la vision, le lobule fusiforme, qui est lié à la reconnaissance faciale : le cerveau réagit comme s’il entrait en interaction avec Monna Lisa en chair et en os ! Les peintures de paysage activent le gyrus parahippocampique, associé à l’identification des scènes et des lieux. Devant une œuvre incomplète, voire abstraite, le mécanisme diffère. Si l’on sait parfaitement compléter une sculpture de Rodin, comprendre un flou impressionniste ou une œuvre lacérée de Fontana, c’est parce que notre lobe frontal est capable de refaire mentalement les gestes du peintre. « Notre cerveau possède des neurones miroirs qui permettent de reproduire les gestes entrevus », souligne le neurologue Pierre Lemarquis. C’est grâce à ces neurones de l’empathie qu’un enfant va imiter ses parents, par exemple.
Le site de Mindful Art pour retrouver les prochaines séances de méditation avec l'art
Musée de l’hôpital Sainte-Anne
Centre hospitalier Sainte-Anne
1 Rue Cabanis • 75014 Paris
musee.mahhsa.fr
«Amsted – Transformation de la fêlure»
Du 4 avril 2024 au 2 mai 2024
Galerie Artistik Rezo • 14 Rue Alexandre Dumas • 75011 Paris
www.galerieartistikrezo.com
«Toucher l’insensé»
Du 16 février 2024 au 30 juin 2024
Palais de Tokyo • 13, avenue du Président Wilson • 75116 Paris
www.palaisdetokyo.com
Des formations pour les professionnels de la culture et de la santé
L’Université Claude-Bernard Lyon 1 propose un diplôme universitaire « Prescriptions culturelles : arts et santé » et une formation qualifiante (du 19 au 21 juin) intitulée « Les prescriptions culturelles et parfumées : une autre manière de soigner ».
Du 11 au 13 mars, l’Institut national du patrimoine organise un séminaire sur la muséothérapie, coordonné par l’historienne de l’art Nathalie Bondil.
Du yoga dans toute la France
Musée Jean-Jacques Henner jusqu’au 22 juin yoga Vinyasa • le samedi • Paris 17e
Cité de l’architecture et du patrimoine les 23 mars et 25 mai • yoga-architecture Paris 16e
Musée Fabre de Montpellier les 19 et 25 mars dans les salles
Abattoirs de Toulouse jusqu’au 6 juillet yoga Hatha • le samedi
Et aussi musée du Louvre-Lens • ateliers automassage, qi gong, Pilates • le dimanche gratuit
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