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SÉLECTION

Les livres incontournables pour se rafraîchir cet été

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Publié le , mis à jour le
Portraits attendrissants de vacanciers, classiques littéraires illustrés par de sublimes dessins, une enquête qui lie suspens et poésie… En ce mois de juillet, coup de projecteur sur les auteurs qui nous ont aidé à surmonter la canicule. Beaux Arts vous partage ses ouvrages coups de cœur du moment.

Farniente balnéaire, évasion mythique, voyages extrêmes, aventures torrides : il y en a pour tous les goûts dans cette sélection de lectures arty à dévorer sans modération !

La galerie de portraits de vacanciers signée Stéphan Gladieu, un joyau de l’architecture au centre d’une intrigue haletante par Brigitte Benkemoun, l’épopée grandiose de quatre enfants rescapés d’un crash d’avion en Amazonie … L’arrivée de l’été tombe à pic : vous risquez d’adorer chacun de ces ouvrages sur la route des vacances !

Portrait de vacanciers par Stéphan Gladieu

Stéphan Gladieu, Gérard, Angélique et Salim, Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône)
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Stéphan Gladieu, Gérard, Angélique et Salim, Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône), 2024

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© Stefan Gladieu

Pas besoin de dire aux modèles de sourire, les mines sont naturellement détendues, les corps se donnent à voir sans fard sous la lumière crue du soleil. Il y a de la joie dans l’air ! Hommes, femmes, enfants, en solo, en couple, en famille ou entre amis, issus de tous les milieux et toutes générations confondues, ils sont unis dans un même uniforme, celui du vacancier, lunettes, tongs et maillots de bain.

Stéphan Gladieu, On allait au bord de la mer
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Stéphan Gladieu, On allait au bord de la mer

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© éd. Actes Sud

Leur regard, dans le vague, affiche la douceur de vivre et les congés payés bien mérités. Pour immortaliser ces images de vacances en bord de mer telles que les chantait déjà Michel Jonasz en 1975 (dont les premières paroles ont donné son titre au recueil), le photographe Stéphan Gladieu a parcouru 11 000 kilomètres de côtes, du Morbihan aux Bouches-du-Rhône, et visité une cinquantaine de stations balnéaires. Fruit d’une commande photographique de la Bibliothèque nationale de France et du ministère de la Culture, cette galerie de portraits révèle avec tendresse une société des loisirs résolument plurielle. D.B. 

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On allait au bord de la mer

Par Stéphan Gladieu

Une villa moderniste racontée par Brigitte Benkemoun

Brigitte Benkemoun, La Villa
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Brigitte Benkemoun, La Villa

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© éd. Stock

La journaliste Brigitte Benkemoun nous ouvre les portes d’une maison pas comme les autres : une villa futuriste bâtie dans les années 1970 près d’Arles, héritée de ses parents décédés à un mois d’intervalle. Œuvre de l’architecte Moïse Émile Sala, proche de Le Corbusier, la maison mêle courbes, béton et modernité radicale. Elle était pour son père, Pierre Benkemoun, un rêve de revanche sociale autant qu’un geste d’amour pour l’avenir. Classée aujourd’hui « Patrimoine du XXe siècle » et transformée en fondation culturelle, cette demeure devient le point d’ancrage d’un récit à la fois intime et architectural. L’écrivaine y raconte une saga familiale touchante, entre mémoire, deuil et transmission, où l’architecture devient le miroir d’une époque et d’un destin. S.d.B

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La Villa

Par Brigitte Benkemoun

Dans le dédale des classiques de la littérature

Robert Louis Stevenson ; George Sand, L’Ile au trésor ; Laura – Voyage dans le cristal
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Robert Louis Stevenson ; George Sand, L’Ile au trésor ; Laura – Voyage dans le cristal

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© coéd. L’École des Arts Joailliers / FMR

Le solstice d’été a imposé un nouveau rythme, c’est le moment ou jamais de s’évader en relisant des classiques de la littérature tels que le célèbre roman d’aventures l’Île au trésor de Robert Louis Stevenson ou, moins connu, Laura, voyage dans le cristal de George Sand, un récit amoureux merveilleux né de la contemplation d’une géode de quartz améthyste. C’est ce que propose « Dédale », nouvelle collection littéraire illustrée créée par L’École des Arts Joailliers et la maison d’édition italienne Franco Maria Ricci (FMR), avec les dessins enlevés de David B. pour Stevenson et les peintures de l’expressionniste Wenzel Hablik (1881–1934) pour George Sand. D.B.

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L’Île au trésor

Par Robert Louis Stevenson

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Laura, voyage dans le cristal

Par George Sand

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La Collection invisible

Par Stefan Zweig

Enquête bretonne entre rêve et réalité par Thierry Froger

Thierry Froger, Rose à la mer
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Thierry Froger, Rose à la mer

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© éd. Actes Sud

Quinqua célibataire et un brin mélancolique, Rose Pierre se retrouve à Belle-Île-en-Mer, portée par les souvenirs des Poèmes bretons mi-documentaire mi-fiction de Jean Epstein, que sa mère affectionnait tant. Elle se lance alors dans une aventure un peu folle : projeter les films oubliés du cinéaste français sur un écran de fumée dégagée par un four à goémon, pour un hommage vibrant à ses parents, à leur amour du cinéma et aux paysages marins. Sur sa route, elle croise Florent Talva, un détective raté alcoolique, qui, de son côté, mène l’enquête pour retrouver les bobines disparues d’un film mythique mais inachevé de Marcel Carné, l’Île des enfants perdus. D’île en île s’écrit alors une comédie romantique contrariée entre ces deux perdants magnifiques. Une errance poétique entre les brumes de la mémoire et les éclats du réel, qui confirme le talent de l’écrivain et plasticien Thierry Froger pour brouiller les frontières entre les genres et les temporalités. S.d.B

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Rose à la mer

Par Thierry Froger

L’épopée des enfants rescapés de la jungle retracée par Mat Youkee

Mat Youkee, Quarante jours dans la jungle
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Mat Youkee, Quarante jours dans la jungle

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© éd. Marchialy

Quarante jours, c’est le temps passé par quatre enfants rescapés d’un crash d’avion en plein cœur de l’Amazonie colombienne en 2023. L’histoire avait tenu en haleine tout le pays, mobilisant jusqu’à l’armée pour tenter de retrouver dans un environnement hostile la fratrie dont l’aînée n’était âgée que de 11 ans et la dernière, de quelques mois. Retrouvés sains et saufs par miracle, ils avaient fait l’objet d’une question revenant en boucle : comment ont-ils survécu ? Le journaliste d’investigation britannique Mat Youkee est parti à la rencontre des protagonistes de ce drame pour en faire un récit haletant, où la complexité de la société colombienne est mise à nu avec, en toile de fond, les souffrances des populations autochtones dans des régions reculées, gorgées de ressources naturelles convoitées. P.M.

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Quarante jours dans la jungle

Par Mat Youkee

Quand la correspondance érotique de Courbet vire au fait divers sordide

Gustave Courbet, La Femme au perroquet
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Gustave Courbet, La Femme au perroquet, 1866

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Coll. et CC01 Metropolitan Museum, New York

« Qu’il me tarde aussi de t’enculer, quelle jouissance intime et comme tu comprends bien cela, tu as raison, ce sera ta manière de baiser favorite, parce que nous pourrons à nous deux branler ce grand con à notre guise pendant l’action, mais je me chargerai de la gogotte, je l’agiterai graduellement pendant que tu agiteras ton clitoris à ta façon, et tu jouiras en double, en triple. » Sont-ce les mots érotiques eux-mêmes ou bien le fait de savoir qu’ils sont signés Gustave Courbet (1819–1977) qui est le plus troublant ?

En tout cas, la découverte en novembre 2023, dans le grenier de la Bibliothèque d’étude et de conservation de Besançon, de cette correspondance sulfureuse (connue mais disparue des radars) du peintre de l’Origine du monde fit son petit effet ! Entre novembre 1872 et avril 1873, le maître du réalisme au succès public eut une relation épistolaire avec Mathilde Carly de Svazzema, trentenaire aventurière, sans qu’ils ne se soient jamais rencontrés. Courbet réside alors à Ornans, elle est à Paris, et ils échangent 150 missives au total, parfois quotidiennement, dans lesquelles Mathilde se montre tout aussi enthousiaste, allant jusqu’à lui envoyer l’empreinte dessinée de sa vulve.

Gustave Courbet, Gustave Courbet – Correspondance avec Mathilde
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Gustave Courbet, Gustave Courbet – Correspondance avec Mathilde

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© éd. Gallimard

À la lecture de ces brûlots tenus secrets, on ne peut s’empêcher d’envisager une passion dévorante, une aventure sexuelle sans tabou, une complicité ardente comme il en existe rarement… La réalité s’avère, hélas, beaucoup plus proche du fait divers sordide que d’une joute sensuelle – et plus près de ce que l’on appelle, à l’ère de la cybercriminalité, une « sextorsion ». C’est l’audacieuse qui d’abord prend la liberté d’écrire au peintre lequel, très vite, s’emballe et oriente leurs échanges sur un terrain de jeux sexuels.

Mathilde se montre d’abord relativement pudique puis laisse s’exprimer son désir et, tandis que Gustave donne libre cours à ses fantasmes, elle évoque des problèmes d’argent ; il lui envoie quelques sous… Puis elle se propose de vendre pour lui ses tableaux à Paris grâce à ses nombreuses relations dans la bonne société. Gustave lui confie une toile, avant de commencer à s’inquiéter de la situation. L’affaire finit mal – en prison pour Mathilde –, mais l’amant blessé ne détruit pas pour autant les lettres qu’il a pu récupérer… Craignait-il le scandale ou l’espérait-il secrètement ? Une véritable saga à découvrir dans un livre publié chez Gallimard et une exposition à Besançon. D.B.

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Gustave Courbet – Correspondance avec Mathilde

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Courbet, les lettres cachées. L’histoire d’un trésor retrouvé

Du 21 mars 2025 au 21 septembre 2025

www.besancon.fr

Le nu au féminin se dévoile grâce à Camille Morineau

Camille Morineau, Oser le nu
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Camille Morineau, Oser le nu

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© éd. Flammarion

Sujet de prédilection des artistes, le nu est-il resté l’apanage des hommes jusqu’à la modernité, et les femmes se sont-elles cantonnées au rôle de modèle qui leur était assigné ? Non, répond sans hésiter Camille Morineau, conservatrice et commissaire d’exposition, fondatrice de l’association AWARE destinée à redonner aux femmes leur place dans l’histoire de l’art. Preuves iconographiques à l’appui, elle retrace de façon implacable quatre siècles de création au féminin : Artemisia Gentileschi qui se prenait pour modèle dans ses propres tableaux caravagesques ; les figures sans concession de la portraitiste Alice Neel ; les photographies ténébreuses de Nan Goldin ; les illustrations érotiques du marquis de Sade par Toyen ; le Lancement de filet (1914) de Suzanne Valadon, ou les trois Grâces au masculin… D.B. 

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Oser le nu

Par Camille Morineau

Été torride pour la BD

Fièvres
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Fièvres

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© éd. Dynamite

Figure de la littérature érotique, dont elle a su renouveler le genre en proposant une vision plus féministe avec ses romans à succès, Octavie Delvaux a inspiré neuf nouvelles érotiques à des autrices et auteurs de bandes dessinées. Sans tabou, sur un mode fantastique, évanescent, humoristique, cru ou réaliste, neuf manières de s’abandonner, fantasmer, aimer, désirer, expérimenter et atteindre le 7e ciel. D.B. 

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Fièvres

Par Apollonia Saintclair, Chloé Cavalier, Luigi Critone, Chéri, Inès Allahverdian, Janevsky, Raven, Michelle Reviglio, Urbinno, d’après Octavie Delvaux

Fresque grandiose pour Isis par Wael Shawky

Wael Shawky, I Am Hymns of the New Temples
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Wael Shawky, I Am Hymns of the New Temples

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© éd. Atelier EXB

C’est un ovni éditorial, un livre né d’un film lui-même venu du fin fond de l’Antiquité, le making-of d’un projet pluridisciplinaire vertigineux, l’un de ces contes à tiroirs mêlant mythe, fiction et réalité dont l’artiste égyptien Wael Shawky a le secret. Déesse du panthéon égyptien, célébrée aussi dans le monde romain, Isis devient l’héroïne d’une épopée sur les mythes fondateurs de l’humanité, jouée par des comédiens aux masques effrayants et réalisée au sein même du site de Pompéi. Un ouvrage immersif déjanté interrogeant nos syncrétismes culturels et religieux au-delà des frontières et du temps. D.B. 

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I Am Hymns of the New Temples

Par Wael Shawky

Les vagues à l’âme du navigateur solitaire par Stéphane Melchior et Younn Locard

La Longue Route
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La Longue Route

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© éd. Gallimard BD

Vif, spontané, expressif, le trait à l’encre tangue comme à bord d’un voilier, traduisant les états d’âme d’un navigateur en proie au sublime, tandis que les pages sont submergées par une mer imprévisible. Dans cette bande dessinée touchante, Stéphane Melchior et Younn Locard offrent une adaptation graphique réussie du récit autobiographique du navigateur et écrivain Bernard Moitessier qui, à bord de son navire Joshua, participa à la première course à la voile autour du monde en solitaire et sans escale du Golden Globe. D.B. 

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La Longue Route

Par Stéphane Melchior et Younn Locard, d’après l’œuvre de Bernard Moitessier

La Méditerranée racontée par Aurel

Aurel, Méditerranée – Histoire d’un continent kaléidoscope
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Aurel, Méditerranée – Histoire d’un continent kaléidoscope

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© éd. Futuropolis

« Elle fut ‘la mer des Romains’ pour les Arabes, ‘la mer Blanche’ pour les Turcs ou ‘la mer intérieure’ pour Pline puis finalement ‘Méditerranée’ à partir du VIIe siècle. Thalassa, Yam, Ilel Agrakal, Akdeniz, Al Barhr, al Abyad… » Dans cette bande dessinée enlevée et habilement construite, le dessinateur et réalisateur Aurel, qui sévit aussi dans la presse (Politis, le Monde, le Canard enchaîné…) nous embarque pour un voyage au long cours, à travers l’histoire des alphabets, des trois religions monothéistes, de la Méditerranée que l’on fuit et de celle dont on rêve. D.B. 

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Méditerranée. Histoire d’un continent kaléidoscope

Par Aurel

Déclic pictorialiste

Julien Faure-Conorton, La Photographie pictorialiste
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Julien Faure-Conorton, La Photographie pictorialiste

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© éd. Actes Sud

Il y a les paysages brumeux du Sussex saisis à l’aube en noir et blanc par Charles Job (1854–1930), les portraits de famille intimes et émouvants à l’atmosphère préraphaélite d’Emma Barton (1872–1938), les nus étranges, sensuels et fragiles d’Edward J. Steichen (1879–1973)… À travers les portraits de ses éminents représentants, se retrace l’histoire du pictorialisme ‒ ce mouvement né vers 1890 en Angleterre avant de gagner l’Europe et les États-Unis – qui, au tournant du XXe siècle, démontra que la photographie est bel et bien un art à part entière. D.B. 

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La Photographie pictorialiste

Par Julien Faure-Conorton

Un récit graphique qui donne des ailes par Delphine Panique

Delphine Panique, Grand cormoran
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Delphine Panique, Grand cormoran

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© éd. Cornélius

Un oiseau de mer : quelle drôle d’idée, presque un oxymore à lui tout seul ! L’animal méritait bien un ouvrage. C’est chose faite avec ce petit format poétique signé Delphine Panique, doux, tendre et amusant comme une plume de grand cormoran. De son trait faussement naïf, elle part sur les traces des oiseaux pêcheurs, hérons, aigrettes… Et réalise que tout le monde s’intéresse aux oiseaux « parce qu’ils volent, pas nous. Parce que leur chant est beau. Parce que ce sont des dinosaures qui ont survécu. » Parce qu’en les regardant, « on n’est plus jamais seuls ». D.B. 

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Grand cormoran

Par Delphine Panique

Le nid dans tous ses états par Nathalie Baetens

Nathalie Baetens, Des oiseaux
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Nathalie Baetens, Des oiseaux

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© éd. Atelier EXB

« Plus que les animaux, c’est l’élégance de la nature qui me touche. Cette cohabitation intime de la beauté, du mystère, de l’essentiel, du simple et du sophistiqué. » Pour sa participation au 17e titre de la merveilleuse collection « Des oiseaux » lancée par l’Atelier EXB, la photographe Nathalie Baetens a focalisé son attention sur les nids. Petites cabanes solidement accrochées aux arbres, abris douillets imperméables ou paillotes suspendues dans le vide : l’ingéniosité et l’inventivité des volatiles se révèlent dans des images délicates réalisées à l’argentique. Planant. D.B. 

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Des oiseaux

Par Nathalie Baetens

Vivian Suter, une peintre en son jardin

Vivian Suter, Sans titre
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Vivian Suter, Sans titre, Non daté

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© Vivian Suter / Courtesy Vivian Suter et Karma International, Zurich ; Gladstone Gallery, New York-Bruxelles ; House of Gaga, Mexico- Los Angeles ; Proyectos Ultravioleta, Guatemala City / Photo Flavio Kerrer

« Rien de ce que je fais dans mon travail d’artiste n’aurait de sens sans ce lieu, sans ces arbres, sans ces feuilles, sans mes chiens, qui me suivent partout où je vais. » Depuis les années 1980, Vivian Suter, née en 1949 à Buenos Aires, peint en plein air au milieu de son jardin luxuriant de Panajachel, petite localité du Guatemala, entourée de ses trois fidèles compagnons canins. C’est d’ailleurs le nom de l’un d’entre eux, Disco, qu’elle a choisi pour nommer l’exposition que lui consacre cet été le Palais de Tokyo (après le MAAT de Lisbonne), installation immersive de 500 peintures réalisées depuis dix ans et formant une véritable forêt picturale abstraite aux couleurs euphorisantes.

Vivian Suter – Disco
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Vivian Suter – Disco

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© éd. jrp

C’est aussi le nom de la magnifique monographie qui l’accompagne, une édition régénérante où la peinture, formes organiques en mouvement libérées de toute contrainte, traits rageurs, giclures et coulures spontanées, s’exhibe en pleine page. Les fulgurances de sa palette lumineuse sont parfois accompagnées de ses mots poétiques, également inspirés par cet environnement tropical devenu vital. Sans oublier quelques textes éclairants sur son travail, révélé au public international lors de l’édition 14 de la Documenta, et de précieuses photos de son art en prise directe avec la nature. D.B. 

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Vivian Suter. Disco

Par François Piron, Sérgio Mah et Vivian Suter

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Vivian Suter. Disco

Du 12 juin 2025 au 7 septembre 2025

palaisdetokyo.com

Des faussaires inventifs racontés par Harry Bellet

WEBfaussaires Illlustres COUV 2025[1]
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WEBfaussaires Illlustres COUV 2025[1]

Qu’ont en commun Han van Meegeren, Guy Ribes et John Myatt ? Ils ont été des faussaires hors pair, réussissant à tromper les plus grands spécialistes de l’art et à faire accrocher leurs forfaits sur les cimaises des musées internationaux ! Avec son style incisif, inimitable, le journaliste Harry Bellet, fin connaisseur du milieu de l’art, se penche sur 13 histoires rocambolesques de ces maîtres de l’esbroufe. Toutes dressent le même constat : le génie humain – ou l’inventivité, comme le préfère l’auteur – n’a pas de limites. Et il en va de même pour l’ego des victimes prises dans leurs filets. Comme le suggère Bellet, « les faux n’existent que lorsqu’il y a un marché ». Cela promet encore de belles histoires d’escroqueries de haute volée. En attendant le prochain scandale, et après la lecture de ce livre, vous ne regarderez plus du même œil les œuvres présentées dans les musées… P.M.

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Faussaires illustres

Par Harry Bellet

L’histoire grecque selon Isaac Asimov, pape de la science-fiction

Harry Bellet, Faussaires illustres
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Harry Bellet, Faussaires illustres

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© éd. Actes Sud

On connaissait Isaac Asimov pour ses romans et nouvelles sur le futur de l’humanité publiés entre 1942 et 1993. Les fans inconditionnels le savaient aussi scientifique, professeur de biochimie à l’Université de Boston. Peu, en revanche, ont eu l’occasion de se plonger dans ses ouvrages historiques, écrits à partir de 1963, encore moins en France où ils n’avaient pas encore été traduits. Les Belles Lettres pallient ce manque en publiant les Grecs, après la République romaine et l’Empire romain. L’homme ne manquait pas d’audace et réussit, en 18 chapitres, à résumer l’histoire grecque de Mycènes à l’Empire ottoman, prouesse de taille même s’il survole quelques périodes. Il n’en reste pas moins une bonne introduction à l’Antiquité grecque et un témoignage des approches scientifiques des années 1960. P.M.

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Les Grecs

Par Isaac Asimov

La mémoire de Betsy ravivée par Adèle Yon

Adèle Yon, Mon vrai nom est Elisabeth
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Adèle Yon, Mon vrai nom est Elisabeth

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© éd. du Sous-Sol

Ce fut la révélation littéraire de l’hiver, mais si vous l’avez manquée, glissez-la dans votre valise cet été. Adèle Yon, normalienne, chercheuse et cheffe cuisinière de 30 ans, signe un premier ouvrage poignant entre enquête historique et récit autobiographique. Tout commence par la peur de devenir schizophrène, maladie réputée héréditaire qui aurait frappé son arrière-grand-mère Élisabeth – Betsy pour les intimes. À travers archives médicales, lettres et photos d’époque, souvenirs et entretiens avec une famille qui veut oublier, l’autrice exhume peu à peu un secret glaçant : Betsy fut l’une des premières femmes françaises à subir une lobotomie. Internée pendant près de vingt ans, elle incarne, à elle seule, les ravages d’une psychiatrie brutale et d’un patriarcat écrasant et violent. S.d.B

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Mon vrai nom est Élisabeth

Par Adèle Yon

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